>
1200320entete

1200100brancusi

Recueil 02

Ce qu'on dit de soi est toujours poésie.

Qu'a-t-elle,

quand elle s'embarque vers l'absence ? 
Que veut-elle fuir, que veut-elle éviter ?
Une douleur vécue lui fait-elle voir 
l'avenir comme une embuscade ? 
Je ne sais mais quand elle revient 
et quand elle est là,
la vie prend une autre couleur 
et l'air, un nouveau parfum. 
Elle sait donner au mot 
le sens qu'elle désire 
et son rire est une musique 
qui réveille l'espoir. 
Elle n'est jamais triste,
habituée au sourire, 
elle fabrique avec élégance 
de beaux éclats de rire.

Je découvre, parfois, 
dans les nuances de son regard, 
un peu de tristesse 
mais sa joie de vivre efface 
toute trace des maladresses de la vie.
Quand elle me regarde et insiste pour me voir,
le sol tremble et le silence devient une menace. 
J'évite, alors, de parler car ma voix risque
de briser la magie qu'elle sait faire. 
Elle questionne et répond 
pour ne pas me voir tituber 
dans mes réponses. 
Elle sait le pouvoir qu'elle a 
pour rendre orpheline l'audace 
que l'on peut avoir pour l’intéresser.
Comme une reine sans trône, 
à quoi bon ?
Tous les trônes lui appartiennent, 
Elle ose, parfois, devenir humaine 
et c'est à ce moment là 
que sa beauté éclate 
pour éclairer le jour.

Depuis qu'elle est entrée
dans ma vie de tous les jours, 
le beau a, désormais, un sens.
le beau du geste qui fait chavirer les consciences 
ou celui de la démarche qui paralyse la raison.
A elle seule,
elle résume les passions 
qui torturent les cœurs
et les expériences qui changent 
le cours des choses. 
C'est, à la fois, 
un univers qui éclate en mille lumières 
et le silence apaisant des présences souveraines.

Nourr Edine ©

Pic0005

Parfums de vie

Je peux rester des heures à vivre l'admiration d'une fine cheville comme je peux m'étendre en mots magiques pour dire le bonheur qu'une mèche peut offrir. 

Planche 107

C'est notre humilité à voir les choses les plus simples qui nous laisse humain et modeste. Rester simple dans le regard que l'on pose sur les autres, c'est la première des leçons que l'on doit apprendre. 
Quand dans les replis d'une chemise, je devine la douceur d'un épiderme qui frissonne à mes regards, c'est de la taille d'un insecte qu'est ma pensée et pour voir et sentir, minuscules cellules qui interprètent et dirigent nos sensations fugaces et éphémères, orchestration judicieuse pour séparer le parfum et la lumière.

Pourquoi oublie-t-on de se regarder sans se complaire dans un reflet qui ne veut rien dire ? 

On peut voir la chevelure qui joue avec le vent sans imaginer sa douceur, ni deviner son odeur, la vie est une scène où le décors importe tout autant que la tirade de l’héroïne qui se déchire en douleur. 
Il me faudra apprendre, chaque jour, chaque heure, que mon âme se nourrisse de ce qui m'entoure et chaque être que je rencontre m'apporte une vision nouvelle du comment faut-il être. 
Il faut fonctionner comme une fleur de tournesol qui fait croire qu'elle suit le soleil. Mille choses, autour de nous, égalent et dépassent la chaleur de l'astre du jour ! 
Du regard de l'enfant ivre de bonheur au sourire d'une femme qui se parfume d'amour, vouloir limiter son regard aux seules choses que le doigt touche c'est préférer la fleur à son parfum. Chaque sens a l'ivresse qu'il procure et la vie, grâce à eux, est une symphonie qui donne à chaque instrument l'occasion d'émouvoir, chacun son tour ou tous ensemble !

Nourr Edine ©

200320libertedos 1

Fugacité

Hanche qui passe,
rondeur harcelant le regard...
équilibre rompu, souffle dérangé.
l’œil s'installe sur un nuage de volupté
la mémoire se réveille et se feuillette
comme un album d'images,
le souvenir des nuits et des baisers...
Les poils se hérissent et la peau frémit
La conscience baille et se détend
sur la couche des plaisirs consommés.
Que de joies rattrapées avec frénésie
Que d'angoisses torturées par l'attente
Que de rêves imaginés dans le vide
tracés, lentement, sur la courbe insolente
avec un doigt en guise de crayon,
Langues qui écrivent des promesses
sur les souffles qui se mélangent
entre le verbe qui tremble
et les lèvres qui se mouillent
Odeur de corps, parfum de fleurs
la torpeur se grise sur les cils
l’œil se ferme pour apprécier
l'instant présent, déjà passé.

Nourr Edine ©

En quoi consiste la photogénie?
C'est la faculté de produire des photos
qui vont plus loin que l'objet réel.

Richard Avedon
JfordJean Ford -Richard Avedon

"Un portrait n'est pas une ressemblance. Dès lors qu'une émotion ou qu'un fait est traduit en photo, il cesse d'être un fait pour devenir une opinion. L'inexactitude n'existe pas en photographie. Toutes les photos sont exactes. Aucune d'elles n'est la vérité"


Fond sonore

Planche 257

 

Aimer, c'est s'habituer à croire
que l'autre est un destin inévitable...

 

Planche 23

Obscurité

J'ai perdu le sommeil,
j'ai gagné la nuit
Mon âme se promène 
dans ces contrées lointaines
où l'air est si pur que
la lumière du soleil arrive intacte.
Fleurs d'oranger et écorces de cannelle
chatouillent mes narines jusqu'au fond.
Je regrette d'avoir cru 
que la vie n'est pas un théâtre
Que le mensonge n'existe 
que dans le ventre des lâches
que le respect est une denrée que l'on cultive
que les cœurs ne supportent pas de haïr...
J'ai vu des âmes devenir petites 
pour un denier gagné,
des corps, se maquiller 
pour tromper le regard,
des souffles, se parfumer 
pour ne pas sentir mauvais,
des paroles étriquées, 
des promesses violées,
J'ai vu l'ego devenir souverain 
dans la pensée et le geste
Dictateur impitoyable et requin affamé
dans cet océan humain 
qui grouille de crapauds.
La vie se prostitue 
à l'ombre des citadelles
construites avec des mains esclaves
comme une promesse de paradis
Je meurs à l'instant 
où le vieux pervers
se prépare pour convoler en juste noce
avec l'innocence encore enfant.
J'étouffe à l'idée 
qu'on puisse penser au présent
avec des rêves qui viennent du passé.
Je refuse de croire qu'on puisse interdire
aux hommes et aux femmes 
de penser et de rêver.
Le pays s'élève vers les cieux avec les pieds
qui s'enfoncent dans les facilités hypocrites
mais, heureusement,
Je ne serai pas là pour le voir se détruire...

NOURR Edine ©

Pic0001

L'homme est forcé de faire;
la femme peut se contenter d'être. 

Victor Hugo

Pic0010

 

 

Ils savent apprécier nos rivages, encore vierges et nous ne savons pas les leur vendre au prix qu'ils méritent, c'est peut être cela le sous développement !

 

Lire également...


Recueil 01

Recueil 03

Recueils
1522963790

Signer le livre d'or

200200fbprofilnews

 

Ma fleur 

Belle est cette fleur
que j'arrose du regard
quand elle s'étire, délicieuse
pour l'oeil qui sait voir,
Son parfum est l'air que je respire.
Dans son coin, elle semble dormir
pourtant elle veille, en silence,
sur mon existence tranquille,
détournant la tristesse
de mes paupières...
Grâce à elle, ma fleur,
le temps n'a pas de prise
sur la marche du quotidien.
Je suis, pour elle,
l'insecte qui butine
sur ses lèvres de velours
tout l'arôme des instants heureux.
Elle est pour moi, à la fois,
palette multicolore, éclats de lumière
dans le silence des intimités sereines.
quand je la vois, je la regarde,
mon coeur s'apaise et se transforme
en métronome infatigable
pour rythmer le temps et la vie, 
ailes de papillon ou de colibri infatigable,
à travers ses feuilles qui dansent
la brise devient mélodie
et le chant des oiseaux,
dans la lumière du soleil,
une symphonie qui chante
toute la douceur des baisers.
Fleur de champs, au printemps
l'hivers, orchidée silencieuse...
Du premier regard, le premier jour
à la main qui se repose aujourd'hui
entre les lignes du poème,
elle berce mon destin
comme une chanson différente
pourtant la même, tous les jours.
c'est pour elle que j'écris
et si grâce à moi, chaque matin,
elle devient, encore, plus belle
c'est que les fleurs, comme les coeurs
ont besoin de mots et d'air pur
pour donner à nos yeux
tout l'éclat des grands jours.

Nourr Edine © 2017 (Photo & texte)
Oeuvre d'Auguste Clésinger: "Femme piquée par un serpent" Musée d'Orsay Paris

29684103

 

"Aimer jusqu'à atteindre la folie, Ce que les autres appellent la folie, pour moi, c'est la seule façon d'aimer"

.

200400love

Rappel Plan du site

 

Chaque matin

quand le jour maladroit
réveille les âmes qui se reposent
je penserai aux femmes et aux hommes
qui ont passé leur vie, ensemble,
à se raconter des rêves probables
mais non, pour eux, impossibles.
Ils ont la chance d'avoir cru
en ce que, aimer, veut dire.

Chaque soir, 
en réinventant les baisers,
ils ont coloré leurs destins
avec des nuances de couleurs
volées aux fleurs des paradis.
Dans le silence des égoïsmes
leurs mains se reconnaissent
à la chaleur des profonds désirs
que, eux seuls, savent inventer.

elle lui sourit quand il la regarde
il met ses bras en bouclier
quand elle sent le froid l'envahir.
Ils sont, ainsi, ces naïfs de l'amour
crédules irréductibles de la vie

Pourtant, 
c'est dans leur innocence
qu'ils puisent l'imaginaire infini
avec lequel ils construisent des palais
à l'ombre des solitudes bien rangées.

Il l'a aimée au premier regard
mais savait-il qu'elle l'avait choisi
pour lui céder au premier baiser ?

Sent-elle l'incroyable intensité
qui, de son coeur, s'empare
quand il dessine avec sa main
la courbe insolente de ses reins
au point que le désir en vertige
fait chavirer son équilibre ?

Ils savent, tous les deux,
condamnés à la perpétuité,
que rien ne sera beau, en ce monde,
s'il ne l'ont point conjugué ensemble.

Ils sont ainsi, ces bienheureux volontaires
et,
quand la mort arrive et les sépare,
sous le marbre qui dessine la tombe,
continue leur dialogue interminable.

Aimer, c'est s'habituer à croire
que l'autre est un destin inévitable...

Nourr Edine © 

Fleur timide

Elle se réveille avec le soleil, ouvre ses pétales encore trempée de rosée. Comme un baiser qui s'annonce, elle bouge et frémit quand l'insecte surprend sa torpeur. L'épine s'aiguise et les feuilles vibrent au chant de l'oiseau qui annonce le jour. elle regarde ailleurs cherchant à voir ce qui détourne les regards de sa beauté naissante. Le souffle la désarçonne quand le bruit envahit la rue. Des hommes courent, des cris de femmes paralysées par la peur et des pleurs d'enfants qu'on abandonne. L'oiseau a d'abord sursauté sur sa frêle branche puis d'un battement d'aile, s'envole et disparaît dans les hauteurs de l'horizon qui brûle. Le jardinier ne viendra pas, se dit la fleur en se rétractant un peu. Mes racines brûleront dans le sol qui durcit, mes feuilles vont tomber; mortes comme des pages tachées d'erreurs, je souffrirais le martyre jusqu'à la tombée de la nuit et lorsque le silence deviendra un univers, je me réchaufferais à la lumière des lointaines étoiles. l’araignée qui avance, déguisée en prédateur chatouillera mes sépales et se laissera tomber, en douceur, sur le sol qui frissonne. Je n'aurai pas du me réveiller, aujourd'hui, les hommes se battent sans vraiment savoir pourquoi et me privent du seul admirateur qui vient, chaque jour, me donner un peu de son humanité resté vierge, à force de trop parler aux plantes.

Nourr Edine

 
 

 

La magie des mots simples

Silences

Il est beau, le silence
quand il me sert pour refuge
et me protège du bruit,
bruit de pas qui s'invite
dans la douceur de ma tranquillité,
bruit de mensonges maladroits
servis sur un coulis d'hypocrisie.
Le silence est, pour moi, 
comme un remède miracle
contre l'hégémonie des arrogances;
celles vides mais trop ambitieuses
pour se rendre compte de leur futilité.
Le silence des mots que j'aligne
pour donner un sens à la lumière
des rêves qui attendent d'être,
pour le plaisir, consommés.
Le silence respectueux
des douleurs inguérissables
qui rongent l'innocence bafouée.
le silence douloureux et lancinant
des absences qu'on aimerait raccourcir
pour, enfin, retrouver le sourire
qui donne de l'éclat et des couleurs
au bonheur d'être ensemble.
Le silence qui guérit et transforme
la blessure en rature invisible
sur les pages de la mémoire .
Ce silence qui accompagne
le regard reçu ou offert
comme un je t'aime éblouissant.
Le silence, mon silence
cultivé comme une thérapie
qui brûle, en moi, les prétentions
et arrondit pour les faire disparaître,
les aspérités de mes déceptions.
Se taire pour écouter le bruit
des secondes qui me ramènent
aux silences que j'aurai du éviter
pour dénoncer l'imposture
de l'acte regardé comme un devoir.
Le silence, l'ami fidèle de ce moi
que nul ne peut connaître,
c'est le compagnon fidèle et disponible
quand le chemin devient tortueux
et la crainte d'une menace inconnue
derrière les mots utilisés pour tromper.

Nourr Edine © 

Planche 48

 

Si la beauté est un art divin, l'art de la beauté est du ressort de l'humain qui rejoint dans son oeuvre le divin qui est en lui.Il ne suffit pas d'exprimer un sentiment sous une forme sensible pour faire de l'art mais quand l'art suscite l'émotion

Pythagore

 

380240slogan

On vous dira

Il était là, ni grand, ni petit, 
agréable à regarder, 
facile à supporter 
quand il se laissait aller 
à dire la vie avec élégance. 
Il chatouillait l'humour avec délicatesse 
et même l'insulte, chez lui, 
avait un air de compliment. 
Il fallait savoir l'entendre 
pour comprendre que l'humain, chez lui,
était aussi vivace qu'une lumière
impossible à contrôler. 
Son cœur parlait avant 
que ses lèvres ne bougent. 
Chaque mot, chez lui, 
était dosé comme un médicament 
et, en écoutant les souffrances des autres,
il arrivait à rassurer le malade, 
déjà convalescent. 
De l'Amour, comme un magicien,
il dessinait la larme comme un sourire 
et faisait fleurir l'espoir 
sur des instants volés à la patience. 
Ses silences étaient comme une musique, 
si douce, qu'il fallait une épaule pour l'entendre.
Ses absences étaient si pleines 
qu'il semblait, encore, être là. 
C'était un plaisir que d'être son ami 
et pourtant, il fallait faire l'effort
de savoir aimer pour pouvoir 
mériter son regard et son amitié !

Nourr Edine © 

Créer la beauté relève de l'art...

032 1

Il y a des gens qui se réclame d'un seul livre, 
moi, je me réclame de la liberté des autres livres qu'ils n'ont pas lus

Kamal Daoud

 

Accueil

L'avenue des poètes

Khawatir

Liens

 

Chaton gris

 

Il était là, ni grand, ni petit, agréable à regarder, facile à supporter quand il se laissait aller à dire la vie avec élégance. Il chatouillait l'humour avec délicatesse et même l'insulte, chez lui, avait un air de compliment. Il fallait savoir l'entendre pour comprendre que l'humain chez lui était aussi vivace qu'une lumière impossible à contrôler. Son cœur parlait avant que ses lèvres ne bougent. Chaque mot, chez lui, était dosé comme un médicament et en écoutant les souffrances des autres, il arrivait à rassurer le malade, déjà convalescent. De l'Amour, comme un magicien, il dessinait la larme comme un sourire et faisait fleurir l'espoir sur des instants volés à la patience. Ses silences étaient comme une musique, si douce, qu'il fallait une épaule pour l'entendre. Ses absences étaient si pleines qu'ils semblait, encore, être là. C'était un plaisir que d'être son ami et pourtant, il fallait faire l'effort de savoir aimer pour pouvoir le rester.

 

Colère

Le chat est mort
dans un carton de chaussure
avec ce qui reste de son dernier repas
quelques plumes d'oiseau
et une page du journal d'aujourd'hui.
Creuser un trou dans le jardin,
au pied du vieux chêne
juste en face de la véranda.
Nous serons plusieurs
à regretter ses ronronnements.
Ainsi va la vie, 
quand les hommes se maquillent
pour danser la java à chaque crépuscule
ivres de leurs succès au pays des merveilles
leurs langues devenues lisses
laissant leur salive infecte
sur les chaussures des maîtres.
Sans fierté, les genoux à terre
le front sur la poussière
fils de caniches, fils de chiens 
quémandant la lumière
comme des prostituées aigries
comme des charognes en chaleur.
le bien se mord les doigts
et le mal monte aux étoiles
pour chercher d'autres carcasses
dans le grenier des fragrances fétides.
l'enfant se demande si demain, encore,
il devra pleurer pour la bouchée de pain
qu'on lui jette, avec mépris
de la fenêtre ouverte des limousines.

Il est mort le poète
à force de trop crier sa révolte !

Nourr © 


Photo NOURR Edine - Paris 2017

Continuer...