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Le Mont Saint Michel

L'histoire

Le Mont Saint-Michel s’élève au cœur d’une baie classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Chaque année, plus de 3 millions de visiteurs viennent découvrir le Mont Saint-Michel. C’est le 3e site touristique le plus visité de France !
Le culte de saint Michel est introduit en 708 sur le Mont, qui devient l’un des plus grands centres de pèlerinage médiéval. Les bénédictins y construisent une abbaye à partir du Xe siècle.
Un défi aux assauts des hommes, du temps et des éléments. Durant la guerre de Cent Ans (XIVe-XVe siècles), l’héroïque résistance du Mont aux Anglais en fait un lieu symbolique de l’identité nationale. Quittée par les moines en 1790, l’abbaye est classée monument historique en 1874. L’ensemble du site retrouve sa splendeur passée grâce à de constants travaux de restauration. La longue histoire du Mont-Saint-Michel commence en 708, lorsque l’évêque Aubert fait élever sur le Mont-Tombe un premier sanctuaire en l’honneur de l’Archange.
En 966, des bénédictins s’y installent à la demande du duc de Normandie, Richard Ier.
À l’origine de l’essor du nouveau monastère, ces moines, sous l’autorité de l’abbé, respectent la règle de saint Benoît. Très vite, l’abbaye devient un lieu de pèlerinage majeur de l’Occident chrétien mais aussi un des centres de la culture médiévale où furent produits, conservés et étudiés un grand nombre de manuscrits. Le Mont-Saint-Michel prit le surnom de « Cité des livres ». Tout à la fois carrefour politique et intellectuel, l’abbaye fut au fil des siècles visitée par un grand nombre de pèlerins, dont plusieurs rois de France et d’Angleterre. Ce monument millénaire offre au regard une diversité de formes architecturales puisque sa construction a commencé au Xe siècle et s’est poursuivie jusqu’aux restaurations du XIXe siècle. Le contexte historique, politique et économique durant tout le Moyen Âge influe grandement sur l’ouverture des chantiers et sur les moyens mis en œuvre. Au cours des siècles et au gré des incendies, effondrements, reconstructions, changements de fonction, ou de restitutions, l’abbaye s’est transformée. L’église abbatiale, bâtie au sommet du Mont, à 80 mètres d’altitude, repose sur une plateforme longue de 80 mètres, constituée de quatre cryptes adossées à la pointe du rocher.
Le bâtiment de la Merveille est quant à lui souvent évoqué comme le fleuron de l’architecture de l’abbaye. Ce chef d’œuvre de l’art gothique normand est le témoin de la maîtrise architecturale des bâtisseurs du XIIIe siècle. Placé à la frontière entre Normandie et Bretagne, le Mont-Saint-Michel est tout à la fois un lieu de passage et une forteresse du duché de Normandie.

À partir du XIVe siècle, les conflits successifs de la guerre de Cent-Ans, opposant France et Angleterre, imposent l’édification de nouvelles puissantes fortifications. Le Mont, défendu par quelques chevaliers fidèles au roi de France et protégé par une muraille flanquée de plusieurs tours de défense, parvient à résister aux assauts de l’armée anglaise pendant près de 30 ans. En 1421, aux pires heures du siège, le chœur roman de l’église s’effondre, il ne sera totalement reconstruit qu’un siècle plus tard dans l’élan de l’art gothique flamboyant. Au XVIIe et XVIIIe siècle, le Mont, déserté par ses abbés commendataires, perd de son importance, tant sur le plan militaire que religieux. En 1622, la réforme de la congrégation de Saint-Maur installe de nouveaux religieux dans l’abbaye. Ils vont réaménager le lieu et tenter de relancer la vie monastique et les pèlerinages. Ces moines doivent par ailleurs faire face à l’arrivée de prisonniers écroués par lettres de cachet dans une abbaye devenue aussi la « Bastille des mers ». Suite à la Révolution, les propriétés de l’Eglise sont déclarées « biens nationaux », les moines du Mont-Saint-Michel sont chassés et le « Mont Libre » devient une prison pour les prêtres réfractaires en 1793. En 1811, un décret impérial transforme l’abbaye en maison de force pour abriter essentiellement des prisonniers de droit commun et quelques détenus politiques tels Armand Barbès et Auguste Blanqui. Fermée en 1863, la prison aura eu pour mérite de sauver l’abbaye de la destruction, mais elle laisse le monument dans un état de délabrement avancé. En 1874, l’abbaye est classée monument historique et sa longue restauration commence. Une digue-route construite en 1878 facilite l’accès au Mont, puis une ligne de tramway est mise en place pour acheminer les visiteurs, dont le nombre ne cesse de croître. En 1969, une petite communauté de moines bénédictins vient s’installer à l’abbaye, puis en 2001, elle est remplacée par les Fraternités monastiques de Jérusalem.
Les actions de l’Etat en faveur de la conservation du lieu entraînent son classement sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1979 au titre du « Mont-Saint-Michel et sa baie ». Le Mont-Saint-Michel est l’un des premiers biens culturels français inscrits. Puis en 1998, le site est une nouvelle fois classé au titre des « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France ». Cette double reconnaissance démontre la valeur universelle et exceptionnelle de ce monument.

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