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“Le débat religieux n'est plus entre religions, mais entre ceux qui croient que croire a une valeur quelconque, et les autres.”

Paul Valéry

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je ne me fais aucun plan à suivre et dès le premier mot au dernier, ce n’est, ni un texte prémédité, ni un article calculé comme commandité par une présence extraterrestre. J’écris, simplement guidé, parfois par la joie d’être, parfois par la tristesse d’une situation vécue ou observée.
D’où me vient cette lassitude qui me serre la gorge au point de croire que je me détache doucement de tout ce qui fait mes centres d’intérêt. Cette impression profonde que plus rien ne m’intéresse et, plus étrange encore, je perds le contrôle de cette destinée qui, pourtant, est de ma propre invention. Ni le ciel, derrière les nuages froids, ni le silence de ma solitude ne m’inspire un quelconque besoin à m’extraire de cette léthargie que je ne comprends pas.
Est-ce le cri dune révolte interne devant le spectacle laborieux d’un pays qui refuse de se mettre debout ? Est-ce, simplement, cette certitude qui, m’offusque, que demain serait pareil et pire si on regarde la vitesse avec laquelle va le monde ? Les gens semblent se complaire dans cette vie empruntée à des siècles révolus et comme s’ils souffraient du syndrome de Stockholm, ils poussent l’audace jusqu’à défendre ce qu’ils pensent être un acquis: leur ignorance de leurs droits. Il s’offusquent quand un responsable parle de libertés accordées dans l’intimité de leur vie privée. C’est à croire que l’état s’accorde le droit de gérer jusqu’à leur respiration et pourtant, il est écrit, noir sur blanc sur le texte de la constitution, que l’inviolabilité de la vie privée est sacrée ! Du peuple qui se doit d’être souverain légitimant tous les pouvoirs, nous nous sommes construit une culture d’assistés. Tout nous doit être dicté. De la manière de s’habiller au droit d’être adulte. Quand j’entends un responsable nous cataloguer comme une société qui respecte les traditions, conservatrice en majorité, je me pose la question « Qui lui donne le droit de nous confiner dans une vision qui n’arrange que lui et ses compagnons ? Ce paternalisme instauré comme une manière de gérer la chose publique me révolte à plus d’un titre. Un peu comme si le fait d’avoir été élu, il se voit investi du droit de penser pour tout le peuple. De la manipulation islamiste de ceux qui agissent comme des envoyés de Dieu, nous sommes passés à une autre, plus policée mais qui, au fond, tient le même discours et visant le même but: retarder au maximum l’éveil d’une société endormie et occupée à se dépêtrer de sa misère. Ce ne sont ni des décennies, ni des siècles qui nous attendent avec le même joug aux apparences libérales mais bien une éternité nécessaire pour, d’abord, décrédibiliser les artisans de l’endormissement social, ensuite, repenser les moyens nécessaires à son éveil pour, enfin, espérer reprendre en main le destin de chacun. Ceux qui doivent contrer cette droite devenue extrême, ont changé d’orientation pour ne plus penser qu’à leur confort personnel.
Est-ce cela la cause de cet élan pessimiste qui m’anime, ce soir ou n’est-ce pas le mutisme incompréhensible de ceux qui peuvent agir, crier, qui me donne cette impression défaitiste que j’exécre tant pour l’individu que je suis que pour le peuple dont je suis issu ?


Le halal et le haram selon l’islamologue Jacqueline Chabbi (Vidéo envoyé par l’ami Guessous Samir)


Jacqueline Chabbi


Agrégée d’arabe et docteur ès lettres, est professeure honoraire des universités. Elle est l’auteure d’une œuvre cohérente qui renouvelle l’approche des origines de l’islam et du Coran par le biais de l’anthropologie historique. Elle a publié : Le Seigneur des tribus. L’islam de Mahomet (Agnès Viénot, 1997/CNRS, 2013), Le Coran décrypté. Figures bibliques en Arabie (Fayard, 2008/Le Cerf, 2014), Les Trois Piliers de l’islamLecture anthropologique du Coran (Seuil, 2016/Points Essais, 2018)
Dans son livre « Le Coran décrypté »: Lire le Coran non pas du point de vue de la religion, de la théologie ou d’une recherche de dialogue, mais tout simplement du point de vue de l’anthropologie et de l’histoire, soulève de difficiles problèmes. Une lecture du premier islam dans son milieu d’origine, l’Arabie des steppes et des déserts. Comment les récits bibliques, auxquels se réfère si souvent le Coran, se sont-ils adaptés à ce contexte si particulier pour pouvoir être entendus par les hommes des tribus ?
Les figures de Noé, Moïse et Abraham y sont en quelque sorte reconfigurées – pour ne pas dire transfigurées – d’une manière tout à fait inattendue, faisant écho à l’itinéraire tourmenté de Mahomet au milieu des siens : simple « avertisseur » tribal inspiré, il se découvre lui-même peu à peu prophète, à l’instar de ceux dont le Coran fait ses grands devanciers. C’est ainsi que l’islam gagnera, d’une façon que rien ne laissait présumer, sa qualification de religion abrahamique. L’originalité de l’approche de Jacqueline Chabbi est de déchiffrer le Coran à la lumière d’un contexte historique et anthropologique précis, celui de tribus vivant selon des rapports de solidarité et d’alliance pour survivre dans le milieu naturel éprouvant qu’est le désert. Forte d’une connaissance approfondie de la langue coranique, Jacqueline Chabbi montre que les trois caractéristiques principales du divin correspondent aux trois piliers de la société tribale : l’alliance, la guidance et le don.

Une conférence enregistrée en octobre 2016. (Audio)


Un clin d’œil aux sources des identités


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