C'est libre que je suis meilleur

Dossier: Hirak Rif

D'une part, des citoyens en colère contre l'irresponsabilité du gouvernement et le chef de l'état qui confirme et sanctionne et de l'autre, l'autorité de l'état utilisée, plus pour opprimer que pour satisfaire les revendications légitimes.

Lettre ouverte à Nasser Zefzafi

Un instant, tu as pu nous montrer le courage à avoir pour dire et dénoncer. Nous avons pensé que tu serais capable de maîtriser ta hargne pour ne point confondre les coupables avec ceux qui, comme vous, souffrent de l’incompétence, l’injustice et l’impunité.
Tu as peut être galvanisé les foules derrière toi, mais l’ivresse d’avoir raison ne devait pas t’aveugler au point de porter atteinte à ce qui fait de nous un peuple solidaire et uni. Nous savons, comme vous là bas, au Nord, que nos élus sont corrompus et ne songent qu’à leur confort personnel sinon comment expliques-tu qu’aucun parti politique n’est venu, soit te guider dans ton combat, soit te désigner les valeurs à ne pas toucher.
En remplaçant le drapeau pour lequel des milliers d’hommes et de femmes sont morts, par celui qui n’indique qu’une partie de notre identité, tu as insulté en chacun de nous cette part que personne ne peut estimer. Il ne faut pas croire, après des siècles de vie ensemble, que quelqu’un serait capable de nous dire qui est amazigh et qui ne l’est pas. Nous nous sommes, à ce point, métissés et mélangé nos cultures qu’il serait vain, si ce n’est pas idiot, de se prétendre plus vrai qu’un autre car il ne s’agit pas de pedigree de chevaux mais bien de citoyens qui vivent ensemble depuis des siècles.
Dans cette colère légitime qui est, aussi, la nôtre, il nous faut la diriger vers ceux qui nous mentent pour être élus, ceux qui nous font des promesses sans jamais les tenir. Vers ces partis politiques qui se sont transformés en mafias pour détourner nos richesses et nos impôts vers leur bien être. Ce sont eux, les coupables des souffrances dont tu décris l’atrocité mais qui, si tu te promenais ailleurs, sont les mêmes partout.
Quand tu invoques Dieu pour te donner plus de crédibilité, tu utilises le même moyen que celui de ceux qui, il y a cinq ans, nous ont promis de lutter contre le « Fassad ». N’est-ce pas à cause de ce « Fassad » qui sévit encore et plus fort, que vous êtes dans la rue à crier pour vos droits ? Dieu n’a rien à voir dans ce qui nous arrive.
C’est le travail, l’honnêteté et la transparence qui font développer les peuples. Tant que nous votons pour des individus sans connaître leurs intentions véritables, tant que la politique est un business qui rapporte et tant que le patriotisme ne baigne pas les cœurs, nous serons toujours à la merci des requins et des vautours.
Vous avez le droit de crier, haut et fort, vos revendications, vous pouvez le faire tant que l’Etat reste indifférent à vos doléances mais, faites le dans l’ordre et la discipline, faites le en montrant que parce que vous êtes des citoyens civilisés et conscients des enjeux, vous méritez que l’on vous écoute, vous méritez que l’on vous propose ce que le pays peut et est capable de faire pour vous. Faites de votre combat, un exemple, une leçon à suivre pour les autres régions.
Nous sommes un seul peuple, avec un seul destin et ce qui vous fait pleurer, nous touche, dira Sa Majesté quand vous aurez donné la preuve de votre patriotisme et de votre conscience qu’un pays déchiré ne pourra rien, vous résoudre. Ce que tu qualifies de “silence du roi” n’est rien d’autre que le respect vis à vis des institutions que le peuple a élues et qui sont censées travailler pour notre bien être. Le Souverain en tant que chef de l’Etat veille au respect du texte de la constitution et c’est dans le cadre de cette même constitution que vous manifestez en toute liberté mais quand vous outrepassez le droit, il ne peut rien pour vous sauf laisser l’autorité de l’Etat veiller à l’application du droit. Manifestez, criez, pleurez ou applaudissez mais faites-le dans le respect des autres, de leur choix et de leur vision personnelle. La démocratie n’est pas le droit à une majorité d’ignorer une minorité mais elle est l’expression du respect des lois qui garantissent à chacun la dignité, l’égalité et la justice.
Quand vous êtes un million à sortir dans la rue pour crier votre détresse, ils sont plusieurs dizaines de millions à vouloir comprendre pour essayer de vous apporter leur aide. Ne commettez pas l’erreur de croire qu’ils sont insensibles à votre douleur. Le pays n’a-t-il pas exprimé sa colère quand une seule petite fillette de sept ans est morte par négligence ? Que ferait-il s’il avait devant lui le spectacle de milliers de ses frères touchés par la misère et l’exclusion ? Sous estimer notre solidarité légendaire, c’est soit, ne pas connaître tes propres frères, soit ceux qui te soufflent la haine et la division, ont oublié ce que Marocain veut dire !
Dieu pardonne à ses sujets leur égarement et reconnaître une erreur est un signe de noblesse. Dieu, La Patrie et Le Roi !


Publié par « LesiteInfo » le 29 Mai 2017 À 12 H 27

COUVERTURE DU HIRAK

Cartes sur table

Il y a, dans mon inconscient incontrôlable, ce besoin de vouloir vivre dans un pays juste et solidaire comme il y a dans, ce qui s’est formé de par l’expérience, l’instruction, la culture et le savoir, cette certitude de ce que mon pays peut devenir. Les événements du Nord, s’ils dessinent ce rêve légitime que tout marocain doit faire, illustrent un soubresaut naturel et normal quand le décalage entre le discours et les faits devient révoltant. Le soutenir ? Oui mais…
A quel point faut-il laisser la colère ébranler ce fragile édifice du vivre ensemble ? A quel point faut-il laisser le discours devenir offensant et insultant tant pour le responsable de la misère de la région que pour l’institution, chargée d’assurer le calme et la sérénité ?
De temps à autre, nous voyons des âmes blessées dans leur dignité, se comporter de manière irréaliste au point que parfois, elles tentent le pire. La vendeuse de « Baghrir » à Kénitra qui s’est immolée par le feu jusqu’à tout dernièrement cette femme qui a grimpé sur un lampadaire et juré de se jeter… Tous ces cas, en fait, s’ils perturbent la circulation et l’ordre public, le temps de leur inconscience, ne menacent en rien la stabilité de toute une ville, toute une région, tout un pays.
La crise du Nord, que certains se sont vite attribués comme étant celle du Rif est légitime jusqu’à la limite du raisonnable mais au delà, elle devient, vite, récupérable, d’une part par ceux qui sont restés à relire le dahir berbère et veulent un Maroc, divisé en riffis, soussis, fassis, oujdis, marrakchis ou tadlaouis… Ces connotations sont utilisées comme une menace de déstabilisation surtout quand on sait que, pendant que Monsieur Zefzafi, haranguait les forces de l’ordre, des assises du mouvement international Amazigh se tenait en Espagne pour appuyer, soutenir et financer le mouvement qui, au départ avait une couleur sociale, prend des allures de provocation et de déstabilisation.
Là, ma conscience, les pieds sur terre, se lève pour dire qu’après tout ce spectacle de foule furieuse, il est venu le temps de se calmer, se détendre et revenir sur le plancher des vaches pour jouer cartes sur table. Il est beau d’accuser mais il est raisonnable d’accuser en apportant les preuves pour que la justice fasse son travail. Fini le temps des jérémiades et des slogans ! Il est temps de redevenir adultes et passer aux solutions à court, moyen et long termes. S’il est vrai que le gouvernement s’est illustré par sa myopie, il n’en demeure pas moins qu’il est et sera le seul à pouvoir trouver et mettre en pratique toutes les solutions à ce malaise.
Après l’approbation des revendications légitimes, si la crise prend des allures de provocation et d’atteinte à la stabilité, le Droit s’impose et la désapprobation s’installe. Ce qui n’était qu’un aspect sympathique de la liberté de manifester, deviendra alors une atteinte à la sécurité de l’état.
L’état de droit, ne l’oublions jamais, c’est aussi et surtout, le devoir de défendre la sérénité des citoyens !

C’était prévisible

Le « très rifain » Zefzafi a commis la maladresse d’aller continuer son show dans un lieu de culte. L’erreur était de croire que cela allait ébranler ce qui constitue le socle de cette société traditionnellement croyante. Criant au nom de l’illustre compagnon du prophète, Omar Ben Khattab et dérangeant les citoyens en train d’écouter le serment de l’Imam. Une entrée théâtrale reprenant celle d’El Baghdadi quand il s’est autoproclamé le khalifa de ce qui est aujourd’hui, Daech.
En déménageant ce qui était purement social vers ce qui dégage des relents d’intégrisme, il commet la double erreur qui scelle son cas. Introduire la religion dans des revendications que tout le monde approuvait, c’est faire le jeu de toutes ces milices terroristes qui n’attendent que le chaos pour envahir le paysage marocain. Sa seconde erreur, c’est de donner aux autorités l’occasion pour déclencher le système judiciaire qui, jusqu’ici, hésitait par crainte d’ajouter de l’huile sur le feu et embraser la région.
Aujourd’hui, il est sous mandat d’amener et il aura beau se protéger derrière la foule qui entoure sa maison, le temps va jouer en faveur de la justice. La mise sous les verrous devient logique et inévitable car la mosquée, comme d’ailleurs tous les lieux de culte, a toujours été un lieu de prière que la loi protège !
Les discours vont s’enchaîner, les manifestations vont redoubler mais jusqu’à quand ? D’une simple manifestation légitime, le coup d’éclat au sein de la mosquée, a déplacé la raison de le faire taire et cesser le mouvement vers ce qui ressemble de plus en plus à de la terreur sans explosifs et sans kamikaze ! Le Bureau central d’investigation judiciaire (BCIJ) n’a pas pris, sans raison, officiellement ses quartiers généraux au cœur de Salé, où se trouve l’annexe de la Cour d’appel chargée des affaires du terrorisme. A partir de là, l’état se réveille et observe pour surprendre ce qui menacerait la stabilité, la sécurité et la sérénité des citoyens. Question de temps et l’état prend tout son temps dès lors qu’il a localisé la menace et rendre l’atmosphère respirable dans cette belle ville d’Al Hoceima est une urgence !.
Dans sa lancée incontrôlable, il sait l’imminence de la fin de son action téméraire et s’il parle de grève de faim en prison ou de devenir martyre « fissabil allah » mais nous savons le sort de tous ceux qu’on a incarcérés pour avoir défié la puissance de l’état.
On aurait aimé plus de circonspection, plus de sagesse et avec le courage qu’il a de dire des vérités que beaucoup taisent, il aurait pu donner plus d’efficacité à son action s’il avait respecté le drapeau et agit en simple citoyen ! Au lieu d’écouter les voix de l’extérieur, il aurait pu comprendre que la liberté d’expression n’est pas la même au Maroc qu’en Scandinavie ou en France. Le Maroc est un pays séculaire et respectueux de la tradition et c’était sa grande méprise

Al Hoceima

Il y a comme un malaise, profond et réel, qui plane sur le ciel marocain. D’un côté, il y a le droit tel qu’il est proclamé dans le texte de la constitution et de l’autre, cette insouciance de la gravité du texte de cette même constitution. Ce qui se passe dans nos montagnes du Rif, aurait pu se passer dans celles de l’Atlas ou dans les plaines du Tadla ou celles du Rhamna.
Cette révolution, au fond, est celle d’un Roi qui, par ses actes, ses interventions et ses prises de positions a réveillé ce bel élan qui anime la jeunesse. Dans toutes ces manifestations, pacifiques et propres d’ailleurs, il y a, toujours, les termes, à la base même de la démocratie, comme « l’état de droit », la justice, l’égalité devant la loi, l’égalité des chances,.. Pour celui qui sait regarder, l’opposition à ce mouvement ne vient pas des sentinelles du droit tel qu’il est proclamé mais de ceux qui, au fond, sont ceux-là mêmes qui ont enterré, au lendemain, de l’avènement de l’actuel chef de l’état, ce rêve légitime et patriote. Ne parlait-on pas de « la nouvelle ère » ?
Au contraire de ce que peuvent avancer ceux qui ont intérêt à ce que rien ne change, le mouvement des jeunes rifains est un symptôme de bonne santé. Ils pointent du doigt des décennies de gabegie et de détournement de deniers publics sinon comment expliquer qu’un hôpital inauguré en 2005, et 12 ans après, personne n’en entend parler, pour ne citer que ce cas ? Ce n’est qu’un petit exemple dans les montagnes de chantiers inaugurés, à grandes pompes, mais jamais menés à terme. Le roi ne peut pas être partout, au four et au moulin. La relève doit être assurée par ceux que le peuple a élus. Chaque pierre posée est un acquis pour le citoyen, pour la commune, la ville ou la région et ce sont les élus qui doivent en assurer la pérennité.
On peut résumer notre situation par la tête et le corps, en complète harmonie et au milieu, ces milliers de personnages qui détournent tout ce dont ils en sont capables. Le mal n’est ni dans la tête ou le corps mais dans cette tranche d’individus qui ont fait de la politique un moyen de s’enrichir. Ils ont infiltré tous les rouages et font des émules, chaque jour. Cela va du gendarme qui croit que l’autoroute lui appartient au Wali qui croit que la wilaya est son domaine. Entre savoir que le statut est une fonction qui s’accomplit moyennant salaire et considérer ce même statut comme une marche à gravir pour se trouver au dessus des autres, au dessus des lois, au dessus de l’intérêt général, le pas est vite franchi. D’autant plus facile que ce genre d’attitude est devenu l’exemple à suivre pour réussir, Le modèle du rêve marocain.
Le terme « Makhzen » sert d’alibi à ceux qui veulent fouler au pied tous les progrès que nous avons fait depuis, au moins, l’accession au trône de SM Mohamed VI. Ils ont en fait un passe pour outrepasser le Droit, spolier les droits et vider la loi de toute sa consistance.
Le mouvement de nos frères du Rif ne s’élève pas contre l’idée du Maroc s’étendant de Tanger à El Gouira, il refuse cette éternelle impunité de ceux qui ont failli à leur devoir vis à vis du peuple et, en osant, renier cette autorité devenue moyen, il donne à penser à celle foule qui ronronne sur les sièges matelassés du parlement. Il dénonce leur nullité et témoigne de leur incapacité à comprendre ce que le devoir d’un élu veut dire.
Avant que la grogne n’atteigne la rue, n’était-il pas logique et raisonnable que le malaise devait être étalé, discuté et étayé, sur les gradins du parlement, puis en conseil de gouvernement et pourquoi pas, devant le chef de l’état ? Si les choses en sont arrivées là, c’est parce que rien n’a été fait, a temps, tout au long de ces rouages qui font d’une communauté, un état moderne et tout a été pensé pour détourner l’argent public vers ces fortunes devenues indécentes et révoltantes.

Mésintelligence

J’ai écris, il y a un an une de mes plus belles lettres ouvertes (1) quand Hirak Rif s’est déclenché. J’y implorais le respect de l’état de droit et l’autorité de l’état. Aujourd’hui, je découvre que j’ai eu tort car ni l’état de droit, ni son autorité ne sont au service de la Justice. Une justice implacable, aveugle et impartiale.
Dans cette affaire, Hirak Rif, le citoyen a d’abord été ignoré puis accusé, à tort, de haute trahison et d’intelligence avec l’ennemi par un gouvernement qui, faute d’esprits lucides et courageux, jouait au chat et à la souris pour ne pas prendre ses responsabilités. Ces même responsabilités non assumées que le chef de l’état a sanctionné en limogeant les ministres coupables d’incompétence.
Ce mouvement de contestation dans nos provinces du Nord, s’il a brillé par son organisation, il a surtout été réprimé par les forces de l’ordre au point d’exaspérer ceux qui ne faisaient qu’exercer leur droit constitutionnel. De part et d’autre, des erreurs furent commises et, dans le cadre du maintien de l’ordre public, des manifestants furent arrêtés.
D’une part, des citoyens en colère contre l’irresponsabilité du gouvernement et le chef de l’état qui confirme et sanctionne et de l’autre, l’autorité de l’état utilisée, plus pour opprimer que pour satisfaire les revendications légitimes. Cette même autorité qui, hier, dans l’impasse, a sévi avec violence, a aujourd’hui, sous le prétexte d’une justice implacable, déchiré des familles et perturbé des destins, plus par vengeance que par devoir.
Ces condamnations ne peuvent être justifiées que par le souci de donner l’exemple pour toutes les contestations à venir. Elles illustrent, avec arrogance, que le pouvoir, (que le peuple seul peut légitimer) est entre les mains d’une oligarchie politique qui ne songe ni au bien être des contribuables, ni à l’intégrité de l’indépendance de la justice.
Même dans cette fuite en avant, cette même autorité brille par son manque de vision quant à l’intelligence d’un peuple qui, au moment où les portes des cellules se ferment sur une jeunesse meurtrie, désabusée et humiliée, a déjà trouvé autre chose pour manifester son pouvoir. Par le simple acte de refuser de consommer, il brouille les cartes et démontre, par là, qu’il est le seul maître de son destin. Ce qui a été une machination pour répandre la terreur, devient, aujourd’hui, l’arme face à laquelle bien des puissants doivent s’inquiéter. S’ils pensent qu’après eux, c’est le déluge, le peuple, lui, est le déluge qui ravage tout sur son passage quand la Justice devient le serviteur d’intérêts personnels, au lieu de veiller à l’équilibre et le maintien des droits de tous devant elle.

Nourr Edine © 2018
(1):(plus de 1000 👌 – 635 partages – 242 commentaires)

Au point qu’elle a été traduite en arabe pour une plus large diffusion

شقيق Zefzafi
لحظة واحدة، هل يمكن أن تجلب لدينا الشجاعة لنقول و ننديد. كنا نظن أنك سوف تكون قادرا على السيطرة على العدوانية لعدم الخلط بين المذنب مع أولئك الذين، مثلك، تعاني من عدم الكفاءة والظلم والإفلات من العقاب. يمكنك أن المجلفن الزحام ولكن ينبغي أن ابتهاج يجري الحق ألا يحجب لك وجهة تقويض ما يجعلنا شعب متماسك وموحد. ونحن نعلم، كما كنت هناك، في الشمال، مسؤولينا المنتخبين فاسدون والتفكير فقط من الراحة الشخصية وإلا كيف تفسرون أن أي حزب سياسي لم يأت لإرشادك في معركتك أو تعيين القيم التي لا يحق لك المس بها. عن طريق استبدال العلم الذي مات الآلاف من الرجال والنساء، والذي يدل سوى جزء من هويتنا، لقد أهان كل واحد منا أن حصة أن لا أحد يستطيع أن يقدر. لا أعتقد، بعد قرون من العيش معا أن شخص ما من شأنه أن يكون قادرا على ان اقول لنا أن الأمازيغ والذين ليست كذلك. نحن، في هذه المرحلة، عرق مختلط والثقافات المختلطة فإنه سيكون عديم الجدوى إذا لم تكن سخيفة التظاهر أصدق من الآخر لأنه ليس من الخيول نسب لكن ل المواطنين الذين يعيشون معا منذ قرون.
في هذا الغضب الشرعي الذي هو أيضا لنا، يجب علينا توجيهها لأولئك الذين يكذبون علينا أن ينتخب، أولئك الذين يتخذون لنا الوعود ولكن لم الاحتفاظ بها. لتلك الأحزاب السياسية التي تحولت إلى عصابات لتحويل ثروتنا والضرائب جهدنا لرفاهيتهم. هم، مرتكبي معاناة التي وصف الفظائع ولكن، إذا كنت المشي في الطريق، هي نفسها في كل مكان.

عندما قمت باستدعاء الله لإعطائك المزيد من المصداقية، يمكنك استخدام نفس الوسائل كما ان من أولئك الذين كان قبل خمس سنوات، وعدت لمكافحة Fassad. أليس بسبب هذا Fassad لا تزال مستعرة وأقوى، وكنت في الشارع يصرخ لحقوقك؟ الله ليس له اي علاقة مع ما يحدث لنا شيء. انه عمل شاق، والصدق والشفافية التي يتم الدول النامية. طالما أننا التصويت لصالح الأفراد دون معرفة نواياهم الحقيقية، والسياسة هي الأعمال التي تتعلق وكما وطنية لا يستحم قلوب، ونحن نشكر لك دائما لأسماك القرش والنسور.
لديك الحق في الصراخ بصوت عال، والمطالبات الخاصة بك، يمكنك القيام به حيث لا تزال الدولة غير مبال لمخاوفك، ولكنها تفعل ذلك في النظام والانضباط، أن تفعل ذلك من خلال إظهار أن لأنك المواطنين المتحضر على بينة من القضايا، فأنت تستحق أن أحد يستمع إليك، فأنت تستحق أن يقدم واحدة ما يمكن للدولة وغير قادرة على القيام به بالنسبة لك. جعل معركتك على سبيل المثال، درسا  لتي يجب أن تتبعها مناطق أخرى

نحن شعب واحد مع مصير واحد والذي يجعلك تبكي، نحن على اتصال، مثل صاحبة الجلالة عند قدموا دليلا على وطنيتك وضميرك بلد مزقته يمكنك يحل شيئا. ما تصفون ب « صمت الملك » ليست سوى احترام المؤسسات الآخر أن الناس قد المنتخبين والذين من المفترض أن يعمل لدينا رفاهية. الملك كرئيس للدولة مسؤولة عن الامتثال لنص الدستور وأنه بموجب هذا الدستور التي تظهر بحرية ولكن عند تجاوز القانون، وأنه يستطيع أن يفعل أي شيء من أجلك باستثناء إجازة سلطة الدولة لضمان تطبيق القانون. الكلام، والصراخ، والبكاء أو نشيد ولكنها تفعل ذلك مع احترام الآخرين، خياراتهم والرؤية الشخصية. لا يحق الديمقراطية تجاهل غالبية أقلية وإنما هو تعبير عن احترام القوانين التي تضمن للجميع الكرامة والمساواة والعدالة.
عندما كنت مليون ذهب إلى الشوارع يصرخون كربك، هم عشرات الملايين في محاولة لفهم في محاولة لتقديم المساعدة. لا نقع في خطأ الاعتقاد بأنهم غير حساس للألم بك. لم ذلك البلد لا يعبرون عن غضبهم عندما توفيت واحدة صغيرة سبع سنوات فتاة تبلغ من العمر الإهمال؟ فماذا سيفعل إذا كان لديه أمامه مشهد الآلاف من إخوته الذين يعانون من الفقر والإقصاء؟ التقليل تضامننا الأسطوري، فإنه إما لا يعرفون إخوانكم الخاصة، تلك التي تهب تكره والانقسام، نسوا ما يعني المغربي!

Traduit par Mohamed Benkhabba

Houria Elkholt

Vous évoquez avec euphémisme la situation socioéconomique de notre pays , vous mettez les décideurs devant leurs responsabilités respectives, vous prônez les moyens préventifs en vue de palier les dysfonctionnements. Je salue votre diplomatie et votre sagesse ,néanmoins , il me semble que vos propos et alternatives penchent vers un optimisme peu justifié.

Adil Touri

Quand la finesse du style se conjugue à celle de l’esprit, elle donne un message érudit.

Maroc : les peines confirmées en appel pour tous les militants du Hirak

Cinquante-trois membres du mouvement de protestation du Rif avaient été condamnés à des peines allant jusqu’à vingt ans de prison le 27 juin.
Le jugement, qui confirme des peines allant jusqu’à vingt ans de prison, a été accueilli par des cris de colère et de déception par les familles des militants, réunies dans la salle d’audience après cinq heures de délibéré et quatre mois de procès.

Le Monde avec AFP Publié le 06 avril 2019 à 01h28 – Mis à jour le 06 avril 2019 à 07h48

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Garder la trace, en faire une leçon en tirant les conclusions pour la prochaine fois car il y a toujours une prochaine fois quand un peuple est vivant !.

Déchirure

De cet épisode, désormais connu sous le vocable zefzafi, il est apparu et cela continue, cette tendance à croire que le Maroc est parcellaire. de plus en plus, des voix, surtout de l’étranger, viennent conforter cette thèse qui, pour nous les marocains reste une lubie dans la tête des aigris. Ceux qui, en émigrant vers l’Europe, essaient de se donner une raison pour expliquer l’inconfortable situation qui est la leur. Pas encore totalement Européens et déjà plus marocains: une sorte de déracinement auquel personne, pourtant, ne les a forcés à le subir. En intégrant le pays d’accueil, vu le niveau de vie et l’acceptation d’un job sans poser de condition, on se réveille sur la route du retour, bien que les poches pleines d’Euros et au volant d’une belle voiture d’occasion, le coeur, au fond, n’y est pas. On se met à vouloir au pays, on échafaude des thèses pour enjamber cet instinct d’insatisfaction perpétuel car ils savent qu’on n’est bien que chez soi, dans son pays. Les cadres et les intellectuels, eux, n’ont qu’un relent de nostalgie, de temps à autre car leur choix a été volontaire. C’est la catégorie très peu instruite qui, pour exister et devenir visible, se réfugient dans les extrémismes: ceux de l’amazighsme et ceux de l’intégrisme. C’est une façon de se sentir exister car les recruteurs sont eux mêmes de la même graine déracinée sinon parachutés pour nuir. J’ai trouvé dans les différents commentaires, une grande part de haine inexpliquée et inexplicable au point de déceler une sorte de désespoir qui donne, parfois, un serrement de coeur. Le mal est plus profond que la misère économique de ceux qui n’ont pas trouvé de travail. Cela se situe au niveau culturel qui se traduit par ce pays qui semble n’avoir rien fait pour eux. La cause amazigh, comme pour d’autres, le Jihad, n’est qu’un prétexte pour combattre ce pays qui semble aller bien sans eux. C’est, d’abord, une déchirure, avant d’être une révolte contre l’establishment. la cause, préfabriquée, devient refuge, un cantonnement où ce qui unit n’est pas un destin à construire mais une raison pour s’émanciper. Un peu le cas d’un enfant qui devient violent avec son père parce ce dernier ne l’a pas trop vu, aimé et considéré. A l’exemple de l’énurésie qui s’apparente à une révolte inconsciente de l’enfant qui fait « pipi » au lit juste pour attirer l’attention de sa mère. Même la gifle est la bienvenue quand elle permet à l’enfant d’être remarqué par ses parents. Cette crise, en plus d’être économique, est, surtout relationnelle et existentialiste. L’état ne doit pas seulement construire des routes, des hôpitaux ou des écoles, mais investir dans la culture locale pour lui faire franchir la montagne et aller conquérir le reste du pays. Même le projet de l’utilisation à des fins économiques (chanvre) et médicale du cannabis peut être un véhicule du savoir faire des autochtones, un pont qui relierait mieux la région aux autres parties du pays. Au lieu d’enfermer les rifains dans leur fief, il nous faudra déverser leurs ambitions et espérances vers le Sud et l’inverse aussi.

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