C'est libre que je suis meilleur

L’art et le corps / Douce rêverie / Pourquoi / Aptitude

If people are good only they fear punishment, and hope for reward, then we are à sorry lot indeed - albert Einstein

Louvre Dubai

L’Art et le corps

L’ébullition qui secoue, par ses remous, les sociétés dites musulmanes, autour du genre est un passage obligé vers la libération de la pensée. L’école des beaux art à Paris en illustre les étapes puisque, dans les débuts de sa création, seuls les hommes pouvaient poser nus. La femme et son corps étaient encore assimilés à la tentation,, au péché et aux mœurs légères. la représentation du corps humain masculin coïncidait avec l’idée que l’église préconisait. Le corps masculin reflétait la posture parfaite de l’âme humaine.
Nous en sommes, à ce stade de la renaissance quand l’esprit commença à explorer les interdits et, si certains manipulateurs de la foi parlent de renouveau, en réalité, c’est juste une nouvelle campagne publicitaire qui tente de revendre le même article avec un nouveau discours. Rien, au fond, n’a changé. Ni Al Bokhari n’a inventé une nouvelle lecture des écritures, ni Ibn Taymia n’a inventé l’eau chaude. Tout est dans la menace que représente l’élargissement de la pensée, pour le modèle qui fait vivre des universités qui se veulent ecclésiastiques ou des mouvances qui s’autoproclament défenseurs d’une civilisation qui a été, comme tant d’autres.
Dans notre art de vivre, on peut distinguer ce travail qui continue de refaire le même geste pour arrondir les rugosités et recréer, à chaque fois, la même harmonie qui caractérise le génie artisanal et il y a l’approche moderne qui utilise science et technologie pour refaire, non pas le geste mais la forme. Indubitablement, l’art passe de ce qui émerge de la tradition respectée, sacralisée et reproduite indéfiniment à ce à quoi on aspire quand nous avons visité des galeries à Londres, Paris ou New York. L’édification d’une copie conforme du Musée du Louvre à Dubaï dénonce et annonce, sans le dire, cette marche inexorable de l’esprit humain, même quand il est coincé, volontairement, sous des siècles de discours archaïques.
Cette vision atteinte de strabisme fait que nous admirons à voix basse ce qui se fait ailleurs tout en psalmodiant l’histoire que nous voulons reproduire sans jamais la changer. Nous vivons, avec douleur, ce déchirement en adoptant une résistance agaçante quel que soit le niveau d’instruction atteint et c’est dommage car cela ne signifie qu’une chose: la superficialité d’un cursus subi et choisi pour un seul but, le diplôme. L’esprit porte alors, dans ce cas, des œillères et pire encore quand il ne se rend même pas compte de la rigidité qui le rend inapte à réfléchir. Au nom d’un bout de papier qu’il affiche, dans un cadre, accroché sur le mur de son bureau, il se croit autorisé de contredire sans arguments.
A l’image de ceux et celles qui obtiennent des invitations au festival sans posséder ni le génie, encore moins le talent ! Beaumarchais dira “Médiocre et rampant on arrive à tout.”

Pourquoi

Certaines femmes abandonnent-elles leur statut de femme et veulent renier jusqu’à leur spécificité biologique pour tenter de devenir plus masculines que les hommes. Elles refusent d’être regardées comme femme. On peut les comprendre quand, dans le travail, elles peinent à devenir égales aux hommes. La sottise est de croire qu’elles peuvent, par un simple vouloir, effacer de leurs gênes ce qui les caractérise en tant qu’entité humaine. Ce qu’on ne peut pas comprendre c’est quand une femme demande à ne pas être regardée comme femme. Qu’il faut oublier et ignorer tous ces déclencheurs qu’elle porte et qui parfois font bouger des foules. Elle exige de l’homme de faire l’effort, lui, pour qu’elle devienne, elle, son alter ego !
Pour elles, alors, tout ceux qui ne voient en elle que la femme, sont, soit des arriérés mentaux, soit des « macho », presque des pervers.
Je dirai que la femme choisit, elle-même, comment elle veut que le regard soit, un peu comme quand ma grande mère m’apprenait que « la femme choisit celui qui va la choisir ». Prétendre vouloir ne plus être regardée comme une femme est un effort d’hypocrisie qu’elle s’impose et impose à l’homme car tout en elle révèle la femme et c’est tout à son honneur car n’est femme que celles qui savent l’être. Elle sait que faire pour paraître femme ou faire disparaître ce qui la rend femme. De la démarche au regard, de la manière de s’habiller à l’intonation qu’elle adopte. Son corps et ce qu’elle en fait est un orchestre capable de jouer une mélodie triste ou une sublime symphonie ou, simplement, suggérer le silence des ombres de la rue.
Vouloir que l’homme étouffe sa sensibilité pour la laisser tranquille c’est un peu comme sentir bon et obliger les autres à ne rien sentir ! La nature s’est-elle trompé en créant deux sexes ?

<
signature

Restez au courant
des nouvelles publications !

En vous abonnant, vous recevrez périodiquement
ma lettre d'information


avec l'assurance que votre email restera confidentiel !.


P.S: Vérifier dans le dossier courrier indésirable.


If people are good only they fear punishment, and hope for reward, then we are à sorry lot indeed
Albert Einstein

Louvre Dubai

La première fois, un regard qui découvre l’être qui s’installe à l’aise dans le parfum d’une présence masculine. Le temps passe, la discussion s’étale en longueur et le corps se détend. Entre le verbe qui raconte et analyse, les bras apparaissent comme des repères féminins. L’échancrure s’oublie et la pupille, discrète, se dilate. Comme un parfum auquel on s’habitue en silence, sa présence devint un spectacle son et lumière. La voix qui caresse les mots comme un air d’opéra. La lumière d’un épiderme rassasié de soleil qui s’enfonce sous la toile fine qui l’épouse pour ressortir plus haut, entre la gorge et le menton volontaire. Jamais vision ne fut si intime et jamais détente ne fut totale que dans ce tête à tête involontaire. Elle parlait mais c’était plus avec son corps qu’avec l’outil de Molière. La cuisse généreuse ou le sein insolent, j’écoutais sans entendre ce qu’elle disait, cette femme troublait en moi, la raison qui me servait d’armure et faisait fondre ma conscience comme neige au soleil. Envahissante par le charme de ses courbes et si pleine de sa féminité cruelle et impitoyable, elle venait à bout de tout ce qui me restait comme résistance. Je faiblissais à l’intérieur, sous ma carapace d’homme du monde. Elle était en moi comme un rêve qui se dessinait, avec insistance, à chacun de ses mouvements. Banal, me dira-t-on quand on sait le pouvoir d’un corps, tout en rondeurs, harmonisées par le voile, sur l’œil qui se met à voir ce que la conscience lui refuse.
Voilà, aujourd’hui, la pensée que j’accorde à la beauté faite femme quand elle s’abandonne dans les vapeurs apaisantes de la confiance.

 © (Coupables rêveries)

De la femme

Ce n'est pas parce que tu es bardé de diplômes ou que que tu connais le Coran par cœur que tu vaux plus que le bonhomme qui dort en attendant qu'on vienne le faire travailler.

Douce rêverie

Quand je rentre chez moi,
c’est la lumière qui me guide
et elle est cette lumière.
Prisonnier de son cœur,
je me plais à danser
au rythme de ses battements
qui me secouent avec force
quand elle a peur,
quand elle s’inquiète
et me bercent quand elle s’endort.
La fine brise qui caresse le sous bois
la fraîcheur à l’ombre des platanes
ou le bruit du ruisseau
qui s’enfuit vers la rivière.
Elle est tout cela et plus encore.
Seul,
je n’ai pas de destin
mais avec elle,
l’avenir est un univers
où danse la lumière.
Je ne lui vois aucun défaut
mais ne dit-on pas
que l’Amour est aveugle ?
le contact du sable chaud
écrit pour moi les poèmes
que j’imagine pour elle
La trace de ses pas
sur la plage mouillée,
s’efface doucement
avec la vague qui revient.
Ce ressac de l’océan,
comme une croupe qui s’acharne
à fabriquer la volupté
sur une toile qui s’illumine
sous les coups du pinceau.
L’amour est un spectacle
qu’on voudrait interminable
avec cette crainte présente
que le silence devient mortel
quand le rideau tombe.
L’aube apporte le bonheur de savoir
que chaque matin, sa présence
précède le café qui réveille
et prépare le labeur le jour.
Le soleil accompagne ses mouvements
et se plait à s’éblouir en se brûlant
doucement sur son épiderme.
La nuit, quand la lune est là,
elle s’éclaire comme une plage blanche
qui écoute mourir les vagues, à ses pieds.
Quand l’astre de la nuit s’absente,
c’est l’odeur de son corps
qui embaume l’atmosphère
comme un parfum subtil de paradis.

© (Inflexions volontaires)

Aptitude

Je pourrais fermer les yeux ou regarder ailleurs et laisser mon âme s’installer dans une mélasse made in Égypte, sous les ongles crasseux d’un Hassan Al benna. Oserai-je, alors, regarder, en face, le miroir de mes réveils ? Je pourrai ignorer le discours parfumé de mensonges que le barbu tisse à l’ombre de son inconscience mais pourrai-je reconnaître le verbe qui a bercé mon enfance et grâce auquel, j’ai fabriqué une des briques du temple qu’est mon pays ? Dans cette mosaïque aux mille couleurs, qu’est la terre de mes ancêtres ? Chaque citoyen a droit à sa liberté. Il la colore selon ses envies et nul n’a le droit de lui imposer une teinte ou une nuance.
Ils viendront me parler de ma religion et s’obstinent à l’expliquer pour moi, comme si dans un élan de générosité, ils veulent sauver mon âme mais ce qu’ils ignorent, c’est que leur adresse du paradis n’est pas la mienne. Le chemin du paradis, le vrai, m’a été indiqué par mon père, entre le verre de thé qui respire la menthe et le regard de ma mère qui surveille ses excès.
Ils ont envahi l’espace qui n’appartient à personne et exigent pour y entrer que je me soumette à leurs délires. Qui sont-ils pour se décrire plus citoyen que moi, les gardiens du temple ? Pour convaincre leur auditoire, ils récitent à voix hautes, des textes appris par cœur. Ils prétendent réciter la parole divine mais quand je me perds dans les textes des maîtres qu’ils vénèrent, je ne trouve Dieu nulle part. Savent-ils que je sais que leur langue n’utilisait pas les points et les mots qu’ils invoquent peuvent ne pas être ce qu’ils supposent.
Comme je m’interdis à toucher à leur croyances, ils doivent faire de même et se contenter de sauver leurs propres âmes.
Le seul droit qui définit ma relation avec eux, est celui, pensé, inventé et écrit par ceux à qui je délègue ma voix pour l’écrire. Ma conscience est mienne comme la leur, leur appartient et aucune logique ne voudrait que nous vénérions, en même temps, la même chose.
Entre un peuple et un troupeau, c’est justement cette conscience d’être et de décider par son libre arbitre et non par instinct. L’homme qui réagit selon ses instincts et non par sa raison est encore au stade bestial du développement. c’est le cas de l’ignorant qui croit que la nature le guide ou celui qui se trouve un prétexte pour s’éviter d’être tenté. Il n’y a pas de différence !

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More