C'est libre que je suis meilleur

Série: « Le Maroc, avec les yeux de… »

Eugène Delacroix (France) / Pacual de Cabo 'Espagne) / Rachid Talbi (Maroc)

Photo X

Le Maroc, vu par des artistes peintres:

Ce qui a vraiment un sens dans l'Art,
C'est la joie.
Vous n'avez pas besoin de comprendre.
Ce que vous voyez vous rend heureux.
Tout est là !

Rachid TALBI (Facebook)

Un peintre du Sud Marocain. Son travail reflète une grande maîtrise du détail et du jeu de la lumière.
Un travail d’orfèvre avec un coup d’oeil et un coup de main époustouflant !

Juste avant l’aube, le rêve s’interrompt, mon cœur devient un album photo que je feuillette doucement. Allant d’image en image, le spectacle d’un être, comme un film au ralenti. Qui du regard brûlant ou du sourire enjôleur, signe en moi des années de bonheur. Je revois l’instant premier quand mon regard se posa sur une chevelure qui défiait le soleil au point que je crus sentir le parfum qu’elle dégageait en marchant. Mon compagnon s’étonna et me rappela quel était ce corps que la féminité me décrivait. Je fus étonné de voir ce que la nature fait au corps des femmes quand elle s’acceptaient avec élégance. Elle avait gagné en assurance ce qu’elle avait perdu en jeunesse mais sa beauté était si réelle que je me cru, l’instant d’un vertige, devant l’écran qui racontait Hollywood. Combien de nos femmes dormaient sans savoir que leurs corps auraient été adulés comme des déesses, dans ces lointaines contrées libres. Elles auraient vécu comme des femmes capables de s’entretenir sans avoir à attendre l’aumône masculine donnée en échange de leur esclavage déguisé en mariage.
Dans nos déserts de l’intellect, stériles comme la peau d’une bête de somme, elles sont regardées en cachette, désirées en silence et traitées comme des serviteurs. Ils sont nombreux à vouloir paraître quatre fois plus homme et pourtant, dans le secret de leur conscience, ils ne valent point la moitié d’un regard.

L’averse de pluie a cessé, le soleil est revenu. Pour le photographe, l’air est débarrassé des grains de poussières, idéal pour prendre des photos !

Eugène Delacroix

« Le voyage d’Eugène Delacroix au Maroc a été décidé rapidement par le Roi Louis-Philippe 1er à la fin de 1831, parce qu’il voulait envoyer une expédition diplomatique pour rencontrer le Sultan du Maroc après la conquête de l’Algérie par la France. Habituellement à cette époque-là, les missions diplomatiques sont accompagnées par des peintres et écrivains en vue de les documenter, a-t-elle développé. Le voyage de Delacroix au Maroc apparaît, toujours aujourd’hui, comme le modèle du voyage d’artiste. Il a permis à Delacroix, dans un effort renouvelé de composition et avec des couleurs éclatantes, d’ouvrir autant de fenêtres sur ce monde « oriental » qu’il revisite ».

Pascual De Cabo Diaz

Alicante, 1952.

« Celui qui ne voit pas la beauté est condamné à la détruire … Celui qui ne la voit pas, ne la manque pas et la confond. »
Le figuratif constitue le point de départ de son travail. De là, son travail se déplace dans tous les sens (impressionniste, expressionniste, réaliste, surréaliste) et atteint des sommets d’une grande beauté. Ses œuvres portent l’empreinte d’une forte personnalité artistique. Tant du point de vue de la composition que du point de vue de la couleur. Ses paysages sont imprégnés de l’amour contemplatif de ceux qui abordent la nature, avides de couleurs. Dans ses portraits, cependant, il y a de la tension. De Cabo regarde l’homme d’une distance superbe non sans tendresse.
Jaloux de sa peinture, il préserve ses sentiments de toute influence émotionnelle quotidienne. Ses sentiments ne coulent pas dans ses paysages, ce qui pourrait lui faire une mauvaise imitation du romantisme et, avec une générosité évidente, il accorde au paysage capturé dans ses toiles le droit de se montrer tel qu’il est. Il prétend s’être pleinement identifié au paysage majorquin.
S’il préfère le paysage dans son travail, c’est parce qu’il lui donne une plus grande marge de créativité. En peignant un paysage, De Cabo ne regarde pas le ciel, il regarde la terre. Ses pinceaux s’arrêtent, parfois, dans des aspects partiels du paysage mais qui constituent, par eux-mêmes, un prodige d’harmonie et de lumière. Une ligue peut être vu qu’il capture dans ses toiles ce qui sort de son âme, ce qui pénètre profondément dans sa sensibilité.

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