C'est libre que je suis meilleur

L’histoire de la photographie

La photographie c'est un art; c'est mieux qu'un art, c'est le phénomène solaire où l'artiste collabore avec le soleil. Lamartine

À l’époque de la Renaissance, une drôle d’invention, connue depuis l’Antiquité, est utilisée : la chambre noire (camera obscura).  Dans une boîte obscure fermée, on perce un petit trou que l’on appelle sténopé pour faire pénétrer la lumière du jour. L’image de l’extérieur se reflète alors à l’envers à l’intérieur de la boîte. Léonard de Vinci fut le premier à s’en servir pour réaliser des dessins très fidèles à la réalité en décalquant l’image projetée.
Au cours de la Renaissance, ce système connaît des améliorations :
● un miroir permet de redresser l’image à l’endroit ;
● on remplace le petit trou, par une ouverture plus grande, équipée d’une lentille en verre, ce qui permet d’obtenir des images beaucoup plus nettes et lumineuses.
La camera obscura devient « une machine à dessiner ». Elle est une aide précieuse pour les peintres, car elle leur permet de recopier fidèlement des décors et des paysages

Les traces écrites les plus anciennes des principes de la camera obscura remontent au ive siècle avant notre ère dans un livre chinois appelé Mozi

Une passion

Autoportrait

L’héliographie

Nicéphore Niépce baptise son invention « héliographie » qui signifie en grecque « écriture par le soleil ». Le mot « photographie », « écriture par la lumière », apparaît plus tard, à partir des années 1830.

L’invention de Nicéphore Niépce demandait un temps de pose très long : plusieurs heures. On ne pouvait donc pas prendre de gens en photo. Louis Daguerre inventa donc à son tour un appareil qu’il appela daguerréotype. Il permettait d’obtenir une image en noir et blanc après un temps de pose d’une trentaine de minutes seulement, ce qui fut une véritable révolution.
Ainsi arrivèrent les premières photos de personnes. Imagine qu’à cette époque, il fallait rester immobile pendant 20 à 30 minutes pour obtenir un portrait.
Au fil du temps, le daguerréotype fut remplacé par d’autres boîtes en bois plus performantes et plus rapides, mais les photos étaient toujours en noir et blanc. En 1877, Louis Ducos du Hauron réussit enfin à intégrer la couleur sur les photos.
La méthode consistait à prendre successivement trois clichés en plaçant des filtres transparents rouge, vert et bleu devant la lentille, puis une dernière photo en les superposant. Et c’est ainsi qu’apparut la couleur !
La méthode de Louis Ducos du Hauron eut peu de succès, car elle était compliquée et ne fonctionnait que sur des sujets immobiles. Les frères Lumière inventèrent donc l’autochrome, plus souvent appelé « la plaque Étiquette bleue » à cause de la couleur de son emballage. C’était une plaque de verre que l’on insérait dans les appareils photo de l’époque, permettant d’obtenir des images en couleurs avec un temps de pose d’une seconde seulement ! Cette invention eut un grand succès partout dans le monde, ce qui fit la fortune des frères Lumière. Jusque-là, les appareils photo étaient de volumineuses boîtes en bois. En 1925, arrivèrent enfin des modèles beaucoup moins encombrants et donc faciles à transporter : les appareils à soufflet, qui utilisaient toujours le système de plaques en verre.
Une photo négative est simplement une image dont les couleurs sont inversées. Avant l’arrivée des appareils numériques, il fallait être patient et passer par l’étape du développement avant de pouvoir admirer ses photos. Cela se réalisait dans une pièce sans lumière appelée « chambre noire ». Les négatifs étaient exposés sur un papier photosensible (sensible à la lumière) qui était ensuite plongé dans trois bassines de produits différents, puis rincé à l’eau. Enfin on le faisait sécher en l’accrochant sur un fil avec des pinces à linge. Ainsi apparaissaient les images positives !
En 1972, une incroyable invention voit le jour : un appareil photo au développement instantané, le Polaroid. Quelques secondes après avoir pris la photo, l’image se développe automatiquement en sortant de l’appareil ! Grâce à lui, plus besoin d’attendre pour voir son cliché. L’inconvénient était que l’on pouvait prendre seulement 8 photos par recharges et que c’était cher.
Il n’y a pas si longtemps, en 1982, on inventa le tout premier appareil numérique, mais il faut attendre les années 2000 pour que tout le monde puisse en avoir un. Aujourd’hui, les pellicules ont laissé place aux cartes mémoires, ce qui permet de prendre plusieurs centaines de clichés, et les appareils sont équipés d’écrans affichant les photos prises, une véritable révolution ! On peut ainsi les supprimer si elles sont ratées, et ne choisir d’imprimer que les plus beaux clichés.

Alfred Stieglitz

Straight photography

Le surréalisme

man Ray Icône

LEICA: La révolution

Edward Weston

Ansel Adams

Le groupe F:64

Ansel Adams

Otto Steinert

Minor White

Pop Art

La 1° photographie

Des images qui ne durent pas

Joseph « Nicéphore » Niépce, né le 7 mars 1765

Presque toutes les conditions sont réunies pour concevoir un appareil photo, mais il reste un problème : l’image au fond de la camera obscura est une projection qui ne dure pas, personne n’arrive encore à la retenir sans avoir recours au dessin. Pour réaliser une photographie, il faudra trouver un moyen de fixer l’image sur un support avec des produits chimiques. Le scientifique Nicéphore Niépce eut l’idée folle de fixer, sur un support, l’image qui était projetée sur le fond de la boîte noire. Il plaça dans sa petite boîte une plaque en étain, une sorte de métal, recouverte d’une matière qui capture la lumière : le bitume de Judée. Puis, il la laissa pendant plusieurs jours (72 heures à ce qu’il paraît !) prendre la lumière sur le rebord de sa fenêtre… Et c’est ainsi qu’apparut la toute première photo en noir et blanc de l’histoire.

Les courants de la photographie

Pictorialisme (1885) : afin de rivaliser avec la peinture, le pictorialisme s’affirme dans le dernier tiers du XIXème Siècle. Son intention est double, s’écarter autant que possible de la réalité et faire naître l’émotion artistique.
Le mouvement pictorialisme de 1890 à 1914 occupe une place charnière dans l’histoire de la photographie, dérivé du terme anglais « picture » (image), ce mouvement se constitue autour de l’idée de faire entrer la photographie parmi les beaux-arts. La mise au point vers 1880 de nouveaux appareils photographiques instantanés, de petit format et au fonctionnement simplifié, mettent à la portée d’un large public d’amateurs le procédé élaboré par Daguerre en 1839. Luttant contre la standardisation des images qui découlent de cette révolution technique, une catégorie d’amateurs issus de la bourgeoisie s’efforce d’élaborer une esthétique photographique propre et de placer l’acte artistique au cœur même de la pratique de la photographie, en s’agissant de proposer une autre mise en image du réel, en privilégiant la sensibilité de l’artiste-photographe.
Explorant les genres artistiques traditionnels tels que le portrait, le paysage ou la vue d’architecture, les photographes pictorialistes s’attachent à mettre en avant la vision du sujet et à transformer le réel à l’aide d’artifices divers tels que flous, effets de clair-obscur ou cadrages tronqués, ainsi que des techniques sophistiquées de tirage autorisant l’intervention manuelle.

le pictorialisme

Kinda Knotty

Photo-Sécession (1902) : mouvement fortement influencé par le pictorialisme dont il est issu. Son fondateur, Alfred Stieglitz, le crée en 1902, il se caractérise par des effets de flou, de frottés, par toutes sortes d’opération manuelles susceptibles d’estomper les contours des formes. Ce mouvement veut libérer « la photographie de la domination de la peinture » et élever la photographie à l’art photographique.
L’appellation Photo-Secession désigne un groupe de photographes qui sont les premiers, aux États-Unis, au début du 20eme siècle, à vouloir faire reconnaître la photographie comme un art à part entière. Mené par Alfred Stieglitz, le groupe de la Photo-Secession compte également dans ses rangs Edward Steichen, Clarence H. White, Gertrude Käsebier et Alvin Langdon Coburn. 
Après avoir rompu avec le Camera Club de New York en 1902, ces photographes, acquis à l’esthétique nouvelle du pictorialisme utilisent divers procédés afin d’obtenir des effets visuels rappelant le dessin, la gravure ou la peinture à l’huile. Cette démarche leur est inspirée par des mouvements artistiques européens tel que le Linked Ring en Angleterre, qui affichent des objectifs comparables.
Les membres de la Photo-Secession défendent activement leurs idées. Stieglitz fonde en 1903 la célèbre revue trimestrielle « Camera Work » et ouvre l’établissement appelé « Little Galleries of the Photo-Secession, » ou « 291 », selon le numéro du bâtiment sur la Cinquième Avenue de New York, où les photographes affiliés au mouvement peuvent exposer leurs travaux. En 1910, la Photo-Secession patronne une exposition internationale où sont présentées plus de cinq cents œuvres émanant non seulement de ses membres, mais aussi d’autres photographes qui partagent leurs préoccupations esthétiques. Cette exposition colossale, qui occupe plus de la moitié de l’Albright Art Gallery sur l’avenue Buffalo de New York, constitue une étape décisive dans l’acceptation de la photographie comme une forme d’art autonome.
Dès 1910, toutefois, des divisions apparaissent au sein de la Photo-Secession, si certains continuent de manipuler leurs négatifs et leurs tirages en se référant à l’esthétique picturale, d’autres finissent par voir dans ces interventions, qui altèrent les tons et la texture des images, une négation des spécificités visuelles et matérielles de la photographie, ce désaccord eut bientôt raison de la cohésion du groupe en 1917.

Alfred Stieglitz

Straight Photography (1916) : comparé à Photo-Sécession, la « photographie pure » propose un rapport au monde plus direct. Mouvement initié par l’américain Paul Strand, s’inspire de cette liberté pour s’opposer au pictorialisme et glorifier une image nette, dynamique, objective et résolument moderne, à l’image du constructivisme, en refusant totalement toute intervention sur le négatif et le tirage. Les œuvres deviennent très graphiques, parfois abstraites, et le moindre détail dans la chaîne de l’image photographique est scrupuleusement pris en compte, les photographes travaillent en studio ainsi qu’à l’extérieur en lumière naturelle.

Nouvelle objectivité (1918) : courant qui naît au lendemain de la première guerre mondiale en Allemagne. La démarche artistique consiste à illustrer la réalité sociologique récemment dévastée, rigueur et exactitude sont les deux maîtres mots du mouvement.

Surréalisme (1924) : courant littéraire initié à l’origine par André Breton, le surréalisme photographique fait son apparition en 1924 sous l’égide de l’artiste hongrois Laszlo Moholy-Nagy. L’idée principale est de représenter uniquement des traces plus ou moins définies d’objets disparus. Pour y parvenir, Mohly-Nagy et Man Ray exploitent une nouvelle technique, le photogramme, technique n’utilisant que la lumière et un support sensibilisé.

Man Ray

Nouvelle vision (1927) : grâce à l’apparition sur le marché de petits appareils maniables, comme le Leica, ces appareils donnent une nouvelle liberté à la photographie, avec l’abandon de la prise de vue frontale et horizontale héritée du siècle précédent, le courant permet aux photographes de pouvoir adopter lors des prises, des angles inédits, plongée, contre-plongée, vision latérale, ils structurent et fragmentent les clichés par des diagonales dynamiques et des cadrages en plan rapproché.

Photographie humaniste (1930), le courant apparaît en 1930 à Paris et connait un grand essor entre 1945 et 1960, approche photographique qui fait appel au pouvoir émotionnel et descriptif des images, qui place avec compassion, l’humain au cœur de ses préoccupations.

Photographie directe et le Groupe f/64 (1932) : dans les années 30, un groupe de photographes californiens, avec comme chef de file Edward Weston en compagnie de Ansel Adams et de Imogen Cunningham, souhaitant conserver une photographie pure et directe, fondent le Groupe f/64, nom correspondant à la plus petite ouverture du diaphragme de l’objectif, assurant la plus grande profondeur de champ maximum, restituant une image très nette du premier plan au dernier plan. La rigueur de leurs techniques photographiques produit une épuration visuelle de la réalité avec un démarche allant de la perfection lors de la prise de vue jusqu’à celle obtenue au tirage.

Edward Weston

Le Photojournalisme et la photographie de reportage

Photographie subjective(1950 ) : à la fin des années 1940 des photographes interrogent leur art. Par cet acte, l’introspection et l’abstraction se développent ce qui place l’image comme des équivalents d’émotions et de pensées personnelles. Otto Steiner est à l’origine de ce courant, il sera suivi par Minor White ou encore Aaron Siskind.

Otto Steinert
Otto Steinert

Nouvelle topographie (1970) : dans les années 1970, des photographes tels que Robert Adams ou Hilla Becher décident de relever par l’image le paysage tel qu’il est. Ils mettent en place une nouvelle cartographie regroupant des données scientifiques, sociologiques et écologiques.

 

Robert Adams

Le précurseur

Photographie et l’art conceptuel(1970) : dans les années 1970 et 80, la frontière entre la photographie et les autres arts s’amenuise. Des artistes du mouvement Pop Art, Andy Warhol, Pierre et Gilles désacralisent l’image en la considérant comme un matériau au service de l’œuvre finale.

La photographie c'est un art; c'est mieux qu'un art, c'est le phénomène solaire où l'artiste collabore avec le soleil. (Lamartine)

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