C'est libre que je suis meilleur

Amère réalité / Coup de foudre / Démocratie / Coup de foudre

Amère réalité

« Un homme est heureux tant qu’il décide de l’être,
et nul ne peut l’en empêcher ».

Alexandre Soljenitsine

Il a fermé les yeux, un instant, le temps d’un soupir et, de son corps déjà vaincu par l’âge, comme un tsunami, ont jailli des années qu’il croyait de bonheur. Comme s’il feuilletait un livre aux pages jaunies par la vie, à chaque page, un début d’histoire, un de ces chapitres qu’il titrait aventure. Plus ses doigts tournaient les pages et plus une douleur sourde et profonde grandissait en lui. Il connaissait la fin, celle-là même qu’aujourd’hui, il hésitait à écrire.
A la page treize, son cœur se réveilla et dans un élan de joie, il se rappela la première fois. Une image cristallisée, comme gravée jusque dans la matière blanche de ses os. Celle par laquelle il avait pris conscience qu’il avait un cœur capable de prévoir la joie avant qu’elle ne lui parvienne, capable de concevoir mourir pour un instant ensemble et capable de renoncer à tout pour pouvoir répéter le baiser de la première fois.
Le livre ouvert et le regard au delà des vitres qui donnait sur le paysage de sa vie quotidienne, il sembla suspendu à une époque intemporelle, allant de ce premier jour aux semaines durant lesquelles, il découvrait le vrai visage du mirage dans laquelle il avait vécu. De l’esprit habile, avide curieux, il ne restait qu’une carcasse qui faisait honte à cette intelligence qu’il croyait détenir. Les qualités qu’il avait appris sous la plume des grands écrivains n’était que le contenu du manuel qu’il lui fallait, aujourd’hui, retirer « Comment devenir idiot ». C’est trop tard qu’il avait compris que des qualités comme l’altruisme, la générosité ou la bonté sont, en fait, les meilleurs ingrédients pour faire de quelqu’un, la parfaite proie de l’égoïsme, la cupidité ou l’infamie.
C’est trop tard qu’il avait compris qu’il sacrifiait sa vie pour une lubie maquillée avec art et grâce. Tout ce à quoi, il croyait dur comme fer, se révéla une parfaite manipulation, si savamment orchestrée qu’il faillit éclater de rire. Lui qui se croyait accepté pour son esprit et ses qualités, n’était, en fait, que le parfait rouage pour que la machination fonctionne. Il était dans la servitude tout en croyant qu’il était le maître de son destin. Tous les choix qu’il croyait avoir fait, de raison, librement, aujourd’hui, il se rend compte, qu’ils lui ont été soufflés. En bref, il était aiguillonné comme un vulgaire mulet de trait.
Il se rendit compte des dégâts qu’on avait fait dans sa vie, jusqu’aux joies qu’ils croyaient siennes, les sacrifices qu’il prenaient croyant bien faire. Finalement, de sa vie, il ne reste que le destin pauvre de l’esclave inconscient de sa servilité. Il avait vécu, toute sa vie, avec le syndrome de Stockholm.
Il ferma le livre, le déposa sur la poussière qui étouffait sa mémoire. Il se baissa, prit la valise et sortit. Dans la rue, il pensa en souriant et se murmura: « Au moins ma mort, je la vivrais pleinement ».


Coup de foudre

le spectacle des cœurs qui savent battre à l’unisson pour conjuguer le verbe aimer comme une chanson est délicieux, salvateur et bienfaisant. Et pourtant, Certains parlent du coup de foudre comme une découverte nouvelle, comme une escalade aisée du mur de l’indifférence. D’autres pensent l’avoir reçu dès lors que leur objectif est atteint, que leur rêve devienne réalité ou presque... On a beau vouloir l’expliquer, le définir ou le cerner il reste comme un mystère et ceux et celles qui se targuent de l’avoir connu, n’ont en reçu que le contour, l’éclat imaginaire qu’ils semblent percevoir entre un instant magique perçu par inadvertance et le souhait profond auquel ils aspirent.
Il n’est pas cette ondée invisible qui transforme l’être, ni ce sourire idiot qu’on affiche pour paraître heureux. Il s’insinue doucement comme une douleur car chaque seconde passée loin et sans, est une torture, à la fois, douce et lancinante quand l’idée des retrouvailles devient palpable.
Il réveille le rêve quand le silence de la nuit devient lourd et s’apparente au soleil aux pays qui ne connaissent que le froid. Il rend floue l’ombre des autres pour limiter le net à l’être responsable. Il dirige les pensées comme un phare qui se fige pour éclairer un point sur l’horizon.
Comme une morsure brusque et brutale, il fait vibrer les entrailles quand le prénom devient une mélodie familière et apaise l’esprit quand la réponse tombe comme un verdict d’innocence.
Coup de foudre et verbe aimer se confondent dans le langage des bienheureux qui ont su le voir et le conjuguer. Au lieu de s’en flatter et le rendre anodin, ils le cachent, le préservent des regards avides et maladroits qui en terniraient la consistance.
Ce n’est ni un bijou qu’on affiche comme une médaille d’excellence, ni un vêtement tissé d’or et d’argent ni même une manière de paraître c’est le contraire des fracas prétentieux et des attitudes vaniteuses.
C’est la simplicité d’aimer avec ce que chaque lettre veut dire, dans l’intimité des cœurs qui n’ont plus rien à attendre. Ceux et celles qui ont reçu sa brûlure ne portent ni marque ni cicatrice et souffrent en silence, de la douleur de l’absence. Ils ne songent ni à se plaindre, ni à pleurer, leur tristesse est préambule au bonheur d’être ensemble.
Comme un enfant qui garde son jouet caché pour retrouver la joie de le reprendre, comme un sourire camouflé par le regard indifférent du quotidien normal, comme une joie refoulée pour faire durer le plaisir de la sentir, comme une promesse d’instant heureux que l’on garde pour plus tard, ces condamnés au bonheur savent faire taire l’enthousiasme qui réveille les convoitises, l’envie ou la maladresse. Doucement, le soir, ils se préparent à déguster la chaleur des baisers brûlants qui dessinent les contours du vrai bonheur.
Demain le cycle de l’attente reprendra son cours avec les mêmes angoisses et les mêmes douleurs, avec le même bonheur de revivre le soir, la joie d’avoir aimé et d’être aimé sans détours.
A ces abonnés au mensonge des tempêtes artificielles, à ces prétendus amoureux sans réelle passion, à ces intrus dans l’univers des corps qui se consument avec bonheur et ressuscitent heureux comme des enfants, à ces naufragés des destins dessinés sur mesure, à ces prétentieux qui cachent leur désillusion comme des tares: au lieu d’attendre que la foudre vous tombe sur la tête, ouvrez grands vos yeux, le bonheur simple passe devant vous sans le voir. Aveuglés par vos folles ambitions, le regard vers les nuages de vapeurs: l’Amour est à la hauteur de votre cœur !

Laila Essafi: Le meilleur de nous à la rencontre du meilleur en l’autre….C’est aller à l’essence ou à l’essentiel, c’est une perception fine et un art d’être qui ne sont donnés qu’à certains élus dont tu fais partie Nourr Edine


Plan de la balade

Avenue des poètes

Au bord de l'eau

Coups de cœur

Salon de thé

Galerie Photo

Sommaire

Envoyez votre e-mail

Commentaires / Facebook

Photo X Internet


Démocratie

Bien sûr, la raison réprouve la violence et l’atteinte aux symboles, aux biens publics et privés. Bien sûr, la loi doit s’appliquer à tous et à chaque contrevenant mais, que dire de cette forme de violence, insidieuse et sournoise qui fait payer aux uns sans inquiéter certains ? Que dire quand on voit que le régime des retraites est devenu une arnaque en fin de vie ?
A l’injustice, il y a peut être la réponse du sage, droit dans son respect de la loi et qui veut que le respect du choix des élus soit assuré mais, quand les élus se laissent corrompre, tant de l’intérieur par les groupes de pressions que de l’extérieur, par les puissants groupes financiers, il y a, peut être, l’obligation de manifester dans l’ordre et le calme, mais quand les dirigeants table sur ce comportement citoyen sinon, il en sort indemne et oublie les promesses des négociations.
Le pouvoir, quel qu’il soit, n’est légitime que si c’est le peuple qui le délègue et toute autre interprétation du pouvoir est une atteinte à sa volonté !

Coup de foudre

Pensées

Quand on a le privilège ou la chance de savoir traduire ce qui est insondable en chacun, la joie est d’abord, en celui qui écoute. C’est l’histoire de l’artisan qui, en plus, de créer l’objet utile, arrive à l’imaginer beau.
Il faut, toujours, que le meilleur qui est en nous rencontre ce qui est meilleur en l’autre sinon, il n’y a aucune raison de vivre.

Bonjour

Il y a, comme ça, des matins qui, même avec un ciel triste et gris, enchantent la verve et rend le verbe agile et prolifique. Comme une vague qui surgit de l’intérieur, on est, alors, comme emporté par une joie fine et véritable qui donne cette impression d’être. Dans le regard, l’air semble avoir fait sa toilette, les couleurs, plus vives et le temps, langoureux à outrance au point de croire qu’on a été drogué par… simplement, la vie. Vous respirez l’optimisme et les plus gros des problèmes deviennent, en fait, de légers nuages qui s’effilochent doucement. Il n’y a plus qu’une envie: croire en ce qu’on est, en ce qu’on a et en ce qu’on peut avoir. Sans plus ! Une sorte d’humilité qui rend la rue belle avec ces détritus que l’ignorance préfère ne pas voir. Magnanime et tolérant, le spectacle des accoutumances acceptées sans discuter paraissent inhérentes au choix involontaire d’un niveau d’instruction juste tolérable mais suffisant pour savoir compter les pièces jaunes du misérable quotidien. Toute cette mélasse, ailleurs, insupportable devient, alors, comme une philosophie qui sauve, quelque part, quelque chose. L’erreur, elle-même, est humaine, comme la connerie, d’ailleurs. Pourquoi alors, s’en offusquer ?
Doucement, après un haussement d’épaule, la tête se détourne et le cœur, d’abord endormi comme un labrador rassasié, se réveille. C’est une piqûre légère, un appel d’air qui interpelle et, quand le regard atterrit sur la grâce qui vous est chère, l’esprit virevolte, le corps danse et le verbe se libère et, en moi, comme une larme qui s’évapore, en entraînant avec elle toutes les misères, ma vie redevient un rêve auquel je m’oblige à croire. L’amour, alors, reste mon seul échappatoire. Doucement, je sors luth et violon et, dans une harmonie complice et agréable, la musique enchante le mot et la vie devient chanson…
Belle douleur de l’absence quand je sais que je te reverrais, plus belle. commence la chanson, Pure dans l’amour qui fleurit dans tes regards et si fine que le silence lui-même s’oublie dans sa plénitude. Amère souvenir du dos qui s’en va, qui s’éloigne jusqu’à ne plus être qu’une vague image de beauté transparente. Ombre fraîche qui feuillette les pages de ma mémoire et pénible retour du temps où la solitude devient reine. Étouffant le cœur qui n’aspire qu’à aimer comme on respire. Les mots s’écorchent au contact de l’absence cruelle et impitoyable.je peine à dessiner ton visage car le soleil aveugle l’artiste qui travaille. Et dans l’obscurité apparente du jour, en ton absence, c’est le bruit de ta voix qui me tient éveillé. Entre tes yeux, mon point cardinal qui dirige mes pensées et je veux mourir, couché sur le côté que j’utilise pour te regarder.
Finalement, on comprend que toute l’intelligence est dans le pouvoir de compartimenter nos émotions. Il ne sert à rien de mélanger la colère au doux besoin d’aimer. Séparer les couleurs pour mieux contrôler les nuances et finir sa journée dans un sommeil heureux et tranquille.
A bon entendeur, salut !

This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish. Accept Read More