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Histoire du Maroc: Re-lecture

Histoire du Maroc

Part I

Idriss 1°

Je m’en vais regarder la longue histoire du Maroc et pour cela je dois aller jusqu’à l’Empire romain qui ont soumis à leur loi tous les rivages de la Méditerranée et n’ont pas épargné le Maroc, que l’on appelait à l’époque Maurétanie tingitane. Ils ont bâti au pied du massif du Zehroun la cité de Volubilis dont il nous reste de belles ruines mais que nous ne visitons que du coin de l’œil. Plus je vais dans cette balade de notre mémoire, et plus je découvre que les tribus berbères ont résisté aux Romains comme elles résisteront à tous les envahisseurs qui leur ont succédé. D’ailleurs, dès le règne de l’empereur Dioclétien, à la fin du IVe siècle, les Romains ne maintiennent plus qu’une maigre présence sur la côte, autour de Tanger.
Au VIIe siècle, les Arabes qui déferlent, peu après la mort du prophète, amènent avec eux leur langue et surtout la religion musulmane. C’est Un prince arabe issu d’Ali et Fatima, la fille du prophète, qui se réfugie dans le Moyen Atlas et que les Berbères locaux le portèrent à leur tête en 789 sous le nom d’Idriss 1er. C’est son fils, Idriss II qui fonda la première dynastie, après l’assassinat de son père par un agent du calife abbaside, avec Fes pour capitale. Le sang avait déjà coulé, en ce temps pour le pouvoir.
An X, des Fatimides, envahisseurs arabes venus d’Égypte, et des Ommeyyades de l’émirat de Cordoue, en Espagne mirent fin au règne des idrissides.
Je marque une pause pour cogiter, un peu, sur nos origines, d’abord et vant tout berbères et c’est même le terreau original de notre identité première. Certains prennent le train en marche et tentent d’occulter la partie du voyage qu’ils refusent de revoir. Un peu comme si le monde n’avait commencé qu’avec eux. On appelle cela la falsification de l’Histoire.

Part II

J’ai passé l’après midi à essayer de me faire une idée sur ce qui s’est passé dans notre région et ce bien avant l’arrivée de l’Islam. Une vérité que nul ne peut contester, c’est qu’il n’y avait pas de pays avec des territoires tracés par des géomètres mais une myriade de tribus berbères.
Après la mort du prophète et les califes Errachidins, la communauté musulmane s’est trouvée scindée. D’une part Ali et ses disciples et de l’autre, Moawiya et les siens.
Nous étions aux idrissides. Il faut se rappeler que Idriss 1er, est accueilli par la tribu berbère des Aouraba, qui vit autour de Volubilis (Oualila en berbère), sur de riches plateaux céréaliers (près de l’actuelle Meknès. Reconnu comme roi, le nouveau venu rejette l’autorité du calife abbasside de Bagdad. Il épouse la fille du chef des Aouraba et prend le nom d’Idriss Ier.
A cette époque, nous sommes à l’ère de Haroun Rachid, le célèbre calife des mille et une nuits. Le 14 septembre 786, à Bagdad, sur les bords du Tigre, Haroun al-Rachid devient calife, c’est-à-dire « remplaçant » du prophète Mahomet. Son titre lui confère l’autorité sur la totalité des musulmans à l’exception de ceux d’Espagne.
Un petit retour en arrière, nous ramène un peu après la mort du prophète Mahomet (632), ses successeurs, les califes de la dynastie des Omeyyades, ont établi leur capitale à Damas, en Syrie. Mais une sédition née en Perse entraîne en 750 le massacre du calife régnant et de toute sa famille. Une nouvelle dynastie de califes, les Abbassides, accède au pouvoir. Elle s’installera plus tard à Bagdad. Un Omeyyade, cependant, a survécu au massacre. Il s’agit du petit-fils du calife Hicham, dénommé Abd al-Rahman al-Daklil. Après de longues péripéties en Afrique du nord, Abd al-Rahman al-Daklil débarque en Espagne.
Ceci pour l’histoire des manuels mais en réalité, La péninsule ibérique a été conquise un demi-siècle plus tôt par un chef berbère du nom de Tarik Ibn Ziad. Notre illustre Zakia Daoud dans son livre sur ce chef guerrier à la tête d’une armée traverse le détroit de Gibraltar pour la conquête d’une partie de l’Espagne. Il est jalousé par son chef hiérarchique Moussa Ben Nouçair qui s’attribue tous les succès ; heureusement que le Khalife Omeyyade rétablira la vérité..
Je fais une pause pour laisser décanter toutes ces informations. Ce qu’il faut retenir, c’est la présence berbère dans tout ce qui s’est passé dans cette région. Si notre mémoire est pauvre quant aux personnages qui ont presque tout fait, c’est un peu parce qu’on a voulu « arabiser » tout notre passé. Quand on parle de Tarik Ibn Ziad, on oublie de dire qu’il était berbère. Et on verra, tout au longe de ce qui va advenir, la présence berbère est réduite, voir absente.
Après la mort du dernier grand roi wisigoth, Wamba, en 680, l’Espagne wisigothe se fragmente, en proie à des luttes claniques liées au caractère électif de la monarchie. L’un de ses successeurs, Wittiza, a pris la précaution d’associer au trône son fils Agila, mais à sa mort en 710, un clan rival élit un autre prétendant, Rodéric (ou Rodrigue).
Agila appelle à l’aide un seigneur établi sur l’autre rive de la Méditerranée, l’émir de Tanger Mousa ibn-Nocair.. Ce dernier envoie un corps d’armée commandé par un jeune chef berbère latinisé et fraîchement converti à l’islam, Tarik ibn Zyad.
C’est de cette manière que nous sommes arrivés en Espagne et quand je dis nous, Tarik était berbère et ses soldats aussi !

Part III

Cette quête que nous entreprenons pour relire l’histoire semble déranger ceux qui, déjà, commencent à se demander: « Oui et alors ? Qu’est-ce que cela va changer ? » La réponse est dans la question pour celui qui veut d’abord, se libérer de cette chape de plomb qui nous oblige à ne pas chercher à savoir. Pourquoi pas ? Notre passé nous appartient et nous devons l’épurer, le relire et en garder le meilleur.
Je continue alors et libre à chacun de m’accompagner ou pas.

Nous étions vers l’an 1000 ou à peu près. les Idrissides disparaissent, victimes des Fatimides, envahisseurs arabes venus d’Égypte, et des Ommeyyades de l’émirat de Cordoue, en Espagne. Idriss 1er fut assassiné par un agent envoyé de Bagdad. Les experts de l’Histoire nous diront pourquoi. Reconnu comme roi, le nouveau venu avait rejeté l’autorité du calife abbasside. L’Histoire nous le dira, pour les autorités de Bagdad et de Damas, l’Afrique du Nord n’était que la source de richesses et d’esclaves et nous sommes loin de l’image des missionnaires venus répandre l’Islam. A bien réfléchir, nous étions les pays Mayas et Incas pour les conquistadors espagnols. La religion servait l’installation de l’autorité sous les apparences de guerres saintes.
Idriss 1er, devenu roi, unifie le nord du Maroc autour de sa dynastie, les Idrissides. Il quitte Oualila et transfère sa capitale à Fès. La ville devient ainsi le premier foyer de la culture marocaine. Quel intéret avait le grand califat de Bagdad à éliminer Idriss 1er si l’Islam était sa seule préoccupation ?
Après les idrissides, des tribus Senhadja se lèvent dans le Sahara et descendent, d’abord, le fleuve Niger pour détruire l’empire du Ghana et remontent, ensuite vers le Nord.
Nous sommes en 1069 pour ceux qui veulent épouser la thèse de la junte militaire, en Algérie, qui prétend défendre le peuple sahraoui et il serait inutile de chercher à vider de tout sens cette prétention qui n’a aucune assise historique. Il faudra, toujours rappeler, que les frontières actuelles ne sont nées que dans l’esprit du colonisateur. Les tribus berbères s’étendaient de l’Est à l’ouest et du Nord au sud, tant avant l’arrivée des arabes qu’avant celle des colons européens. 1058, Les almoravides fondent Marrakech et remontent vers le Nord, traverse enfin le détroit de Gibraltar pour secourir les émirs omeyyades, en butte à l’offensive du roi chrétien de Castille Alphonse VI (assisté d’un fameux chevalier, le Cid).
Quand on nous parlera de l’Andalousie, au lieu de l’image idéale d’une dynastie arabe venue d’Arabie, il faudra ajouter les valeureux guerriers berbères, venus du Sahara, et qui ont permis la conquête de la péninsule ibérique.

Part  IV

Nous sommes vers 1147, quand Dans le Haut Atlas, un lettré du nom d’Ibn Toumert prêche le retour à une foi en l’unicité de Dieu. Dynastie berbère issue d’un groupe religieux formé au début du XIIe siècle, les Almohades renversent les Almoravides et leur succèdent à la tête d’un grand empire comprenant l’Afrique du Nord et l’Espagne musulmane. Leur nom arabe, al-muhawwidûn, fait référence à l’unité divine (tawhîd) qu’ils proclament, concept religieux objet de controverses importantes dans l’islam médiéval.
L’Islam politique était-il né à cette époque ? C’est en effet avant tout sur cette dimension religieuse qu’ils s’appuient pour contester le pouvoir almoravide, sous l’égide d’un savant religieux auto-proclamé mahdî (messie), Muhammad ibn ‘Abd Allâh Ibn Tûmart. (Mohammed Ibn Toumartou Mouhammad Ibn Toumert), Encore un berbère, né dans le Sous de la tribu berbère des Harga, appartenant elle-même au groupe tribal des Masmûda, il étudia en Espagne, en Égypte et en Syrie, puis revint au Maroc avec la résolution d’y purifier et d’y rénover la vie religieuse. À Tinmel, dans le Haut Atlas, il organisa une communauté à qui il prêcha la pureté, le rigorisme et une stricte conception de l’unicité de Dieu (d’où le nom d’Almohades, de l’arabe al-mowahhidoun, « unitaires »). En 1121, s’étant proclamé mahdi, il lança ses partisans contre la prétendue impiété et les déviations doctrinales des Almoravides, amollis par la douce Andalousie, et propagea une réforme religieuse et morale puritaine. Avant de mourir, il proclama calife son disciple et compagnon Abd al-Moumin. Une fois au pouvoir, ils lancent des mouvements de persécutions, notamment contre l’école juridique malikite qui soutenait le pouvoir almoravide.
Ibn Tumert côtoya plusieurs courants qui vont profondément l’influencer : l’asharisme, la théologie du philosophe al-Ghazâlî, et le chiisme (notamment sous sa forme persane). Tant sur la conception du monde qui en découle que sur la question, très controversée, des attributs de Dieu, Ibn Tûmart y trouve matière à développer un courant religieux nouveau en Afrique musulmane.
Dans le paysage actuel, on peut retrouver cette tendance à prendre l’ancien pour en faire un nouveau et inventer, à chaque fois, un nouvel Islam. Une sorte de prestidigitation intellectuelle pour prendre le pouvoir. Que nous allons vers Ibn Taymiyya ou vers Hassan Al Benna, le processus est le même quand on commence à remettre en question le courant en place pour imposer une nouvelle façon de croire. A chaque fois, le lien commun à ces « réformes », est le retour vers le temps du prophète.
en effet une conception anthropomorphe de Dieu qu’Ibn Tûmart assimile à une forme de polythéisme, par opposition au principe de l’unité divine (tawhîd en arabe) qu’il promeut. C’est bien dans cette idée de rétablir le véritable islam, censément dévoyé par les Almoravides, qu’Ibn Tûmart met en place sa contestation politique, qui est donc d’abord une contestation religieuse : il leur reproche en effet de pratiquer un juridisme excessif fondé uniquement sur l’étude des textes de droit, et d’avoir abandonné l’étude du Coran lui-même et de la tradition musulmane. Enfin, il attaque avec virulence les fuqahâ’ malikites, c’est-à-dire les juristes qui forment en réalité, selon le mot de Maxime Rodinson, « l’armature idéologique du régime almoravide ».

Part V

Le but de cette quête n’est pas de reprendre l’histoire des dynasties qui ont gouverné le Maroc mais de retrouver le citoyen dans sa longue aventure depuis les premiers hommes. Quand j’ai fouiné derrière les gros titres de l’Histoire officielle, celle qu’on enseigne dans les écoles. N’importe quel esprit, pour peu qu’il s’obstine à rester objectif, comprendrait que le choix des événements, des personnages et de leur description est loin d’être fidèle à la réalité. Des trois dynasties (Idrissides, almoravides et al mouahidins), il semblerait que toute la lumière a été dirigée sur l’entité arabe plutôt que sur l’entité amazigh, pourtant, le facteur berbère est la colonne vertébrale de l’établissement des dynasties. Que ce soit pour Idriss 1er ou Moussa Ibn Noçair ou Ibn Tumert, sans les berbères, ceux de la tribu des zenatis pour Idriss 1er, Tarik Ibn ziad, un chef berbère ou Ibn Tumert, lui même, un berbère, du Souss, qui a émigré au Moyen Orient pour son érudition, l’histoire de la région aurait été autre.

L’Histoire du Maroc est liée à celle des berbères et n’a pas débuté à la dynastie des idrissides mais remonte, très loin, dans l’histoire de l’humanité.

D’abord, le vrai nom des Berbères est AMAZIGH qui veut dire « homme libre et noble ». Leur localisation géographique s’étend sur plus de cinq millions de km². Les berbères occupaient plusieurs régions: Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte, Niger, Mali (les Touaregs), Mauritanie, Burkina-Fasso, Libye, Iles des Canaries, Melila ! Leur histoire remonte à plus de cinq mille ans. Avec les grecs, on les appelait les barabarus. Avec les romains, ils ont gardé le nom mais n’ont jamais réussi à les soumettre.
On a pu établir en Afrique du Nord, au moins 3 royaumes:
– 250 ans avant J.C: Le Roi Syphax, né en 250 av J-C. Il a essayé de créer la paix entre Rome et a cédé Carthage.(Tunisie), aux Phéniciens. La ville deviendra une puissance dominante en Méditerranée occidentale. Le roi Syphax sera vaincu et capturé et meurt en -202 avant J-C à Rome.
– Le Roi Massinissa, né en 201 avant J-C. La guerre opposait Carthage à Rome et, le Roi Massinissa rallia Rome jusqu’à la chute de Carthage en 146 av J-C.Il est le premier Roi de la Numidie unifiée. Pour les historiens, la période numide de l’Afrique du nord commence vers 250 avant Jésus-Christ avec l’émergence de deux royaumes berbères au nord de l’actuelle Algérie et issus des Capsiens sédentarisés depuis le néolithique. Il s’agit du royaume des Massyles à l’Est avec Cirta (Constantine) comme capitale, et celui des Massaesyles à l’Ouest dont Siga (Oulhaça El Gheraba).

C’est dans cette direction qu’il est important d’aller.

Part VI

Nous sommes à plus de 5000 ans avant J.C, à la recherche de ce qui peut nous expliquer, nous éclairer sur ces origines qu’on a voulu, pour je ne sais quelle raison, garder sous un voile opaque ou mieux derrière un verre déformant. Je suis parti voir ce qui s’écrit sur nos premiers ancêtres et chose étrange, les versions divergent !
J’ai d’abord trouvé, qu’outre Atlantique, il y a des universités qui s’intéressent à la question amazigh. A l’université de Columbia, deux chercheurs, Richard Bulliet et Jean-Paul Desaive ont pondu une thèse, intitulée « Botr et Beranes » ou l’hypothèse de l’existence de deux catégories de berbères.
– En s’appuyant sur des données provenant des domaines de la linguistique, de la technologie agricole, de la technologie de harnachement et de l’histoire du costume, la conclusion peut être avancée que la division entre les deux groupes reflète des aspects importants de l’évolution sociale et économique du peuple berbère dans la période pré- Période islamique.
– Dans les sources qui se rapportent à la période antérieure à la conquête arabe, on ne rencontre nulle trace de ces termes ni une quelconque division des Berbères en deux catégories bien tranchées, cependant l’historiographe arabe Ibn Khaldun se fait l’écho d’une acception ancienne de ces mots selon laquelle ils désignaient les ancêtres éponymes de deux grandes lignées de tribus berbères. L’érudition contemporaine n’acceptant plus les généalogies Ibn Khaldun. C’est dans l’œuvre d’Emile-Félix Gautier qu’il faut aller trouver l’explication.
Émile-Félix Gautier, né le 19 octobre 1864 à Clermont-Ferrand et mort le 16 janvier 1940 à Pontivy (Morbihan), est un géographe et ethnographe français. Normalien, agrégé d’allemand, explorateur et administrateur à Madagascar, professeur à l’Université d’Alger à partir de 1899, il a écrit plus de 130 livres et articles sur Madagascar, l’Afrique du Nord et le Sahara.
Gautier voyait dans cette division le signe du conflit primordial entre désert et des cultures: Les Botr étaient des nomades chameliers, les Beranès des montagnards installés dans des villages. Dans un compte rendu approfondi publié en 1930 William Marcais qui expliquait les deux termes « Bors » et « Beranes »: Les mots « butr » et « baranis » étaient parfaitement intelligibles en arabe maïs pas en berbère. Baranis est le pluriel de burnus signifiant burnous longue peignoir à capuchon pendant que butr, au pluriel d’abtar, a le sens de coupé ou par une analogie plausible celui de vêtement court, distinct du burnous.
On a pu ainsi, déterminer que
– l’existence des Berbères Botr se manifeste à partir de l’époque romaine tardive puis aux périodes vandale et byzantine. Il s’agit, à l’origine, de celles des tribus berbères probablement apparentées qui fournissaient en main-d’oeuvre agricole, les Régions de Libye et de Tunisie, mises en culture par les Romains Ces Berbères portaient un vêtement caractéristique: tunique sans manches et courtes cap comme ils montraient un sens aigu de l’innovation inventant ou améliorant plusieurs procédés techniques importants.
– les Beranès appartenaient aux tribus berbères les plus isolées de l’espace romanisé où dominaient agriculture de marché,. Les Beranès portaient le burnous au lieu des vêtements courts des travailleurs des champs, ils vivaient surtout en région montagneuse et étaient maintes fois en conflit avec les tribus Botr. La confusion qui fait designer comme des Beranès, les Touareg et autres tribus berbères du Sahara méridional la fois parce que leurs longues robes aux yeux des Arabes et parce que leur propre histoire empêchait les généalogistes berbères de les rattacher commodément aux autres tribus.

Annexe 1

Il était naturel de me tourner vers nos experts locaux pour accéder à leurs travaux et, depuis la constitution de 2001; nous pouvons nous enorgueillir d’avoir un Institut Royal de la culture Amazigh ou IRCAM. L’institut a son site web et, normalement, l’accès au site devrait être le premier pas à faire pour tous ceux qui veulent s’informer, apprendre, se documenter sur la question.
Mon premier contact est laborieux à cause d’une navigation peu fluide et naviguer sur ses différentes rubriques demande persévérance et patience.
Je prends mon courage à deux mains et tente d’accéder à la bibliothèque de l’IRCAM qui, comme l’annonce sa présentation, est une bibliothèque spécialisée dans les domaines de la langue et la culture amazighes. Le fonds documentaire de la Bibliothèque est à la fois spécialisé et encyclopédique. Outre la thématique amazighe, la collection de la Bibliothèque couvre également les disciplines principales suivantes :
Généralités
Philosophie
Religion
Sciences sociales
Langues
Sciences exactes
Technologie
Art
Littérature
Histoire et géographie…
J’accède au catalogue, rubrique: Histoire des amazighs. Un volume m’intéresse:
2000 ans d’histoires marocaines — Péroncel Hugoz
On me demande de « réserver » le document et quand je confirme, il me faut un User et un password !
Je cherche, en vain, comment s’inscrire et je finis par envoyer un mail à l’IRCAM….

Part VII

Des informations parcellaires et une multitude de thèses, toutes aussi élucubrées, les unes que les autres. Tel est le piteux spectacle de la plus grande et la plus longue période de notre histoire. Pour certains, nous descendons des caneens, pour d’autres, nous aurions des ancêtres venus du Yemen. Dans d’autres documents, nous avions essayé d’attaquer les pharaons et il y a même certains qui vont jusqu’à nous disséminer à travers le monde. Des spécialistes, des experts et des érudits s’emploient à décortiquer les millénaires dans le passé pour dénicher la trace de nos illustres aïeuls !
Qui croire et que croire ? Me voilà revenu au point de départ pour constater que l’histoire des amazighs a été brassée jusqu’à ne devenir que comme des bribes de pages éparpillées par le vent. L’orchestration a été si savamment menée que tout notre passé a été effacé et, comme par hasard, le temps semble n’avoir retenu que les périodes qui coïncident avec l’islamisation de l’Afrique du Nord. Si, de temps à autre, nous retrouvons quelques facettes de civilisation, elles sont noyées dans les discours qui tentent d’escamoter, à la fois, notre capacité à être, tour à tour, laïcs, ou de confession juives ou catholique. En fait, nous n’avons pas toujours été musulmans malgré cette tendance à ne nous décrire que comme des disciples des conquérants. Rares sont citées des révoltes ou des insurrections contre l’étranger venu nous apprendre à comment et qui prier. Comme atteinte d’une amnésie sélective, l’histoire semble n’avoir retenu que ce qui glorifie le discours religieux venu d’Arabie. En fin de compte, j’ai, à la fois, de la peur et de la colère. Peur quand j’imagine la finalité de cette manipulation collective qui vise, à l’instar du nouvel ordre mondial, de nous désapparier de nos racines et de nos origines et de la colère quand on constate que beaucoup souffrent du syndrome de Stockholm quand ils se mettent à défendre les ravisseurs.
La vidéo qui suit montre ce que l’auteur veut appeler « renaissance » mais, quand on analyse le contenu, on constate qu’il y a une sorte d’omerta officielle sur l’histoire, ce passé qui demeure dans l’ombre de l’establishment en place ! On apprend aux enfants à lire et écrire tifinagh sans les replonger dans les valeurs qui ont fait leurs ancêtres.

 Fondée au IIIème siècle avant J-C. C’était alors la capitale de la Maurétanie. La Maurétanie était alors le territoire des berbères. Volubilis fut donc à la base une ville berbère.

classée au patrimoine mondial de l’UNESCO

Mounaim Zenati Il faut préciser que Idriss 1 était arabe et musulman et il a été accueilli par les tribus Zenati et il s’était marié avec Kenza Zenati la fille d’un chef de tribu il été assassiné alors que Kenza était enceinte elle a gardé le secret jusqu’à la naissance de Idriss qui deviendra Idriss ll né d’un père arabe venu de Bagdad qui était venu introduire l’islam dans la paix et l’amour en se mariant avec Kenza qui a transmis le message à son fils

Zakia Daoud

Yevrah Iguet De son vrai nom : Tariq ayt ziad ,, ibn c’est les arabes qui l’ont changé.

Wamba, roi Wisigoth

المرابطون

Les almoravides

Belghazi Kasbaoui Oui notre passé nous appartient et nous devons l épurer et en garder la vérité notre identité en dépend !

Ibn Toumert

Les almohades

Géolocalisation des tribus berbères

Youness Harmouch Les Romains ont vaincu Syphax avec l’aide de Massinissa, ce dernier ne peut pas être née en 201 avant J-C.

Youness Harmouch Les Fatimides prennent leur essor en Tunisie. C’est Agila II qui est fils de Witiza. C’est le compte Julian qui a aidé Tarek Ibn Ziyad, il était gouverneur de Sebta et aussi d’origine Amazigh.

Fouad Eljai Au moins six mille ans !
L’accent et les festivités des soi-disant 1200 ans en 2012 est un sacré coup pour détourner l’attention d’un autre événement…

Driss DeNice L’histoire de l’Afrique du Nord, Tamazgha, ne devrait pas être révisée, mais réécrite. Elle est falsifiée d’une façon grotesque !!!
Par ex, des études génétiques sérieuses ont montré l’absence de toute trace génétique de l’ethnie arabe dans les populations actuelles de la péninsule ibérique, alors que l’héritage génétique amazigh y représente 9% …
Comment expliquer cela ?!

Source:  Etude de Abdelhafidh Hajjej, Wassim Y. Almawi, Lasmar Hattab, Amel El-Gaaied, Slama Hmida

Braver Taxidriver J’apprécie et je partage, mais je signale qu’une théorie (qui me plait) prescrit que les phéniciens et Amazigh font un seule peuple marin, au Liban se trouvaient des ports d’attaches plutot qu’origine des phéniciens …à vérifier !

Fouad Bousfiha L’important c’est la filiation, ou fidélité et constance dans la transmission des us et coutumes, qui se sont maintenus dans l’histoire de notre pays. Le Maroc n’a jamais renié ses origines autochtones et poursuit sa marche vers son intégrité territoriale en dépit des batailles d’arrières gardes que lui voue un système suranné et moribond.

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Le meilleur pour la fin

Lanceur d'alerte Décidé à surveiller les magouilleurs de la conscience sociale, je resterai à observer leurs tentatives à dénaturer notre identité et, s'ils oublient le long et prestigieux passé qui a fait de nous, ce que nous sommes et aspirons à être, pour délégitimer le droit qu'ils prennent pour nous affubler d'une identité importée, je n'userai que de deux arguments, essentiels à mon existence sur cette planète: Nos origines profondes et communes et l'universalité des droits dont tout humain doit jouir pour ne pas perdre sa dignité. Ils ont le droit de s'engouffrer dans n'importe quelle façon de voir, le droit de croire que c'est au paradis qu'on trouve des nymphes, toujours, vierges et à volonté, le droit de ne se soucier que de ce qui se passe après la mort, c'est leur choix et leur folie et il ne mériteront mon respect que s'ils tiennent compte de mon propre choix et de ma propre folie. Chacun de nous, dans son existence propre a ce droit inaliénable de croire en ce qu'il veut. C'est un fait qu'il faut respecter pour nous éviter de perdre du temps à combattre l’ignominie et la manipulation. Ils ont le droit de couvrir leurs femmes et leurs filles, c'est un choix qui ne concerne qu'eux, ils ont le droit de faire de leur enfants des automates qui apprennent sans comprendre et qui n'ont que le choix de leur obéir. C'est leur vie, leurs délires et leur conception mais, ils ne doivent, en aucun cas, essayer de vouloir me l'imposer. Nous jouissons, eux comme nous, des mêmes droits et des mêmes libertés. Quand le fait de placarder le nom d'une hypocrite sur le coin de la rue devient arrogance, j'ai le droit de leur enlever le droit de maquiller l'espace public à leurs couleurs. L'espace public est neutre et doit le rester sinon, nous sommes face une hégémonie qui grignote nos droits et libertés Les fatwas qu'ils débitent ne concernent que leur secte, les comportements qu'ils veulent uniformiser pour vivre leur folie est une atteinte à la citoyenneté qui nous unit. Je ne suis ni saoudien, ni iranien. Mon pays me suffit et doit me suffire en dépits de toutes les prétentions. Il n'appartient à personne et sa souveraineté n'a été empruntée qu'à la longue histoire qu'il a réussi à construire grâce à ses femmes et ses hommes. A bon entendeur, salut ! NOURR Edine © 2020

Publiée par Nourr Edine sur Lundi 1 juin 2020

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