C'est libre que je suis meilleur

Rien qu’elle / Fascisme / Esquisse / Vivre ainsi / De l’Art, /

Ah, Dieu ! Oserai-je en parler ?

Rien qu’elle,

Derrière le masque dur,
l’air ailleurs presque indifférent,
derrière les relents d’orgueil
torse rempli d’air et ventre retenu,
derrière la menace impulsive
et les narines frémissantes,
il y a un cœur de dentelle fragile
qui se cache et palpite
derrière une dure carapace.
La nature est ainsi faite
elle protège le précieux et le vital
par des forteresses osseuses.
Cerveau précieux ou muscle indispensable
l’œil au regard qui transperce le mensonge,
Derrière cette montagne
de chaire et de sang
il y a une présence délicate
sensible au parfum des fleurs,
aux senteurs qui réveillent les entrailles.
Présence invisible derrière le sourcil dru
qui annonce l’intention cruelle
et pourtant,
il suffit que des cils tremblent
qu’une lèvre se mouille et se prépare
qu’un auriculaire s’élève, élégant
comme une bannière de vainqueur,
qu’une poitrine imprime au rire clair
le sensuel qui dévaste les certitudes,
Il suffit qu’elle daigne
voir avec insolence
ce qu’elle a hésité à regarder
pour que le temps tremble et se fige,
pour que le sol disparaisse et laisse
les pieds suspendus
et le souffle coupé.
Elle se contente d’être
face au pénible effort
d’être remarquée.
Elle fait semblant
de nous croire intelligent
dans son apparente fragilité
elle est patiente et sereine
jusqu’au coup de grâce
qui débute au baiser.

Vivre ainsi

Coupé du regard
auquel j’ai cru.
C’est ainsi, semble-t-il,
que le monde est fait.
Un désert avec, ici et là,
quelques fleurs, déjà gagnées
par la maladie commune
à tous les cœurs qui vivent,
avec ébahissement, devant
leur propre image !
L’altruisme est un leurre
qui engendre la servitude
On te dit bon et généreux
parce que tu ne gardes pour toi
que ce qui ne leur sert pas.
Donner, offrir jusqu’au rire
et se retrouver braisé
par le feu de la déception.
Vivre ainsi, coupé du monde
étranger dans le destin
que j’ai, moi-même, fabriqué
sur des gestes auxquels j’ai cru,
c’est la plus belle des erreurs,
la plus belle des leçons
mais le pire des châtiments,
sans pourtant rien faire,
que de croire qu’aimer
est un privilège rare qui
ne brûle que les cœurs purs.
Si vous voulez me voir
j’habite, heureux et seul,
au dernier étage de la solitude.
Je ne brade plus les mots
que l’ivresse de la vie
me faisait inventer,
je garde ma peine au fond
de ce qui reste à ma mémoire

"La beauté véritable, ce sont des rayons qui jaillissent des profondeurs sacrées de l'âme et éclairent l'extérieur du corps, comme la vie jaillit du fond du noyau et donne à la fleur une couleur et un parfum."
Khalil Gibran

"Pour mourir en toi et vivre par toi. Etre Imbécile et heureux à la fois. Est-ce donc de l’Amour ou de la fusion. Seul le silence enlèvera cette confusion"
Ibrahims Kone

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"J'aime les bouches sans venin,
les cœurs sans stratagèmes."
Victor Hugo

Fascisme

Après la seconde guerre mondiale, les alliés se sont retrouvés avec des milliers de « jeunesses hitlériennes » complètement embrigadées. Il a fallu les « dézanifier », leur faire comprendre qu’il y a autre chose que la race aryenne et que le monde est grand par ses différences. Les alliés se sont mis à utiliser les salles de cinéma qui servaient à leur embrigadement sous Hitler, pour leur montrer les horreurs des SS et de la Gestapo. Petit à petit, les allemands ont commencé à se rendre compte qu’on leur avait menti.
Quand le jeune Hans Muller demanda à son officier, dans l’immense camp de prisonniers: « Ce n’est pas vrai tout çà ? », l’officier lui répondit qu’il faut plus de courage pour accepter la vérité que le mensonge ! »
Le fascisme se répand facilement parce qu’il colore le rêve avec des couleurs familières mais le temps finit toujours par venir à bout de toutes les propagandes. Pendant que de la jeunesse, on fait de la chaire à canon bon marché, les enfants d’officiers sont préparés à commander.
C’est quand le médecin russe s’agenouille pour soigner le soldat allemand blessé que ce dernier comprend qu’on l’avait trompé. La notion d’ennemi n’est qu’un subterfuge pour transformer en haine toute empathie dans le cœur des guerriers. Chez les russes, les prisonniers allemands ont été confiés à la population et quand l’heure du retour arriva, la femme russe, en saluant les prisonniers qui partaient leur dit: « Revenez quand vous voulez mais revenez sans armes ! »
La haine de l’autre triomphe, un instant mais l’amour revient toujours dans le cœur des hommes. L’humanité n’est pas née pour le crime et le mensonge sinon Dieu prépare, alors, l’enfer pour tout l’univers.
Il faudra réfléchir deux fois avant de croire que l’ennemi vient toujours de l’extérieur, la plus grande menace est celle qui germe en deçà des frontières. Fascisme et intégrisme ont en commun, la bêtise de faire croire qu’on est supérieurs aux autres sinon il faudra m’expliquer pourquoi le fils du cordonnier se sacrifie en s’explosant pour que le fils du prédicateur s’en va, en 1° classe, faire des études chez les mécréants ?

"J'ai peur de ton regard qui scrute et qui m'observe, j'ai peur de ta présence, j'ai peur de ta beauté, j'ai peur de tes mains et j'ai peur de t'aimer…."

Frédérique DEGHELT .

Esquisse

Baignée par la lumière
qui tombe de la lucarne,
ses courbes se dessinent
avec cette secrète sensualité
qui donne au pinceau tremblant
la magie du génie créateur.
Je ne la regarde pas,
je l’imagine,
quand elle bouge
comme une reine
que le regard acclame.
Le souffle coupé
par tant de vertige
sur des courbes assassines.
Entre le volume tranquille
de la hanche envahissante
et l’épaule nue et fragile,
s’écrivent en filigrane,
tous les poèmes qui s’évadent,
entre le baiser imaginaire
et le silence sous les paupières,
quand l’amour brûle doucement
tous les rêves qui grouillent
sous l’écorce du silence.
Dieu, qu’elle est belle, immobile !
Je change d’angle pour mieux voir
ce qu’elle cache sans le vouloir
et comme l’artisan qui pense
la forme de l’objet qu’il crée,
j’imagine, pour elle,
la lumière qui éclaire,
pour le regard affamé,
toutes les courbes et les lignes
qui donnent aux volumes
les grâces divines mises en elle.
Avec les pointes chargées de suie,
j’ajoute les ombres pour cacher
ce qui peut offenser les pudeurs.
Des heures passent et s’allongent
sur le travail qui prend forme,
la toile blanche s’anime,
les nuances se dispersent
et le corps nu apparaît
comme une lueur dans la nuit,
de celles qui donnent envie,
suggèrent des vagues infinies
comme le ressac des océans
qui grignotent la tranquillité
entre le sein insolent et
les lèvres qui frissonnent
en attendant le baiser.
Peintre de la vie, artiste de l’amour,
elle a su faire de moi, le serviteur,
pour elle, fidèle et dévoué.

De l’Art, quand il s’écrit en majuscules

Quand l’humain s’évapore sur l’autel d’une gloire, somme toute, éphémère; le regard s’étonne et le cœur se serre par ce trop plein d’arrogance qui dégouline sur le front des avides de publicité.
Ego insatiable et soif d’être reconnu, celle d’une nature jamais défrichée, jamais découverte. L’horreur habite nos obscurités que la vérité dévoile comme des appendices inutiles auxquels, en silence, on s’est habitué. Il suffit qu’un rayon, un jour, atteigne nos têtes pour que l’on aspire à devenir une étoile même si au fond, finalement, nous ne méritons aucune grâce. On les voit s’investir comme si le monde, sans eux, parait sombre et silencieux.
Toiles de maîtres et sculptures presque humaines, l’Art est un écrin qui s’abîme par trop de propagande. Certains mendient la reconnaissance et d’autres la fabriquent comme une toile épaisse pour cacher leur suffisance.
La beauté s’installe même quand l’aveugle ne sent que son parfum, elle est lumière spontanée et frisson insupportable. Elle passe sans voir ceux qui s’acharnent à vouloir être vus.
Douce couleur de la modestie repoussant l’inhumain devenu arrogance. Je hais les petits génies qui veulent paraître grands comme je déteste le grand bruit des œuvres insipides !
Si créer le beau relève de l’Art, l’artiste vit pour lui le bonheur des gens qui découvrent son génie. Aucune œuvre n’est trop belle car l’éternité est plus féconde qu’une tête d’artiste devenue trop lourde.

« Et si vous voulez connaître Dieu, sachez qu’Il n’est point une énigme comme vous l’imaginez pour le plaisir de le deviner. Regardez plutôt autour de vous et vous Le verrez jouant avec vos enfants. »

Gibran Khalil Gibran

Ah, Dieu ! Oserai-je en parler ?

On se demande comment les gens peuvent-ils parler de Dieu sans l’avoir jamais vu. Ils vous décrivent sa puissance sans pouvoir dire à quoi elle peut ressembler…
Pourtant, il est si facile de le deviner pour peu que l’on prenne le temps de marquer une pause dans ce vertige où nous entraîne l’insatiable ego.
Il faut attendre que la fleur s’immobilise, que le papillon se pose. Ils se mettent à discuter et lui de se plaindre comment se fait-il qu’il soit capable de déceler quelque molécules de phéromone d’une femelle à des kilomètres, comment suit-il cette trace invisible et comment, au fur et à mesure qu’il approche du but, les molécules deviennent nombreuses et le rythme de ses ailes augmente comme pour aller plus vite vers l’acte de perpétuer la vie ! Il est là Dieu. Aucune forme de vie n’est arbitraire, des couleurs aux parfums et de la taille au mouvement. Chaque ingrédient a son utilité et son importance et ce qui nous semble une odeur fétide est un doux parfum pour le scarabée ou la vipère.
Il suffit d’entrer dans une forêt pour sentir sa présence, les oiseaux le savent, les branches s’inclinent et le sous bois vous raconte sa grandeur. Il n’y a ni vide inutile, ni être sans rôle. Tout s’imbrique et se combine avec une précision incomparable. Dieu est là où vous êtes quand l’humilité remplace l’arrogance et que l’amour, efface la haine de nos cœurs. Il ne s’encombre de gestes immuables et toujours les mêmes, il organise les êtres et les choses pour un seul but, celui qui fait que les planètes tournent et que s’il venait à ce que l’une d’elles s’arrête, le chaos s’installe.
Tout est équilibre et rien n’est fortuit. Quand on écoute le discours de ceux qui prétendent connaitre Dieu, on se rend compte que ce qu’ils savent de lui, en réalité, ne sont que des mots et s’ils s’écoutaient parler de lui sans le connaitre, ils auraient honte car il est impalpable, indéfinissable et pourtant, il nous habite et nous transporte quand notre souffle est coupé devant le spectacle d’une majestueuse cascade, devant la fragilité infinie des cils qui protègent le regard ou simplement dans la douceur d’une main d’enfant qui s’accroche à notre assurance.
Parler de Dieu est d’une arrogance insupportable car aucun mot ne convient pour le décrire et ce, simplement parce qu’il est d’abord ressenti sans être vu.

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