C'est libre que je suis meilleur

Mon jour / Mort libre / Est-ce cela l’amour ?

Idiote peut être, cette décision de ne jamais travailler ce jour là !

Mon jour,

Rodin « Le penseur » Parix

Il y a longtemps comme ce jour, vers 2h30 du matin, me dira-t-on plus tard, au bout des longues souffrances humaines et normales, j’ai été expulsé du monde obscure et chaud vers ce monde, à la fois éblouissant pour mes paupières fragiles et froid pour mon corps encore dépendant du cordon qui me liait au paradis.
J’apprendrai plus tard qu’à cet instant, les étoiles étaient alignées dans la configuration du verseau. l’astrologie, cette science obscure me dira que j’étais doué d’une grande sensibilité, de celle qui fait les artistes et les rêveurs. Comme il est futile de croire que des étoiles dans le ciel pouvait influencer le développement d’un être, je compris qu’il ne sert à rien de vouloir se « mouler » dans un carcan imaginaire.
La vie, le parcourt et l’expérience des gens, au gré des rencontres, me feront voir que si nos gênes hérités, l’alignement des constellations dans le ciel ou ce qui serait écrit sur nos front, avaient une quelconque influence sur nous, tout est tributaire des choix que nous faisons, tant ceux que nous avons fais, presque par instinct, que ceux, mûrement, réfléchis. Tout ne vient que du fruit du labeur intellectuel et cette curiosité innée qui construisent, Ensemble, pour chacun, un destin particulier et propre. La prédestination n’a de sens que si nous l’incluons dans l’effort que nous faisons pour devenir ce que nous voulons, foncièrement et sincèrement, être.
Dieu, les anges et les démons n’ont aucune prise sur l’esprit qui se cherche, s’obstine et s’acharne pour comprendre et si, par un heureux hasard, le beau que nous découvrons en nous, rejoint le beau qui nous entoure, c’est déjà, dira mon ami Louis, « le début du paradis » !
le 16 février, alors, est devenu « ma » fête et « mon » jour. Je le vis comme je le veux avec cette, C’est ma fête nationale et religieuse. C’est la journée de l’égoïsme, j’en conviens mais il nous faut bien faire la part des choses et se convaincre qu’après tout, une journée sur 365 ou 366 jours, c’est équitable et juste quand nous regardons les égoïsmes détruire nos plus belles valeurs et les ambitions, fouler aux pieds, nos plus fols espoirs !

16 Février, le nouvel an chinois pour fêter mon anniversaire !
Google aussi, pour l’an chinois a changé de parure… et, surtout, celle qui, la première me le souhaita, quelques minutes après minuit, à qui je dis merci ! Je suis un homme chanceux mais reconnaissant.


Mort libre

Le goût amère de la désillusion descend le long des veines qui charrient les regrets étouffés par convenance. On se remet à feuilleter l’album de sa vie comme on consulte les minutes d’un procès auquel on n’a point assisté, occupé à vouloir que le beau qui est en nous rejoigne ce qui semble beau dehors. Plus la déception est évidente et plus on découvre que des mots dits pour plaire n’était que des sons pour divertir l’attention et anesthésier la confiance . Des actes anodins deviennent importants et le spectacle des traîtrises calculées, hideuse parade des facettes humaines, dégage l’odeur fétide des actes faits pour tromper.
Je me relève et je tombe, à chaque mot que je redécouvre comme une insulte à la confiance que je cultivais par naïveté et par habitude. Tant d’obscurité dans ces intentions de me nuire, dénonce le mal qui hiberne derrière le sourire que je trouvais beau, dans le regard dont je guettais la chaleur et sur l’épiderme sur lequel je m’évertuais à dessiner la douceur.
Désillusion imprévue au départ, quand on n’a que son nombril pour horizon et douleur profonde quand on se découvre seul à vouloir croire que la vie peut être simple et pourtant belle.

D’où vient aux autres cette soif de vouloir contrôler le monde et dicter leurs fantasmes aux âmes qui, pourtant, respirent le même air ? Des êtres surdoués et supérieurs, dont ils s’acharnent à vouloir s’en convaincre, je les vois se vider comme un fruit qui s’épuise et dont il ne reste que l’écorce. Je les vois trembler de froid quand ma présence leur semble inutile et leur démarche maladroite témoigne de leur profond désarroi. A la vulgaire envie de se croire suffisant, je n’oppose que mon refus à me distraire de ce qui fait l’être et le distingue de l’animal. Quand je les vois inventer l’histoire d’un triomphe qui ne peut leur appartenir, je me désole et je m’en vais regarder ailleurs si le bien peut survivre encore.
Hélas, détruire ne demande aucun effort et les plus inconscients se plaisent à vouloir leur bonheur dans l’économie qu’ils font à ne point lutter pour construire. Les larmes qui frémissent au fond de ma paupière hésitent à jaillir car le spectacle de ma douleur donne un peu de vie à leur insignifiance. Ma colère restera en moi pour m’aider à me souvenir des promesses trahies et des bonheurs frelatés que l’on m’a servi pour m’endormir.

« Ici repose ce condamné à être trahi », sera gravé sur la pierre qui indiquera ma présence, à ceux qui ont perdu la chance de boire la vie jusqu’à la lie. Ma tombe, comme aujourd’hui mon silence, est une offense à leur défaite consommée sans fanfare, dans la misère des corps qui vivent sans certitude.

Mort avant la fin que je destinais au rêve dont je dessinais les contours, avec fougue, avec foi et avec confiance.
Mort pour ne pas avoir épousé le mensonge des mots.
Mort pour ne plus voir l’immonde image de la médiocrité quand elle triomphe et celle de la beauté quand on l’ignore.
Mort pour ne pas vivre le destin de ceux qui, incapables d’imaginer un autre, se vautrent dans leur insuffisance.
Mort, pour ne laisser de moi que le spectre des mots qu’on n’aurait pas du dire ou celui des actes qu’on n’aurait pas du faire !

Mort, enfin mais libre !


Est-ce cela l’amour ?

Quelle chance de se sentir totalement libre . Personnellement je suis libre seulement avec moi-même dans notre société je me sens muselée je m’abstiens d’exprimer ce que je pense 🙂

Houria El Khotli

Quand il suffit d’une brise malodorante pour faire vaciller sa prestance, quand ce qui subsiste de l’ombilical est plus fort que sa complicité et quand le regard n’est plus capable de parler à ce qui, au fond du cœur faisait danser, ensemble, deux destins. Quand on arrive à ce point, c’est un fiasco qui dormait, à l’ombre des hypocrisies, attendant son heure. Aimer devient mentir dans l’esprit incapable de se libérer des habitudes et des éducations. Quand on se contente d’aimer à l’abri du regard maternel ou paternel, on se condamne à renoncer à une partie de son existence. L’Amour véritable s’impose et impose son diktat à la lumière du jour et dans l’obscurité de la nuit. Il n’est ni un cocktail qu’on déguste à l’ombre des oliviers, ni un bain chaud qui chasse la fatigue et la poussière. Il est le rythme des respirations et des souffles coupés à longueur des journées, il est ce qui, avant le rêve, fabrique les prémisses des joies profondes. Ne pas en connaitre les profondeurs, c’est, un peu, respirer en cachette, vivre au gré des autorisations malsaines. Pour aimer de cette manière, il faut s’obliger à renoncer à vivre et attendre les miettes qui tombent des festins fabriqués par d’autres. Aimer c’est, peut être, choisir de mourir de faim ou de soif, en échange de la certitude du retour de l’autre.
Bien sûr, certains peuvent se contenter de sa contrefaçon mais que leur restera-t-il quand le voile qui leur faisait peur s’estompera ? Des regrets en guise de soupires et des remords pour se punir de sa lâcheté à se battre pour, simplement, vivre.
Que craignent-ils de l’amour si ce n’est les douleurs de l’absence ou de sa perte, ceux et celles qui ont gagné leur liberté ? Comme je le dis toujours, « c’est libre que je suis meilleur ! », c’est libre que je façonne l’amour à ma manière, selon ma nature et mes désirs. C’est libre que je vis mieux et bien, mes angoisses, mes peurs, mes joies, mes rêves et même l’échec est à moi et n’est à personne, quand il me fait grandir….


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