C'est libre que je suis meilleur

Vous avez dis « Liberté » ?

Nous sommes libres, mais nous savons que cela ne nous autorise pas à faire absolument tout ce que nous voulons. Qu'est-ce que le principe de liberté ? De quelles libertés importantes chacun d'entre nous jouit-il ?

Liberty Enlightening the World

Paris-20120421-2399

Nous sommes libres, mais nous savons que cela ne nous autorise pas à faire absolument tout ce que nous voulons.

  • Qu’est-ce que le principe de liberté ?
  • De quelles libertés importantes chacun d’entre nous jouit-il ?

La liberté, un droit naturel

Toutes les démocraties reposent sur le principe de liberté. Selon ce principe, tous les hommes sont libres par nature : la liberté est un droit naturel, un droit fondamental. Cela ne veut pas dire que chacun peut faire tout ce qu’il veut. Comme les hommes vivent en société et qu’ils sont tous également libres, il faut fixer des limites à la liberté de chacun pour protéger la liberté des autres :  » la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui «  (Déclaration universelle des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, article 4). Tant qu’il n’est pas établi par la loi qu’un comportement est dangereux pour la vie en société, il est autorisé : la liberté est la règle, l’interdiction l’exception.
Le fait d’être libre nous donne donc des droits que l’on appelle justement des droits-liberté, des droits d’agir sans être entravés (droit de pratiquer une religion, droit d’ouvrir un commerce, droit de chasser, etc.). Il faut distinguer ces droits des droits-créance, qui sont des droits à obtenir quelque chose (droit à l’éducation, droit aux allocations familiales, droit aux congés, etc.).

La liberté et les libertés

Comme tout ce qui n’est pas interdit par la loi est autorisé, il est impossible de faire une liste de toutes les libertés. En revanche, la Constitution établit une liste des libertés fondamentales, celles sans lesquelles aucune liberté n’est possible, et qui sont particulièrement protégées. Parmi ces droits fondamentaux, la plupart peuvent être exercés par chacun : ce sont les libertés individuelles. D’autres, en revanche, ne peuvent être exercés par une personne seule. Il faut être plusieurs pour qu’ils aient un sens : ce sont les libertés collectives.
La liberté d’aller et de venir est également appelée la liberté individuelle au sens strict. C’est la liberté de se déplacer et d’utiliser son temps comme l’on veut. C’est celle dont on est privé quand on est en prison. Pour la protéger, la loi punit durement la détention arbitraire, toute arrestation qui n’est pas nécessaire à la justice. On ne peut mettre en prison que ceux qui sont condamnés pour une faute punie par la loi ou les suspects qu’il faut empêcher de fuir.
La liberté de conscience est la liberté d’opinion. Elle désigne aussi, plus précisément, la liberté de choisir sa religion, de la pratiquer comme on le veut ou de n’en choisir aucune. (Dans un État laïque comme la France, la liberté de conscience a pour limite le respect de la liberté de conscience des autres et l’obéissance à la loi, qui est la même pour tous sans distinction de religion).
La liberté d’expression est la liberté de communiquer par tout moyen (parole, écrit, image, presse, livre, chanson, etc.) sans que le message soit contrôlé avant d’être rendu public. Ce contrôle, qu’on appelle la censure, existe encore aujourd’hui dans de nombreux pays. Mais l’absence de censure ne signifie pas que l’on puisse dire n’importe quoi : il faut respecter la dignité de ceux dont on parle. Ainsi, celui qui publie des accusations calomnieuses (fausses et qu’il sait être fausses) ou qui dévoile au public des informations, mêmes exactes, sur la vie privée d’une personne qui ne souhaite pas que ces informations soient publiées, risque d’être poursuivi devant la justice.
Nous ne sommes pas libres isolément, mais en société.
  • Est-ce pour cela qu’il existe des libertés collectives ?
  • Quelles sont-elles ?
  • Qu’ont-elles de particulier par rapport aux libertés individuelles ?

Des libertés exercées à plusieurs

La plupart des libertés sont celles de la personne : ce sont des droits que chacun peut exercer seul (liberté de conscience, liberté d’aller et de venir). Mais certaines libertés n’ont de sens que si plusieurs personnes les exercent ensemble : on les appelle libertés collectives.
La liberté d’association est le type même de la liberté collective. Il n’y a association que si plusieurs personnes sont concernées. Cette liberté permet à des millions de citoyens de pratiquer des activités qui ne sont possibles qu’en groupe. Pour qu’une association existe, puisse vendre, acheter ou encore employer des salariés, il suffit qu’elle soit déclarée aux autorités qui  se contentent d’enregistrer la déclaration, sans porter le moindre jugement sur les motifs pour lesquels l’association est créée. Si une association ne respecte pas la loi, elle n’est pas sanctionnée au moment de sa création, mais plus tard, par la justice et sur des preuves tirées de son fonctionnement réel.
La liberté de réunion et la liberté de manifestation sont, elles aussi, inconcevables si elles ne sont pas exercées à plusieurs. Ces libertés s’exercent à peu près comme la liberté d’association. Toutefois, il est plus courant qu’elles portent atteinte à l’ordre public : réunions regroupant trop de personnes pour que la sécurité de chacun soit assurée, manifestation troublant la circulation, etc. Pour ces raisons, la loi prévoit que la police, en charge de l’ordre public, puisse interdire certaines réunions ou manifestations.
On peut également classer, parmi les libertés, collectives la liberté de la presse et, plus généralement, de tous les médias (audiovisuel, Internet, etc.). Il s’agit d’une forme particulière de la liberté d’expression : la libre transmission de l’information par des professionnels. Elle ne se conçoit donc pas sans journalistes, sans organes de presse (journaux, chaînes de télévision, etc.) et bien sûr sans public. Tous ces acteurs ont, en effet, besoin les uns des autres. La liberté de la presse est réglementée, pour l’essentiel, comme la liberté d’expression, mais il faut également tenir compte des contraintes que subissent les entreprises de presse et du pouvoir important que les médias ont sur l’opinion.

Des libertés politiques

Les droits politiques, comme le droit de vote, font partie des libertés collectives : voter n’a de sens que si la collectivité, l’ensemble des citoyens, exprime son avis. Plus généralement, les libertés collectives, dans leur ensemble, permettent aux citoyens de s’organiser, ce qui est une condition de leur participation à la vie publique. La liberté de la presse est ainsi indispensable pour que les élections soient réellement libres. La liberté d’association est à l’origine des partis politiques, ainsi que des syndicats, qui rassemblent les travailleurs pour qu’ils puissent mieux défendre leurs intérêts. Les libertés collectives sont le socle de la démocratie.

La statue de la Liberté est une sculpture monumentale érigée sur Liberty Island, une petite île à l’entrée du port de New-York (NY, Etats-Unis). Son nom officiel est « La liberté éclairant le monde ». C’est l’une des sculptures les plus connues au monde, elle a été offerte par la France aux Etats-Unis pour célébrer le centenaire de la déclaration d’indépendance.

Mesurant plus de 46m de haut, mais paraissant plus parce qu’elle est juchée sur un piédestal de sa propre hauteur, la statue de la Liberté est une sculpture monumentale située sur Liberty Island, une petite île de la baie de New-York. La France l’a offerte aux Etats-Unis à la fin du XIXe siècle, pour une inauguration faite le 26 octobre 1886. Depuis ce jour elle a été le symbole d’un grand nombre de thèmes, essentiellement liés à l’espoir, l’immigration ou la liberté.
La construction a pris 9 ans, de 1875 à 1884, elle a eu lieu à Paris, dans les ateliers Gaget et Gauthier, spécialistes des travaux sur cuivre. La statue a été monté une première fois en plein Paris, pendant près d’un an, pour s’assurer que toutes les pièces pouvaient être assembler sans problème. Puis elle a été démonté, mis à bord d’un navire de guerre pour être acheminé jusqu’à New-York où les ouvriers américains l’on remonté.

Les principales difficultés qui ont été rencontré concernaient essentiellement le financement du monument, car si la statue était à la charge des Français le socle, lui dépendait des Américains. Or, ils n’avaient pas demandé la construction de cette statue, aussi eurent-ils du mal à accepter de payer pour faire son socle. Il a fallu l’intervention de Joseph Pulitzer, rédacteur en chef du journal « The World », pour donner un élan de solidarité envers les promoteurs du projet.
Le sculpteur, Auguste Bartholdi a créé un modèle 1m20, qui lui a servi à la construction d’une statue intermédiaire de 11m50 (qui a servi de modèle à la réplique parisienne du pont de Grenelle, sur l’île aux cygnes). Ce modèle a été découpé en 12 tronçons, tous mesurés en de nombreux points dans les 3 dimensions, puis reporté sur un modèle en plâtre construit d’après l’agrandissement des mesures. Une fois parfaitement au point, ce modèle en plâtre servait à la construction d’un gabarit en bois, en négatif, sur lequel les ouvriers martelaient les plaques de cuivre.

La statue de la Liberté se veut un symbole de la Liberté, bien sûr. Et pourtant c’est loin d’être ainsi qu’elle a été perçu au fil du temps. Initialement il s’agissait de mettre en avant cette valeur commune à tout être humain, mais la raison est plus pragmatique : Face au gouvernement autoritaire de Napoléon III, un groupe de républicains français décida sa construction pour mettre en avant l’idée de Liberté des peuples... et plus particulier du peuple français, tout en soulignant la Liberté acquise moins de 100 ans avant par le peuple américain.

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