C'est libre que je suis meilleur

Winston Churchill

J'ai des goûts très simples, je me contente de ce qu'il y a de mieux.

Winston Churchill

Homme politique britannique, Winston Churchill est né le 30 novembre 1874 à Blenheim Palace, Woodstock (Royaume-Uni). Il fut deux fois premier ministre : de 1940 à 1945 et de 1951 à 1955. Il oeuvra beaucoup pour l’effort de guerre britannique.
« Je n’ai à vous offrir que du sang, de la sueur et des larmes », déclare Winston Churchill le 13 mai 1940 devant la Chambre des communes, lors de son discours d’investiture au poste de premier ministre. Depuis plus de trente ans, cet aristocrate bouillonnant, excessif et sans concession, hante alors la politique anglaise sans jamais parvenir à son sommet. Incarnation des idéaux de l’ère victorienne, attaché à l’Empire colonial, soldat, journaliste, député, il cumule les coups d’éclats et les revers. Pourtant, lorsque la guerre éclate et que la France est en difficulté, il apparaît naturellement comme l’homme de la situation. A l’image de De Gaulle en France, il confond son destin avec celui de la nation et endosse le rôle du personnage qui fait l’Histoire à l’heure où celle-ci vit ses heures les plus sombres. Il est mort le 24 janvier 1965 à Londres (Royaume-Uni).
Winston Churchill naît le 30 novembre 1874 à Woodstock, dans l’une des propriétés de campagne les plus luxueuses de l’Angleterre : Blenheim Palace. Son père, lord Randolph, est le deuxième fils du septième duc de Marlborough. Au sein de ce milieu très privilégié, le jeune Winston ne s’illustre pas vraiment. Élève médiocre à la santé fragile, il échoue une première fois devant la porte de l’école militaire de Sandhurst avant d’être admis au concours en 1893. Au sortir de l’école, il est envoyé en Inde où il agit en tant que correspondant de guerre. Mais Churchill, avide d’action, ne se contente pas d’observer, si bien qu’il est nommé officier de cavalerie. En 1898, il s’engage avec Kitchener au Soudan et se permet de lancer une charge de cavalerie.
Winston Churchill part couvrir la guerre des Boers pour le Morning Post. Fait prisonnier lorsque son train déraille, il s’évade après un mois de détention et fuit se réfugier au Mozambique. Cet épisode rocambolesque est salué par la presse nationale et internationale. En 1908 il rencontre et épouse Clementine Hozier avec laquelle il aura cinq enfants.
Fougueux, désireux d’aventure, ayant un sens inné du coup d’éclat et du verbe, Winston Churchill entre en politique dès 1899 à Oldham : il se présente comme candidat aux législatives et il n’échoue que de peu. Après sa libération et son retour au pays du Mozambique, il se présente à nouveau aux élections à Oldham, où il est élu député. Dès ses premières années de politique, il se fait remarquer grâce à des discours incisifs et ses appels à la réforme. Déçu par le Parti conservateur, il rejoint les libéraux en 1904. Après un passage comme sous-secrétaire d’Etat aux colonies, il devient ministre du commerce en 1908 sous le gouvernement Asquith. S’il se fait remarquer lors des débats sur le People’s Budget ou le Home Rule irlandais, deux lois auxquelles il est favorable, c’est à la veille de la Première Guerre mondiale qu’il se distingue. Inquiété par l’incident d’Agadir, il délaisse la position pacifiste pour se prononcer en faveur d’un rapprochement avec la France.
Nommé premier lord de l’Amirauté en 1911, il travaille à la modernisation de la Royal Navy en vue de la préparer à la guerre. Cette préparation permet au Royaume-Uni d’être prêt lorsque la guerre éclate. Cependant, ses actes sont plus malheureux lorsqu’il planifie l’expédition des Dardanelles. Le débarquement de Gallipoli au printemps 1915 est un véritable désastre qui lui vaut sa place et manque de briser définitivement sa carrière.
Toutefois, Churchill revient aux avant-postes dès 1917, dans le gouvernement de coalition de Lloyd George, cette fois en tant que conservateur. Ministre de l’armement, il perçoit avec pertinence et contre l’avis général l’importance des blindés. Mais, la fin de la guerre arrivée, Churchill ne croit pas en la pérennité de la paix. De surcroît, il est un adversaire fervent du bolchevisme, qu’il veut combattre. Après trois ans d’inactivité de 1921 à 1924, il est chancelier de l’échiquier sous le gouvernement Baldwin. Le rattachement de la livre sterling à l’étalon-or, qu’il décide en 1925, est un véritable échec, prédit par l’économiste Keynes et qui provoque une importante crise sociale. En 1929, après l’échec des conservateurs aux législatives, il quitte le gouvernement. Churchill n’en demeure pas moins actif au sein de l’opposition. Son aversion pour le communisme l’amène à manifester de la sympathie pour Mussolini. Cependant, il exprime sa méfiance envers Hitler dès que ce dernier accède au pouvoir. En quelques mois, il devient son plus farouche contempteur. Ainsi, au fur et à mesure qu’Hitler multiplie les provocations et les agressions, Churchill endosse le rôle de Cassandre, prévenant du risque hitlérien et de son imminence. Lorsque Chamberlain signe les Accords de Munich, il s’emporte et lui dit « Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre ». Face à l’incompréhension de ses compatriotes, les événements lui donneront bientôt raison.
Le 3 septembre 1939, trois jours après l’invasion de la Pologne, le Royaume-Uni et la France déclarent la guerre à l’Allemagne. Les prédictions de Churchill prennent forme. Chamberlain le nomme alors premier lord de l’Amirauté dès le 5 septembre. Dans les mois qui suivent, il met sur pied un plan d’attaque en Norvège en coopération avec la France. Lancé début avril 1940, le débarquement est un désastre, notamment la bataille de Narvik. L’événement rappelle cruellement la bataille des Dardanelles. Cependant, incarnant de plus en plus la lutte contre le nazisme, Churchill ne perd pas sa popularité. Au contraire, Chamberlain endosse la responsabilité de l’échec et lui laisse sa place le 10 mai 1940.
Depuis plus de trente ans, cet aristocrate bouillonnant, excessif et sans concession, hante la politique anglaise sans jamais parvenir à son sommet. Incarnation des idéaux de l’ère victorienne, attaché à l’Empire colonial, soldat, journaliste, député, il cumule les coups d’éclats et les revers. Pourtant, lorsque la guerre éclate et que la France est en difficulté, il apparaît naturellement comme l’homme de la situation. « Je n’ai à vous offrir que du sang, de la sueur et des larmes » déclare Winston Churchill le 13 mai 1940 devant la Chambre des communes lors de son discours d’investiture au poste de premier ministre.
Winston Churchill, Premier ministre et symbole de résistance
A 66 ans, Churchill parvient pour la première fois au sommet du pouvoir, et il y demeure jusqu’à la fin du conflit. Son intransigeance et ses discours incisifs contre l’ennemi galvanisent toute une nation et font de lui le symbole de la résistance anglaise face au nazisme. Considérant son pays comme le dernier rempart à la barbarie, il motive ses troupes pour la bataille d’Angleterre et fait de la victoire une nécessité non négociable : « Il vaut mieux que le dernier Anglais périsse les armes à la main et que le mot ‘fin’ soit écrit au bas du dernier chapitre de notre histoire plutôt que de continuer à végéter comme des vassaux ou des esclaves », lance-t-il à Paul Reynaud et au maréchal Pétain qui s’apprêtent à capituler. Adepte depuis toujours d’une coopération avec la France, il n’hésite cependant pas à faire couler la flotte de cette dernière à Mers el-Kébir pour éviter qu’elle ne tombe aux mains de l’Axe. De même, fervent anti-communiste, il n’hésite pas à tendre la main à Staline lorsque l’URSS est attaquée par l’Allemagne le 22 juin 1941.
Toute sa politique n’est orientée que vers un seul objectif : résister au nazisme et battre Hitler. Depuis Guillaume le Conquérant, aucune armée n’est parvenue à poser un pied sur l’île, pas même celle de Napoléon. Alors Churchill lance : « Nous attendons l’invasion promise de longue date. Les poissons aussi. » Il fait de l’Angleterre le lieu et le symbole de la lutte contre le nazisme, accueillant les résistants des pays occupés, dont de Gaulle. Enfin, c’est bien de l’Angleterre que sera lancée l’opération Overlord. Travaillant avec Roosevelt et Staline, accusé même plus tard d’avoir entériné le partage de l’Europe avec ce dernier, Churchill souhaite que son pays reste puissant. Il travaille aussi à la reconnaissance de la France Libre, bien que ses relations avec de Gaulle soient particulièrement agitées.
Winston Churchill fut l’homme de la Seconde Guerre mondiale, à peine cette dernière est-elle terminée que ses concitoyens l’écartent du pouvoir. Il cède le pouvoir au travailliste Attlee lors de la conférence de Postdam. Dans l’opposition pendant cinq ans, il s’insurge contre l’indépendance accordée à l’Inde en 1947, qui va à l’encontre de son attachement à l’Empire et à l’Angleterre victorienne. A nouveau Premier ministre de 1951 à 1955, il gouverne le pays sans heurts ni éclats.
Winston Churchill s’éteint le 24 janvier 1965 à Londres, d’un accident vasculaire cérébral à l’âge de 90 ans. Ni le cigare qu’il arborait constamment, ni l’alcool qu’il consommait régulièrement n’auront eu raison de lui. Il est enterré comme il le souhaitait, au sein de la parcelle familiale du cimetière de l’église Saint-Martin à Bladon, dont dépend son lieu de naissance, le Palais de Blenheim.

Iconographie

Conférence de Casablanca

La critique peut être désagréable,
mais elle est nécessaire.

Elle est comme la douleur
pour le corps humain :

elle attire l’attention
sur ce qui ne va pas.

La grande leçon de la vie,
c’est que parfois,
ce sont les fous qui ont raison.

Au Maroc, avec Feu Mohamed V pour la conférence de Casablanca

Le vice inhérent au capitalisme
consiste en
une répartition inégale
des richesses.
La vertu inhérente au socialisme
consiste en
une égale répartition
de la misère.

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