C'est libre que je suis meilleur

Oui je l’aime et alors ? / Comment lui dire / Intimité / Modernité et authenticité

Levez-vous et dansez au rythme de vos poumons, à la cadence du cœur qui ne sait pas s'arrêter.

Oui, je l’aime et alors ?

Que ne pourrai-je pas dire
Quand son sourire est une fleur
Que l’on arrose avec des baisers ?
Où me faudra-t-il aller chercher
Quand son éclat de rire devient
Un univers où le soleil s’avoue
Incapable de réchauffer mon cœur ?
Quel remède trouver a la douleur
Qui s’installe en moi, insidieuse
Et lancinante jusqu’à son retour ?
Entre le vertige au creux de son dos
Le parfum que respire l’échancrure
Ou la prière pour meubler le silence,
J’ai choisi son amour pour religion.
Dieu me gardera-t-il rancune
Quand il fit d’elle, pour moi,
La plus irrésistible des tentations ?
Serai-je damné à jamais pour
N’avoir pas voulu, que dis-je ?
Pas pu ne pas la voir comme
Un parfum subtil, odeur de pomme,
Veloutés de jasmin sur un coulis
De doux fruits rouges mélancoliques ?
Dans quel paradis, après elle, aurai-je
Pour moi, tout seul, toutes les étoiles
Que le ciel de mes nuits peut contenir
Quand la volupté git inerte au pied
De la couche où elle m’accompagne ?
Quel silence pansera les blessures
Du temps qui fuit, comme elle,
Quand ses doigts viennent taquiner
Avec douceur, mes innocences ?
Il n’y a qu’elle, j’en sûr, pour donner
à mon teint, ce hâle de bonheur ?
Alors, pour me parler de félicitée,
D’extase ou d’ivresse infinies
Il faudra, juste, beaucoup d’éclats,
De pluie, de foudre et de tempête,
De soleil, d’embruns et de lune claire
Pour un soupçon d’elle quand
Son regard se pose sur moi !

Comment lui dire

Quel bonheur quand l’écho
des mots déposés à vos pieds,
Madame, me reviennent avec
le parfum des femmes heureuses !
Est-ce la preuve que votre âme,
légère comme une aile de papillon
a en elle, toutes les nuances que
celles que, grâce à vous, je découvre
quand votre ombre touche,
sur le sol, ce qui reste en moi
quand je vous vois partir ?
Votre sourire quand vous lisez
les plaintes du coeur qui pleure
parce qu’il ne peut vous avoir,
sont les plus belles des tortures.
La douleur qui me fait souffrir
n’a pas besoin de profondeur
quand, aujourd’hui, sans vous
Je le sais, madame, la vie a
des saveurs de nourriture
laissée longtemps au soleil.
Quand vous lirez ces mots,
j’espère, que la tendresse
vienne inonder, dans vos yeux
la lumière qui éclaire votre regard.
Et, si par un heureux hasard,
j’ai le bonheur d’être pour vous
la fenêtre par où entre la brise
qui vient réveiller la femme
que vous cachez pour ne pas,
céder à la magie des baisers
qui ponctuent, avec grâce,
Les textes que j’écris pour vous.

Intimité

« Sais-tu que je t’aime ? »
parfois, me disent ses yeux.
le cœur ne peut douter,
l’esprit hésite, un peu,
La raison regarde ailleurs
quand le corps lui murmure
« avec elle, je suis heureux ! »
Ma fierté à la voir éclater
du rire, comme une musique,
qui jaillit en mille couleurs
quand les mots que je crée
à l’ombre de ses cils,
sur son beau regard,
n’a d’égal que le spectacle
qu’elle esquisse en marchant.
Chaque matin, je m’impatiente
quand l’horizon du jour
cache à mes yeux les étreintes
qu’elle sait donner ou recevoir.
« Et toi le sais-tu ? » lui dis-je.
Elle frémit comme touchée
par une fraîche brise du soir.
Je devine le sein qui se réveille,
ses pensées s’échappent
jusqu’à déranger le silence
pour venir caresser les rêves
que je réserve pour elle.
Elle sait deviner le poète
que je deviens quand la joie
de la voir devenir plus belle
me donne, parfois, des ailes.
« Peux-tu vivre sans moi ? »
osa-t-elle, une nuit, en fixant
mes yeux qu’elle voit à peine.
Existentielle question posée
comme un doux ultimatum
ou inutile doute dans le silence
des confidences qui viennent,
chaque seconde, confirmer
la promesse qu’on sait tenir.
Nul besoin d’écouter le baiser
qui vient raconter des choses
qu’on n’a pas besoin de décrire,
ni de rédiger des serments
que n’importe qui peut dire
en jurant la main sur le cœur.
Le bonheur vient tout seul
quand l’intention est sincère.

Levez-vous et dansez
au rythme de vos poumons,
à la cadence du cœur
qui ne sait pas s'arrêter.

Tendre et voluptueuse déclaration d’amour. Passionnelle, obsessionnelle, charnelle , intemporelle car le temps n’a pas d’emprise sur les sentiments.
Je ne peux m empêcher à partager cher ami , c est tres beau qu il faut partager
Merci belle plume
Un très beau poème. Les mots comme des caresses. Je te souhaite du fond du cœur de goûter encore et encore cette tendresse.
l’Amour est la seule vérité.
Que c’est beau ! Et quelle chance elle a !
Vous étalez un sentiment noble.
Et puis n’est ce pas que c’est le Bon Dieu qui nous a donné cette faculté d’aimer ?
Sublime
Magnifique! Merci pour ces publications qui nous donnent du baume au cœur.
Plume d’or mérite d’être encouragée de tous les moyens.
Ton texte qui est pour moi un poème. Et sublime. La plus grande chance qu’on a de cette vie c’est d’aimer et d’être aimé en retour. Merci, pour ce partage
le repos du guerrier avec sa belle parfumée de tous les parfums sublimes …Merci pour ce voyage !
La délicatesse des mots et des maux est souvent le reflet de l’âme.
Mon poète préféré, tu sais toujours dire les mots justes, cette déclaration d’amour est magnifique, tendre, passionnelle.
Magnifique !!! Je partage
Nourr, comme il est agréable de pouvoir exprimer de vrais sentiments d’amour. À cause du petit nombre de personnes qui ont la touche magique, pour écrire des expériences mémorables d’amour véritable authentique. Nous sommes en mesure de revivre à travers le temps les magnifiques histoires d’amour uniques. Merci Nourr pour cette belle plume.
Dexter YouSsra
Kamel Dexter

un beau geste qui m’honore. Merci pour ce beau témoignage, cher ami

Modernité et authenticité

« L’intellectuel arabe a trop longtemps hésité à critiquer radicalement culture, langue et tradition. Il a trop longtemps reculé devant la critique des buts de la politique nationale locale, qui aboutit à l’étouffement de la démocratie et au dualisme généralisé ; il doit critiquer l’économisme superficiel, qui croit moderniser le pays et rationaliser la société en construisant une usine avec l’argent d’autrui, la technologie d’autrui, l’administration d’autrui ; il doit cesser de s’autocensurer lorsqu’il s’agit des problèmes de minorité et de démocratie locale, de peur de mettre en péril une apparente unité nationale ». Abdellah Laroui – La crise des intellectuels arabes 1974
Quand vous plongez dans la lecture de notre immense esprit, vous êtes pris à la gorge, en flagrant délit d’autocensure, tant incongrue qu’irraisonnable. Des termes comme « التأويل »(interprétation), « الأصالة »,(Modernité) »المعاصرة »(Authenticité) prennent tous leur sens et c’est comme une lueur qui éclaire cet imbroglio, créé de toutes pièces par les opportunistes, les parvenus et les arrivistes.

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