C'est libre que je suis meilleur

Confession de foi / Ecrire / Ma muse / Fin de rêve / S’il faut le dire

c'est ma citoyenneté qui fait de moi le marocain que je suis, je ne reconnaîtrai que les valeurs qui font de l'humain, un citoyen, un simple citoyen, égal aux autres citoyens et avec tous les droits et les libertés qui lui garantissent et protègent sa dignité.

Jardins du luxembourg

Confession de foi

Les lois divines transcendent les lois humaines… me dit-on dès que j’ose me poser des questions, pourtant légitimes quand on a l’occasion d’aller voir ailleurs et que l’on trouve des hommes et des femmes qui arrivent à vivre ensemble sans se référer à Dieu. Dans leur vivre ensemble, la première chose qui frappe, c’est leur qualité de vie. leurs rues sont propres au point qu’on culpabilise dès qu’on se retrouve avec un mouchoir à jeter. Même leurs pauvres sont dignes et moins misérables car leur misère est plus un choix qu’une fatalité ou une injustice. D’Amsterdam à la côte d’Azur ou de Londres à Hambourg, la dignité n’est pas une faveur mais un droit. Le maire n’est pas un personnage inaccessible ou hautain mais un élu qui a des devoirs envers ses administrés. A chaque récrimination que vous osez faire, il n’oppose pas son autorité mais celle des lois. Des lois bien affichées, au vu et au su de tous. On ne vous dit pas que c’est la volonté divine ou que c’est une « sounna » ou un « fard » mais si vous obéissez aux critères de la loi, vous y avez droit avec les excuses et la courtoisie.
Si, comme un enfant qui veut comprendre, vous posez la question « Pourquoi pas nous ? ». On vous répondra, avec un visage fermé à toute discussion: « Ici, nous sommes dans un pays musulman ».
– Parce que musulmans, le caïd devient un demi dieu. le Chaouch qui rend propre et brillant, le couloir qui mène à son bureau, une zone interdite. Le Caïd n’a pas droit de vie ou de mort, vous lui appartenez et tout l’espace public lui appartient.
– Parce que musulmans, l’argent public n’est public qu’à l’instant où on vous somme de payer vos impôts. Après, vous n’avez pas le droit de savoir ce qu’on en fait. Vous entendez ces messieurs que vous avez pourtant élus, vous citer des chiffres (toujours en milliards pour ce qui a été fait) auxquels vous ne comprenez rien.
– Parce que musulmans, nos pauvres doivent attendre le mois « sacré » pour servir de devanture à la générosité de nos riches comme s’ils ne servent qu’à cela et qu’ils n’ont droit de manger qu’aux occasions citées dans le « hadith » ou la sourate.
– Parce que musulmans, dès que pour une raison ou une autre, la population féminine augmente, la polygamie devient obligatoire car nos femmes semblent plus enclines à aller se prostituer.
– Parce que musulmans, nous devons couvrir nos femmes car semble-t-il, dès qu’elles dénudent leurs bras ou leurs jambes, l’atmosphère devient propice au viol et aux agressions sexuelles.
D’après ces croyants, plus croyants que les croyants, être musulman c’est presque revenir à l’état naturel, au stade de l’instinct, celui dirigé par ce cerveau primitif que nous avons, en commun, avec la grenouille ou le ver de terre.
– Quel est ce Dieu qui accepte l’injustice et l’indignité quand toutes ses créatures sont nées de la même argile ?
– Quel est ce Dieu qui, grâce à votre famille, votre fortune ou vos relations, vous accédez, sans rien faire, au statut de demi dieu ?
– Quel est ce Dieu qui veut que la femme soit une créature dont il faut se méfier et qui doit être surveillée ?
– Quel est ce Dieu qui a voulu que l’homme soit supérieur à la femme, simplement parce que son sexe est différent ?

Alors,
– Parce que citoyen, je refuse cette utilisation de l’Islam pour ces conforts personnels que rien ne légitime. Comme je refuse d’adhérer à cette vision de la femme, à la fois, dégradante, humiliante et réductrice.
– Parce mon pays, que rien n’a obligé, à paraphé et accepté la charte universelle des droits de l’Homme, dans son intégralité, je considère la religion comme une liberté et un droit que rien ne me force à adopter dans la mesure où la foi n’est nullement imposable.
– Enfin, parce que c’est ma citoyenneté qui fait de moi le marocain que je suis, je ne reconnaîtrai que les valeurs qui font de l’humain, un citoyen, un simple citoyen, égal aux autres citoyens et avec tous les droits et les libertés qui lui garantissent et protègent sa dignité.

Ma muse

Comme ces êtres qui passent dans votre vie comme un rayon de soleil, comme une odeur qui chatouille vos narines, l’instant d’un soupire, comme une apparition singulière qui ne dure que le moment d’une pensée légère… Elle est venue dans le rêve que je ne contrôle pas, comme une voix à peine audible, entre le chant d’un oiseau inconnu et la plainte lointaine dans la profondeur du printemps.
Je n’ai gardé de son passage, que le fleuve de cheveux qui cadrait son regard, que la démarche qui vacillait sur les flots de mon imagination. Et pourtant, chaque jour qui passe, je retrouve, un peu d’elle, dans les ombres de la rue que surplombe mon regard. Chaque fois qu’une ligne vient briser mon attention, c’est un peu d’elle que je retrouve comme si elle était la somme, des courbes et des rondeurs, éparpillée sur les beautés inachevées de ma vision quotidienne. Parfois, je me surprends à chercher, entre les volumes envahissants des femmes qui passent, un peu de son allure, à la fois hautaine, altière et arrogante, avec son air de ne pas se savoir belle.
Des fois, j’attends des nuits pour qu’elle se souvienne de son plus fidèle admirateur et des fois, elle est là impressionnante dans sa discrète présence. Invisible à l’œil qui ne sait pas voir et presque insolente quand elle s’en va sans crier gare. Je reste, alors, à ramasser les miettes de son passage comme un pigeon qui a appris à ne pas se fatiguer pour survivre, comme un félin qui n’a jamais connu le grand espace des savanes au pied du Kilimandjaro.
Quand elle daigne me sentir incapable d’être, elle vient vers moi, comme un nuage de voiles diaphanes pour envelopper ma tête et étourdir ma conscience des choses et des êtres. Mon cœur se libère et mon âme se met à chanter, les rares beautés qui ont claqué devant moi et que je n’ai pas pu voir. Tout me revient comme une chanson longtemps apprise, oubliée puis reprise. Comme un parfum soudain familier, comme une brise légère sur le flan des jours perdus à ne rien faire. Les mots tombent comme des grêlons froids sur l’asphalte de ma raison brûlante.
Longtemps après son départ, je me surprends devant la page blanche devenue grise comme un poète en transe, comme une danseuse infatigable, comme un peintre qui ne veut plus s’arrêter quand le soleil brûle son horizon.
Elle me laisse, alors, les yeux hagards, la langue sèche et l’esprit en ébullition quand je me surprends à chercher un titre à son histoire.
Je me relis, une fois, pour découvrir qu’elle a guidé ma main pour écrire, qu’elle m’a soufflé des verbes envahissants et des phrases interminables qu’il me faut alors apprendre pour attendre son retour.

Visiblement Je vais tout partager à chaque fois !
Alors que je commence à avoir honte ! A force de réagir constamment , je suis vraiment désolée cher ami ! C’est que vous dites avec éloquence tout ce qui nous touche ! Vous résumez Tout ce qu’on a vécu et dont on a du mal à l’exprimer, comme vous faites et avec aisance … voila ! Je vous remercierai jamais assez
Une très belle plume mon ami

Bilhaj Elmekky Najah

S’il faut le dire

Je regarde et je me regarde dans ce que je pensais être une oeuvre savamment orchestrée car construite d’instincts non corrompus, de rêves non empruntés et d’ambitions fabriquées à la lueur de nos regards. Je découvre dans les interstices qui séparent les mots inventés, murmurés et chuchotés sur l’oreiller, des pensées occultées, cachées dans les interlignes de nos longues conversations. Quand je feuillette les pages de ma mémoire, une poussière étrange tombe sur le sol et quand je l’observe de plus près, j’y lis des calculs glissés en silence, entre mon sommeil et la désinvolture qui protégeait ma confiance.
Je reste coi devant l’impudence qui s’échappe des amours trompés, mal abordées et souvent exploitées pour paraître plus intelligents.
Ai-je mal estimé le mal qui sommeille dans les âmes pour qui, tous les moyens sont bons pour encenser l’ego qui ravage leur existence ? C’est à cet instant où, parfois, j’en veux à celle qui a chanté, toutes les nuits, dans mon oreille que le bien triomphe toujours. Qui triomphe quand le mensonge endort les méfiances et fait passer le démon pour un ange ? Qui, finalement, quand le rideau tombe et jaillit la lumière, apparaît fier d’être capable d’avoir berné tout le monde ?
A cause de qui, j’ai choisi la bienveillance au lieu de l’implacable résistance au mal quand il se dénonce ? Pour celui qui sait parler aux roses, n’était-il pas facile, pour moi, de déguiser l’odeur du foin sous des parfums de fleurs ?
Quel gâchis que de constater que le regard que j’ai habitué à la lumière, revienne aux ténèbres des destins puérils et incertains !

Fin de rêve

Le cœur se vide
sûrement et lentement,
les souvenirs suintent
comme une sève odorante,
du tronc creux avec fleurs,
l’horizon devient flou
et occulte tout l’avenir.
Quand l’amour quitte l’oreiller
il n’y a plus de sommeil,
plus de rêve à feuilleter,
il n’y a plus de lumière
dans les interstices des murs
construits autour des intimités.
La vie semble agoniser
au seuil de ce qui reste
comme sourires devenus
esquisse de douleurs,
cicatrices et déchirures
non à cause de l’être perdu
mais pour le temps
qu’on a passé à croire
qu’il était réel et véritable.
Comme pire frustration,
il n’y a que la découverte
du vide derrière le baiser.
A tort ou à raison, aimer
est un risque à prendre
une loterie clinquante
qui promet le vide ou l’extase
selon la main qui tourne la roue.
On peut tomber sur une perle
ou la bave gluante d’un reptile,
une belle fleur éblouissante
ou des épines venimeuses.

J'aimerai que tu entendes tout ce que j'ai peur de te dire

Ecrire

Tu appuies sur un bouton
et le texte tombe comme un torchon
tu deviens une machine qui distribue
avec une pièce, des friandises.
Certains croient que le verbe vrai
est une femme vénale et soumise
qui se couche à la vue du billet bleu.
D’autres n’hésitent pas à crier
au scandale quand les mots
comme des lames de rasoir
écorchent leur petit confort.
les textes sur commande
c’est la perversion de la pensée.
Comme le discours manipulateur,
il colore le mensonge en chanson.
Si l’écriture est un art subtil
elle reste sensible et versatile
car la muse qui l’inspire
est une femme belle et rebelle.
Ne me demandez pas d’écrire
en étouffant ce magique fluide
qui donne aux mots, cet arôme
qui séduit le cœur et fait rêver.
Les mots que j’utilise et respire,
naissent dans la joie du regard
devant la beauté qui enchante et apaise,
Ils dansent sur les couleurs
et tombent comme un bouquet de fleurs
aux pieds des sources où l’ivresse
se déguise, avec grâce, en volupté.
Des fois, mes mots sont des larmes
qui servent de linceul transparent
aux victimes des injustices humaines.
Je n’en suis ni le maître, ni le serviteur
Telle une brume qui diffuse la lumière
je me laisse traverser sans résister
aux douleurs qui enfantent la pensée.
La douceur ou la violence qui nait
à la fin des lectures volontaires,
c’est ce qui reste à ma conscience
du beau, qui donne aux lèvres
la forme des beaux sourires
du laid l’odeur qui dérange les sourcils.
Ecrire est un acte auquel on peut
donner la forme que l’on veut
mais quand il faut parler d’amour,
de femmes dans les griffes de la douleur
d’enfants piétinés par l’injustice,
ou des vieillards solitaires et oubliés
mon esprit s’ouvre avec bonheur
à cette flamme qui s’élève, avec pudeur
au dessus des ambitions dévorantes
Je ne suis plus, alors, le maître
qui estompe les impacts et les blessures
mais la plume qui parle de la douleur
pour mieux faire comprendre
l’atrocité des injustices indignes.
Certains demandent un peu de douceur…
Magnanimes étaient-ils, les criminels,
quand ils dansaient sur le corps
de leur victime, jetée nue sur le sol ?
L’intensité, quand on dénonce l’erreur,
doit être plus grande que la blessure
sinon le plaisir de la faute dépasserait
celui qu’on prend à réparer les dégâts.
Mon cœur est ainsi et s’il respire,
quand la scène est belle, l’acte enchanteur,
il rugit à la face de l’ignominie abjecte
et la coupable intention de la foi mauvaise.

Au paradis il n’y a que des fleurs
et, même l’épine est au service du regard,
elle empêche la main maladroite
de mal caresser les pétales fragiles.

Amour et raison

Ma raison, inflexible,
me dicte ce qu’il faut penser.
Mon cœur, lui, n’est pas là.
Occupé à vouloir comprendre
sans penser à se durcir.
La raison, elle, à des valeurs
qu’il ne me faut pas ignorer
sans risquer de perdre mon âme.
Dois-je aimer sans exigence
quand le risque de souffrir
est probable ou certain ?
La raison n’a qu’un chemin
sans épines, sans griffures
elle ne s’engage pas au hasard
et assure devant elle, les prémisses
d’une vie sans éclaboussures.
Le cœur, lui, chante et danse
sur la musique d’un prénom
Il récite, heureux et insouciant,
le bruit des baisers différents.
que lui importe de mourir
si le dernier soupire rencontre
la soie qui protège le sein
ou la cuisse hospitalière !
La raison, sans cesse, lui rappelle
que la seule souffrance permise
est dans le sillage du cortège
qui emmène l’autre vers le repos.
Si l’amour sublime les âmes,
il n’est pas utile, pour aimer,
de s’égarer à cause des autres.
La raison n’a jamais tort
et ne se trompe jamais mais…
« le cœur a ses raisons
que la raison ignore ! »
dira celui*, pour qui, l’homme
est un simple roseau pensant.

*:Citation de Blaise Pascal

Sous le ciel de Fort Boyard

La Rochelle
signature

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