C'est libre que je suis meilleur

Évanescence / L’erreur femme / Se taire et regarder / Grâce à qui ?

Je m'en vais croire ailleurs là où le sourire est vrai... J'ai tellement voulu aimer que je me suis habitué à subir les egos sans réagir.

Evanescence

Dans ces yeux,
je regarde le temps
L’éternité se transforme
des points, des lignes
des courbes et des volumes
son corps devient univers
ivresse de parfums étranges
mots dansant sur la texture
des lèvres qui donne au baiser
le vertige des moments heureux.
Je ne la regarde plus
Je la vis comme une existence
une expérience infinie
une aventure où le coeur grandit
L’âme s’enchante quand sa voix
comme une grande symphonie
transforme la chambre en théâtre.
Me voit-elle quand elle me regarde
ou ne cherche-t-elle qu’à se convaincre
que sa beauté transforme le regard
en feu et flammes incontrôlables ?
De ses yeux aux jambes longues,
des cheveux en fleuve à la bouche
dessinée avec art et intelligence,
des mains agiles aux formes insolentes
la lumière parcourt son être
comme la foudre qui viole le silence
des plaines paisibles et verdoyantes.
Quel défi que de vouloir la décrire,
quelle folie que de tenter de la dire
avec des mots incapables de sentir
le bonheur à la voir vivre et être
sans rien tenter et sans paraître.
C’est une fleur qui se distingue,
non par ses formes ou ses couleurs,
mais par la grâce qu’elle dégage
au milieu des fleurs qui dorment
dans la fraîcheur de son ombre.
Heureux, le coeur qui, d’elle, fait un rêve
malheureuse l’âme qui s’abandonne
sans méfiance, dans les replis de son sillage.
Versatile beauté qui s’appartient
impossible à retenir quand l’autre,
avec un regard précis et intense,
réinvente pour elle, des mots intenses.

Je suffoque à trop parler d’elle…
Si on frissonne au bruit de ses pas
la regarder vivre, coupe le souffle
jusqu’à s’évanouir en pensant
avoir tout vécu grâce à elle !

Dignité oblige !

Magnifique.. L amour dans le regard son des bras ouverts des cœurs réjouis, des voix qui chantent.. Terreau d épanouissement et de plénitude

Saskia L’hoir

Se taire et regarder

Je m’en vais croire ailleurs
là où le sourire est vrai…
J’ai tellement voulu aimer
que je me suis habitué
à subir les egos sans réagir.
Au crépuscule de ma vie,
je préfère affronter le ciel
sans nuages et sans étoiles
que de récolter l’insipide
bienveillance calculée.
je ne me chanterai
aucune louange pour avoir
su regarder, en elle, la femme
qui peut devenir belle.
Je ne lui rappellerai pas
les efforts que j’ai du faire
pour ne pas voir derrière elle
l’indigence des enfants
à qui on a voulu faire croire
qu’ils sont meilleurs sans
vraiment rien faire !
Je ne me plaindrai pas
pour avoir supporté le fatras
des histoires inventées
par des esprits habités
par des rêves impossibles.
Je ne dirai rien des lubies
placées comme un diadème
sur une tête trop creuse
pour supporter le regard
des réalités quotidiennes.

Brûle ton ego avant qu'il ne te brûle

S'écouter vivre

L’erreur femme

« Je l’ai perdu en voulant trop la garder, la savoir mienne mais était-ce ma faute ? » me dit-il, car elle a tout fait pour m’intéresser. Elle s’est faite à l’image que je voulais d’une femme, à la fois belle, proche et en même temps si lointaine, continua-t-il avec amertume. Pourquoi cherchait-elle à inscrire dans mon esprit l’image d’un corps qu’elle rêvait d’offrir ? Pourquoi ne m’a-t-elle pas arrêté à l’instant même où elle a pu lire le désir dans les regards qui la rendait plus belle ? Pourquoi, me demanda-t-il presque au bord de la colère, cherchait-elle à me revoir dès que je me me faisais rare ? N’étais-je que le miroir de l’homme dont elle rêvait et qu’en attendant sa venue, elle remplissait son attente en m’attirant vers elle ? Quelle douleur déchira mon corps quand j’ai osé lui avouer mes désirs d’elle et qu’elle me regarda étonnée de mon audace à croire qu’elle m’était accessible !
Il resta, un moment silencieux, le regard sans cible précise et quand il se rappela ma présence, il me fixa et me demanda: « Toi qui sait ce que femme veut dire, toi le poète qui fait fleurir la beauté sur la femme la plus insignifiante, dis-moi, ce que cela veut dire ? ». Sans attendre ma réponse il ajouta: « Pourquoi m’a-t-elle fait croire que je pouvais avoir la chance de la séduire alors qu’elle savait cela impossible ? Les femmes, sont-elles, toutes, aussi perverses, à se jouer des hommes jusqu’à trouver celui qui les intéresserait ? Jouent-elles, toutes, ce jeu qu’elle savent cruel ? Pourquoi encouragent-elles les hommes et finir par les repousser comme un rêve impossible ? ».
Je suis resté sans rien dire car je savais que je n’avais rien à dire quant à la cruauté des femmes qui savent ce qu’elles veulent mais qui, en attendant, s’amusent à se brûler les ailes. Je ne pus que me murmurer qu’aimer une femme sans attendre qu’elle vous aime est un suicide assuré, une désillusion qu’elle savent faire durer jusqu’à la souffrance pour ensuite s’en détourner avec insouciance.

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Grâce à qui ?

Elle est là, si présente
que je me demande, parfois,
grâce à qui, elle a pu devenir
ce qu’elle, aujourd’hui, croit être.
Comment, avant moi, était-elle
vue, aimée et regardée ?
A vrai dire, c’est mon regard
qui a réveillé sa féminité.
Plus je m’échinais à l’aimer
et plus elle s’acharnait à mériter
l’image idéalisée que je créais
avec des mots, juste pour elle.
C’est dans l’univers des délires
qui, en moi, naissaient quand
je la voyais, vers moi, se diriger
qu’elle a su devenir femme !
je l’ai voulue indispensable
pour que le verbe aimer
devienne capable de dire
ce que l’œil ne fait qu’entrevoir.
Elle est, peut être, la fleur qui,
par ses formes, attire l’insecte
mais je suis le seul parfumeur
qui fait de ses odeurs, un élixir;
le poète averti qui sait raconter
la volupté que l’on peut recueillir
quand on a su bien l’aimer…
Je suis le bijou étincelant
qui raconte la fragilité d’un cou
que, sans moi, on ne saurait voir,
la mèche rebelle qui attire le regard
ou la musique qui accompagne
la démarche des femmes belles.
C’est l’amour que j’ai eu pour elle
qui a fait jaillir, autour d’elle,
cette lumière qui la rend jolie
même quand elle n’est pas belle.
Peut être que sans elle, ma folie
n’aura aucune raison d’exister
mais sans moi, sa beauté s’étiolera
comme une fleur qui meurt quand
personne n’est là pour l’admirer.
Elle est peut être, vitale à mes mots
mais sans mon regard, que serait-elle ?

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