C'est libre que je suis meilleur

Excuse-moi / A ceux que je n’ai pas encore lus…

Des mots pour effacer des maladresses...

J'ai honte pour ma génération !

Excuse-moi

Une phrase qui éloignerait la pire des tempêtes, éviterait de voir pourrir ces pensées que nous retenons pour ne pas brouiller l’atmosphère. Excuse-moi est une habitude que l’on apprend dès le berceau sinon on se met à se croire au dessus de l’erreur humaine. S’excuser, c’est, peut être, avouer qu’on s’est trompé mais n’est-ce pas ce qui distingue l’humain du saint ? Combien sont ceux et celles qui grandissent comme si ce sont toujours les autres qui se trompent.
S’excuser est un acte de haute noblesse et de profonde humilité et, qui refuse de le comprendre a une haute opinion de lui-même car son orgueil le contrôle au point de lui faire croire qu’il est le nombril du monde. Il est capitale de comprendre que se tromper ne fait pas de nous des sous êtres mais juste des humains qui ont toujours quelque chose à apprendre. On se trompe soit pas ignorance ou par manque d’expérience mais ceux et celles qui refusent de comprendre qu’ils peuvent se tromper, au fond, restent figés dans une attitude qui au lieu de les aider à s’épanouir, au contraire, les enfonce dans une fausse idée de ce qu’ils sont. Souvent, cette attitude s’accompagne de cette arrogance qui n’a pour base que leur refus à être comme les autres. Comme une cruche vide à l’intérieur, ils font beaucoup de bruit mais n’offrent rien d’autre que l’écho du vide qui les habite. Même l’échec, pour eux, est inadmissible et souvent, ils le justifient en critiquant à la fois le jeu et ses règles.
Entre le narcissisme et l’égocentrisme, ils se complaisent dans une béatitude quand ils se regardent dans un miroir mais, il faut le dire, leur souffrance est immense quand ils sont seuls en face de leurs erreurs. Pourtant, s’excuser, c’est la seule manière de sentir son cœur frémir que de reconnaître qu’on s’est trompé mais, hélas, pour ceux qui ne se trompent jamais, c’est à se demander s’ils ont un cœur ?


A ceux que je n’ai pas encore lus…

Sur ces pages anonymes, je lis des choses merveilleuses au moment où mon âme est submergée de beauté, celle interne qui accapare, bouleverse et désarçonne. Je m’empare du clavier et le forgeron, en moi, s’acharne, alors, à marteler les mots, sortis du feu et encore palpitant. Je disparais, m’efface pour le laisser travailler, la sueur au front et le souffle saccadé au rythme du marteau. L’écran devient l’enclume et le verbe apparaît dans toute sa splendeur. Les larmes deviennent des rivières et les rires, des éclats de joie. Je ferme les yeux derrière le vacarme des phrases qui tombent comme de la vaisselle brisée par la colère. Sur le rideau noir de mes paupières se dessinent des scènes d’opéra. De Aïda à Carmen, les horizons se déchirent devant l’entrée des princesses qui hantent les mémoires. Je ne suis rien, une brindille emportée par les soupirs des veuves éplorées et des vierges en mal de chaleur. La fièvre trouble mon regard, mon corps devient plus léger qu’une promesse qu’on ne sait pas tenir. Il faudra longtemps pour que je retombe sur terre, des heures, peut être des jours, avant que je ne redevienne normal et même, à cet instant, je n’ai aucune envie de mélanger mon rêve à celui des autres. Non par pédanterie chronique ou par narcissisme occulté par orgueil mais par pur besoin de distinguer les arômes. Chaque plume a son parfum et derrière la main qui la contrôle, il y a une âme à nulle autre pareille.
C’est, donc, emporté par le vertige de ce qui transpire de ma conscience que j’oublie de lire les uns ou féliciter les autres. Le bonheur de se relire sublime mon ivresse présente et me détourne de celles qui ne sont pas miennes.
Je déplore, en moi, cette envie de transcrire ce qui dérange mon équilibre interne mais c’est d’elle que je tiens le regard aiguisé qui m’aide à séparer le vin de l’ivraie. C’est le cas pour tous ceux et celles qui viennent se réfugier dans le silence des mots, nous faisant redevenir innocents par l’image fabriquée à l’aide de métaphores.

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