C'est libre que je suis meilleur

Merci / Idées / Repères / Ce que j’en pense / Amer constat / Les mots trompeurs / L’Histoire et ses mensonges

De tout, un peu...

Merci

Il y a comme ça, des îlots de paix et de sérénité quand vous tombez sur un texte bien écrit tant par la fraîcheur de son contenu que par la saveur de son style. L’humanité a cette force de subir mais surtout dé résister aux ressacs des maladresses, des ignorances et des médiocrités. Dès que l’orage s’essouffle, ça et là, des sourires fleurissent et le soleil revient. On ne sent plus que l’odeur de la terre aux premières pluies au lieu des senteurs fétides des individualismes.
Au fil du jour, parfois, un esprit modeste et brillant, vient nous rappeler qu’il faut ouvrir des fenêtres et laisser l’air entrer et le soleil, comme il ne sert à rien de se laisser asphyxié par la fumée étouffante des mensonges érigés en dogme au nom de desseins malsains.
Il y a, dans des intimités éparses à travers nos horizons des cœurs qui palpitent avec une telle liberté qu’on aimerait assister aux pas de danse qu’ils esquissent dans la solitude qu’ils protègent comme la prunelle de leurs yeux. Ils constituent, j’en suis sûr, cette chaîne invisible qui s’acharne et résiste pour que l’humanité circule et se répande à travers tous les réseaux, du plus indigent au plus riche. Ils ne le savent ou ils n’en ont que faire car c’est dans leurs âmes que l’amour et l’empathie se cultivent. Sentinelles infatigables du bien être que certains veulent confondre avec le chaos qui règne au sein de leur mesquine ambition, leur manuel de parfaits citoyens n’intègre dans ses pages que le verbe vrai et les mots qui apaisent au lieu d’agacer.
Ils sont ces ouvriers, artisans orfèvres du bonheur simple qui ne demande pour s’épanouir que ce que nos ancêtres appelaient l’intention « النية ». C’est grâce à eux et avec eux que la vie arrive à se supporter et c’est grâce à leur bonne intention, qu’elle persiste à fleurir, chaque matin, dès qu’ils ouvrent leurs yeux remplis de rêve !
Si j’ai la chance et ce bonheur qu’ils me lisent, ils se reconnaitront: je leur dis « Merci » d’exister !
Elle avait ce don de vous apporter cette joie qui semble manquer à votre mal être, avec un regard, un mot ou une expression. Quand elle me rendit visite, un jour, dans le minuscule studio d’étudiant, dans le quartier Océan, à Rabat, je n’avais pas eu conscience des leçons qu’elle me distilla avec une telle discrétion, qu’elles s’enregistrèrent, à jamais, dans le fin fond de mon subconscient.
Ce fut d’abord ma surprise quand, en revenant de la Fac, je découvris que mon pied à terre était devenu propre comme un bijou. La vaisselle lavée, le sol nettoyé et mes affaires rangées. Quand j’ai essayé de le lui reprocher, elle me rappela sans élever le ton  » النظافة من الإيمان  » que la propreté fait partie de la foi. C’était sa première leçon , sans avoir l’air de me la donner avec son Islam, à la fois discret, tolérant et surtout raffiné. Au cours de la discussion qui suivit le déjeuner, entre deux effluves de thé à la menthe, elle insista pour me le faire savoir, d’une manière si convaincante que son conseil résonne encore, à ce jour, à chaque fois que le destin me met devant quelqu’un dans le besoin.  » Tu sais, me dit-elle, quand l’occasion de faire du bien t’est présentée, ne crois pas que c’est un pur hasard, c’est tout simplement parce que, à ce moment là, tu étais le seul digne à pouvoir le faire ! »
Elle était ainsi, ma mère, trouvant plus de joie sincère et véritable dans l’acte d’offrir que dans celui de recevoir. Quand elle me retint contre elle avant de monter dans la voiture pour partir, elle me murmura  » شوف آولدي, الله يرضي عليك, écoute mon fils, que Dieu te bénisse, toutes les filles de Rabat sauf celles de ton immeuble ! » Ce n’est que plus tard que je compris l’importance du respect que je me devais d’avoir pour mes voisins…
Quand aujourd’hui, j’observe le spectacle de l’Islam livré aux charognards de la conscience humaine en général et musulmane en particulier, je constate avec horreur, qu’on a, de la foi, fait un vulgaire business où la prière se fait sur le trottoir avec l’odeur des chiens pour encens, le bruit des voitures pour silence. Les valeurs qu’il fallait, s’arcbouter, sauter et étendre les bras pour tenter les atteindre, trainent dans le caniveau avec les détritus et ce qu’il est advenu de la fierté d’être des humains instruits, cultivés, tolérants et respectueux.
Repose en paix, mère et merci, encore.

Amer constat

Consternante, l’attitude de certains dans un débat d’idées. Parfois indélicats, souvent offensants et la plupart du temps, immatures ! C’est à croire que les règles, les plus élémentaires dans un dialogue, n’ont jamais été abordées, dans l’ambiance de nos classes. Cela va de l’arrogance (Je ne permets à personne de…) à l’indélicatesse caractérisée (Ne dites-pas n’importe quoi !), utilisés comme des arguments indiscutables pour défendre le son creux d’un esprit qui s’obstine à croire qu’il détient la vérité et qu’il est le seul à avoir tout compris.
D’où vient cette absence de considération quand celui, en face de vous, refuse de se décrocher de ce qu’il croit comme des réalités indéboulonnables et vous agresse dès que vous le contredisez ?
Il m’est arrivé une fois de constater que l’ignorance peut être le moteur d’un comportement de façade qui frise l’urgence d’une consultation psychiatrique. Nous sortions du Cinéma, un ami, Hassan, 1° Dan en Karaté et moi. Il bouscula, en voulant laisser passer une dame, un jeune qui se retourna menaçant du haut de ses 1,90 m mais frêle comme une anguille. Mon ami s’excusa mais le jeune homme continua dans la provocation en ôtant son pull, un peu comme pour le défier. L’ami resta stoïque et continua son chemin. Aux premiers abords, son attitude me déçut et quand, plus loin, je lui demandai: « Comment as-tu pu laisser cet énergumène faire son cinéma ? Avec tout ton art du combat, tu aurais pu lui donner une leçon d’humilité ! » L’ami, pince sans rire me répondit « Justement, je le voyais déjà par terre ! »
Depuis, j’ai compris que l’humilité, en plus d’être une qualité humaine, vient de cette force ou énergie qui nous aide à contrôler nos pulsions et nos instinct. l’adage qui dit que « c’est l’eau de la pluie qui fait pousser les plantes, non le bruit du tonnerre » tient bien la route quand dans un échange, celui qui élève la voix ou dévient arrogant, n’a pas, toujours raison, sinon jamais.
Devant un esprit bigot et obtus, on est comme devant un mur et vous avez beau lui percer des fenêtres pour regarder ailleurs, découvrir d’autres possibilités ou d’autres horizons, il s’accroche aux briques de son mur et, sous son implacable obstination, au fond, il a peur. Son ignorance ou son indigence intellectuelle le rassure. Vous découvrez, qu’il s’interdit de douter, de se remettre en question, réviser ce qu’il pense être des certitudes jusqu’à confondre, par exemple, des notions métaphysiques, comme Dieu, les anges, le paradis ou l’enfer, avec des réalités indiscutables.
C’est ce genre de posture qui empêche l’air d’entrer, les libertés de s’épanouir et l’occasion de devenir meilleur. C’est d’autant plus affligeant quand vous découvrez des individus, supposés, instruits mais qui, parce qu’ils n’ont pas le courage d’affronter leur peur d’être ridicules, s’incrustent dans cette masse informe mais rassurante qu’est la foule, comme si on ne se trompe jamais quand on est plusieurs !

L’histoire et ses mensonges

Lire la biographie de Klaus Barbie, le tortionnaire nazi pour suivre son parcourt depuis l’assassinat de Jean Moulin sous la torture est édifiant tant sur la barbarie SS mais surtout sur le travail, en sourdine de la CIA qui, au lendemain de la seconde guerre mondiale, se mit, guerre froide oblige, à l’utiliser pour contrer le communisme soviétique et plus tard en Bolivie, au Chili et dans tous les pays où l’anti-impérialisme se développait. Consternante la politique américaine, quand pour atteindre leur objectifs, les dirigeants au Pentagone et à la Maison Blanche, ignorant la morale et l’éthique, peuvent s’allier avec le diable lui-même jusqu’à le faire passer pour un ange. Le criminel nazi resta actif, travaillant pour les américains jusqu’à l’arrivée au pouvoir de François Mitterand et, c’est son conseiller Regis Débray qui mit tout en œuvre pour le kidnapper et le ramener en France pour être jugé. Jacques Verges, l’avocat d’origine vietnamienne, qui le défendit dénoncera l’hypocrisie des occidentaux quand il affirmera que Mr Mitterand a travaillé sous les ordres de Barbie et si celui-ci est coupable, il n’est pas un monstre mais il est pareil à l‘officier français en Algérie. N’oubliez pas, que la déportation des juifs dont on l’accuse est une décision du gouvernement de Petain ! »
« L’impérialisme quand il veut contrôler les hommes, il les transforme en bestiaux! » dira, en ce temps Che Guevara.
Jardins du luxembourg

Idées

Elle a le bonheur de l’argent
Brillant pour un instant,
Jusqu’à l’aveuglement.
Il a le bonheur de sa présence
Dont il fait un soleil, chaque matin.
Il ne vit pas pour gagner plus
Il fabrique le jour comme un tapis
Sur lequel elle aime s’étendre
Sous le poids des billets
Qui s’envolent, chaque soir.
Amour subi comme une dépense
Ou amour vécu comme un sourire
Le choix dépend du cœur
Imparfait sans paraître
Ou celui vibrant comme une fleur
Qui parfume le soir pour la nuit.
Elle s’achète des plaisirs volatiles
Il fabrique un destin qui dure
Et tous les deux se perdent,
Elle dans le brouhaha des plaisirs
Factices, pluriels et trompeurs,
Lui, dans le souffle qui dure
Des baisers qui font peur.

Ce que j’en pense

Il faudra nous congratuler pour ce que nous entreprenons sur le réseau bleu en échangeant, en disséquant les textes et les comportements et en permettant à la raison de l’emporter sur le bigotisme et la rigidité de certaines habitudes de penser.
Les posts et tous ces commentaires partagés nous ont permis d’avancer et comprendre qu’une religion n’est pas régie par un manuel que le croyant doit respecter à la lettre, avec fanatisme et aveuglement. Le propre d’un culte quel qu’il soit, pour ne pas disparaître, est de favoriser le bien sur le mal. C’est valable pour les chrétiens comme pour les juifs ou les musulmans, pour ne citer que ces trois monothéismes. Devant n’importe quelle situation, l’esprit, ce miracle divin, feuillette les écritures et choisit la réponse qui convient en tenant compte de la part du bien qu’elle procure tout en veillant à ce que pas un iota de mal ne l’entache. En prenant cette précaution, ce n’est pas le texte qu’on respecte mais son esprit. Tout est là et tout vient de là. Nous sommes, constamment appelés à peser le pour et le contre pour avantager le bien tout en refusant le mal. C’est cela le travail de l’esprit quand il est aux couleurs de n’importe quel culte sinon cela devient un formatage calculé, non pour améliorer le vivre ensemble mais pour faire d’une communauté, une secte qui revendique une suprématie dont elle se donne le droit de revendiquer, pour ses disciples seulement.
Nous tombons alors dans l’exclusion, l’intolérance et la division alors que l’esprit des religions est de viser l’universalité des droits pour une dignité égale et des libertés balisées et contrôlées ! C’est même ainsi que nous atteignons l’apaisement nécessaire pour une cohabitation sereine et respectueuse.
Jouons, un peu, à supposer pour illustrer ce qui aurait pu être au lieu de ce à quoi sommes arrivés. Imaginons nous un monde meilleur avec, d’une part, une société multiculturelle, multi confessionnelle et d’autre part, des citoyens qui se respectent, chacun avec ses croyances mais tous dans le respect absolu des lois qui organisent les droits sans entamer les libertés. Pour qu’un droit soit accordé, pour qu’une liberté soit garantie, l’égalité de tous doit être un préalable incontournable. Des femmes voilées ne verraient aucun mal dans des caricatures qui stigmatisent des débordements et, des caricaturistes, aucun sens au voile des femmes musulmanes qui l’auraient choisi non pour se distinguer, ou véhiculer du prosélytisme mais parce qu’elles le veulent au nom de leur foi, sans crainte ou pression !
La religion dans le vocabulaire universelle est une liberté et non une obligation. Mieux encore, en plus d’être une liberté, elle est l’expression d’une conscience. C’est valable pour les chrétiens, comme pour les juifs ou les musulmans. Vivre son culte, librement et en faisant intervenir la conscience. Conscience de soi dans l’immensité de l’univers comme dans la communauté dans laquelle on vit.
C’est normalement le travail utile des prêtres, des rabbins et des érudits, bien qu’au fond, en Islam, il n’y a point de clergé. Expliquer, faire comprendre et définir, pour chaque génération comment interpréter le message religieux, non pour diminuer de son impact mais pour en extraire tout le bien qu’il peut faire, en évitant le moindre mal qu’il peut procurer, tant pour soi que pour les autres.
On me dira « Et pour l’athée, qui ne croit en aucune religion ? » Un athée ne signifie pas qu’il refuse d’avoir une conscience, il est, tout aussi pourvu d’une conscience que n’importe quel croyant. Il sait, lui aussi, réfléchir et distinguer le bien du mal même si le paradis comme l’enfer n’existent pas pour lui. C’est, au fond, le même but et le même objectif: l’humain. C’est ce qui vient avant les croyances. On ne nait pas chrétien, juif ou musulman, on nous « fait » devenir chrétien, juif ou musulman. Aucune religion n’est inscrite dans nos gênes et, quand nous naissons, au fond, nous naissons athée. De l’argile pure qui doit être modelée et façonnée. S’il n’y a aucune influence, on se crée sa propre conscience qui, comme par hasard à le même cheminement et le même but que toutes les religions, toujours: la dignité humaine !

Les mots trompeurs

Changement de climat, effet de serre, émission de carbone et pollution sont devenus, à la fois, un combat, légitime certes, personne ne le contesterait sauf les fatalistes qui l’expliquent par une volonté supérieure qui décide de tout et, un business qui rapporte. L’histoire de l’humanité apporte, souvent, des éclairages qui viennent confirmer ou infirmer tout le savoir que nous pensons avoir.
Aux universités américaines (Notamment celles du Michigan et de l’Arizona), des études de carottes glaciaires effectuées en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, respectivement, sur le Kilimandjaro, dans l’Himalaya et dans la Cordillères des Andes, ont remonté le temps jusqu’à plus de 5000 ans, du temps des pharaons.
En ce temps là, des crocodiles, dits pacifiques parce qu’on pouvait les domestiquer étaient adorés comme des Dieux (Découverts momifiés dans les pyramides). Actuellement, ils n’existent qu’en Égypte et en Mauritanie. L’analyse ADN a prouvé qu’ils appartiennent à la même espèce, aux deux bout du continent africain.
La question « comment ont-ils fait pour traverser le Sahara ? » était de mise et déclencha la recherche pour trouver une explication. Le forage dans les glaces éternelles dans plusieurs régions du monde, après datation au Carbone 14, montra que le Sahara, il y a 500 ans était une vaste savane verdoyante, avec forêts et cours d’eau. La présence des crocodiles sur toute cette région (Tchad, Lybie, Algérie, Maroc, en plus de l’Égypte et la Mauritanie) était confirmée.
Dans toutes les carottes glaciaires, on trouva aussi une large bande noire de sable, à forte concentration et elle coïncidait à une période de plus de vingt ans de sécheresse. Datée à 4200 ans, elle explique la disparition de la fabuleuse civilisation des pharaons. La sécheresse causa l’extermination des populations, l’apparition des troubles sociaux et les conditions de survie des populations.
En ce temps là, il n’y avait ni voitures, ni usines, ni gaz à effet de serre. Seul le changement climat est responsable… Si l’activité humaine des temps modernes accélèrerait un nouveau bouleversement, s’il est inéluctable, il est facile de deviner qui en subirait les conséquences, les premiers !
L’Histoire et la recherche scientifique rétablissent des vérités que bon nombre d’esprit essaient d’en maquiller les contours pour des ambitions aussi minuscules qu’une seconde dans une année lumière. Les pays qui s’évitent d’échafauder des destins sur la base de discours enivrants et comptent sur le pouvoir de l’esprit humain sont seuls aptes à survivre en cas de catastrophe planétaire. Croire qu’il y a quelque part, une puissance que l’on peut flatter pour qu’elle nous évite de disparaître relève du délire et pourtant, tant que l’ignorance subsiste, ceux qui alimentent cette tendance s’obstinent dans leur aveuglement suicidaire et s’installent dans des statuts d’imposteurs, mentant aux autres et à eux-mêmes.

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