C'est libre que je suis meilleur

Etat d’âme / La fleur et le papillon / Le droit de s’oublier

Retrouver l'ambiance de l'anonymat et flaner comme un touriste qui inscrit dans sa mémoire ces spectacles où chacun ignore l'autre... Quelle libération du regard qui juge, jauge et condamne !

Etat d’âme

Il n’y a plus rien, ni personne
dans ma tête devenue refuge
d’une solitude bienfaisante.
Mon quotidien se vide doucement
des bruits inutiles et des odeurs
que je supportais par devoir.
Ce même devoir qui m’a suivi
depuis que j’ai cru avoir su aimer.
Aujourd’hui, je regarde trembler,
grise et jaunie, l’image de l’amour
pour laquelle j’ai donné le temps
que je n’ai pas su garder pour
construire le rêve auquel j’ai cru.
Je pensais que mentir est un verbe
qui se conjugue en cachette
j’ai compris qu’il était une nature
que le verbe aimer terrorise.
L’amour est une lumière qui,
pour être et vivre, doit éblouir.
Rares sont les corps qui,
pour un baiser, se délectent
des douleurs de l’absence.
Rares sont les cœurs qui,
pour battre, s’installent
dans les affres de l’attente
et se retiennent, heureux
d’être aimés et d’aimer.
Le mensonge ne réjouit
que les âmes que la nature
n’a pas pu convertir, hélas,
au plaisir des joies sincères.
Je regarde vivre l’orgueil
de ceux qui, pour survivre
sont obligés d’être plusieurs.
Ma vie ne vaut rien, peut être,
mais mienne, elle est, entière
sans rien devoir à quiconque.
L’âge adulte ne s’installe que
quand on a eu le courage
de couper le cordon qui
nous retient à l’enfance.

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L'avenue des poètes

C'est la rubrique que je réserve à ces épanchements lyriques qui se libèrent en rythmant les mots pour, simplement, dire... Dire la vie dans ce qu'elle a de beau mais également dans ce qu'elle devient quand l'humain se laisse corrompre...

Le droit de s’oublier

Les doigts qui pianotent
le refrain de l’éveil des sens
sur mon épiderme gagné par la grâce
que chaque phalange respire.
La paume douce en réceptacle
pour boire l’eau fraiche de la source claire,
Le poignet que le bracelet désigne
comme un carrefour de joies multiples,
le bras qui frissonne sous mes doigts
quand je tente de lui décrire
ce qui en elle bouleverse mon émoi,
Sur le bel arrondi de l’épaule
je dépose le baiser inévitable
pour faire frémir en elle
le féminin pluriel qui dérange.
Elle se détend et se cambre
quand mon murmure chuchoté
au creux de son cou fragile
lui annonce la soif des tortures
dans les chaires qui s’abandonnent
quand le soir fait taire les bruits.
Nous ne sommes plus ici,
ni là bas, ni ailleurs, d’ailleurs.
Le temps et l’espace s’éclipsent,
vaincus, en silence, par la joie commune
que dessine l’ombre des corps enlacés.
L’étoile cligne et la nuit tombe sans fracas
sur ce qui reste du monde qui regarde
l’amour dessiner en dansant
le baiser profond, le baiser serment.
Seins nourriciers pour l’enfant
Ivresse et vertige pour l’adulte
le temps devient rectiligne
le printemps se débarbouille
à la fraicheur des lèvres silencieuses.
Il n’y a plus de vie, plus de mort
plus de paradis, plus d’enfer.
Dieu, lui-même, ferme les yeux
Il n’y a pas d’erreur, ni de ratures
dans le langage de l’amour.

PARIS Musée d'Orsay (Voir diaporama)

C’est l’histoire vraie d’un couple de pigeons ramier qui, à chaque printemps revenaient pondre au cœur du palmier qui passait devant la fenêtre de ma chambre à coucher. J’assistais, au jour le jour, chaque matin au réveil, au spectacle de la vie. Comme on ne pouvait pas distinguer le mâle de la femelle, on regarde défiler les cycle de la vie, de la couvaison à l’apparition du pigeonneau qui grandit. Le spectacle des parents qui se succèdent pour le nourrir, lui apprennent à voler et un jour, le nid est vide, tristement vide jusqu’au printemps prochain ! 

Il y a, en chacun de nous, ce besoin d’avoir quelqu’un pour qui on aurait envie de se réveiller le matin. Celui ou celle qui nous ferait croire que, sans lui, il n’y a point d’espoir. Parfois, on tombe dans le piège, celui de vouloir tout voir à travers ses yeux. On s’obstine à vouloir y croire mais, le temps finit par nous faire voir que chacun n’a de regard que pour lui-même. Après s’être cristallisé sur l’autre jusqu’à l’aliénation, on finit par prendre conscience qu’on ne voit bien les choses qu’à travers son propre regard. On comprend que quand quelqu’un vous aime parce que vous l’aimez, ce n’est point pour vous même mais par conformité de goût. Il vous aime car vous aimez la même personne.

La fleur et le papillon

Fleur parmi les fleurs
couleurs particulières
dansant avec grâce
au rythme des caresses
de la brise silencieuse.
Elle se refuse à l’insecte,
le voyant à peine.
Elle se destine à l’autre
papillon aux ailes arc en ciel
qui arrive, maladroit,
grisé par le parfum invisible
qu’elle distille chaque matin.
Le monde, autour, se dissipe
quand le tango sensuel
de la fleur et du papillon
s’enchante et s’illumine.
Elle n’est plus végétal,
la fleur devenue femme
il n’est plus insecte
le papillon devenu homme
la main qui soutient la taille
le regard se fige,
le cœur se retient
Toutes les présences du jardin
devinrent inutiles
Le baiser, avec révérence,
se posa sur les lèvres chaudes
la sève devint chaleur
l’odeur, un parfum subtil
La nuit devint une farandole
de lumières et d’éclats.
La douce fleur s’abandonna
elle se laissa aller
dans les bras qui rassurent
la nuit enveloppa leurs ébats
et quand l’aube pointa
l’horizon comme un ciel de fête
illumina le désastre
que l’amour avait laissé
sur les pétales flétries
qui tombèrent une à une
le pistil enfla et devint fruit
le papillon gisait sur le sol
il a vécu ce que vivent les roses
le temps d’un matin dira le poète,
l’histoire de toute une vie !

Richesse

On me dit que c’est beau ce que tu fais, ce que tu écris et je m’étonne car en chacun de nous il y a tant de beauté, tant de joies refoulées, tant de plaisirs ignorés et tant d’amour à donner. A mon avis, nous sommes comme une eau qui cherche la liberté sous le ciel éclairé par son soleil. Quand on arrive à la trouver, c’est une source qu’on aimerait recueillir paumes jointes pour, à la fois, sentir la fraîcheur de l’eau, encore vierge qui s’écoule et exposer sa bouche à la pureté qu’elle transporte. Parfois, aucun interstice de liberté, aucun chemin vers le ciel des hommes et des femmes. On s’enferme comme un puits qu’on oublie, comme un mensonge souterrain qui ronge nos entrailles.
Savons-nous ce que nous voulons être et si oui, que fait-on pour le devenir ? Il me suffit parfois d’un mot qui annonce une joie soulevée par une phrase, un sourire dessiné par ma lecture ou simplement une pensée soudaine vers le rêve qu’on oublie de consommer… Et je deviens heureux comme un enfant qui revoit son père et qui court pour se jeter dans ses bras.
Les mots, coups de cloche d’une cathédrale appelée cœur, s’inventent comme par magie quand l’esprit ignore l’insulte, le mépris ou la haine. On a beau dire, il n’y a aucune poésie dans les cœurs qui s’oublient, pataugeant dans les nourritures terrestres, dans leur quête de l’ego insatiable. C’est dans l’altruisme que l’âme s’élève au dessus des frontières qui occultent l’horizon des hommes libres !

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