C'est libre que je suis meilleur

Hasard / Qu’ai-je retenu ? / Ecrire (2)

Une nuit, a suffit pour tout écrire, un jour, a permit de tout avoir, pour que l'histoire devienne roman et le souvenir, le plus beau des poèmes.

  On peut tout faire dire à une image…  


Envahissante jusqu’aux limites
du regard timide
bouleversant la paix
et le repos de l’œil qui hésite
à transgresser la peur de l’interdit
et le respect de la pudeur.
D’une hanche à une autre,

le rythme entraîne l’esprit
vers le ressac des vagues qui éclatent,
tombent et s’affaissent.
Entre le baiser brûlant
et la caresse envoûtante
les parfums des corps qui s’embrasent,
ou la plainte qui transpire
entre les doigts qui s’entremêlent
dans un serment volontaire

Pacte de foi qui scelle les ambitions
et dessine un horizon
Vers lequel les rêves
se dirigent et se confondent.

Elle s’oublie dans le plaisir,
il prolonge cette frénésie
qu’ils ont dessinée ensemble,
avec des regards d’abord
avec des mots,
puis des baisers
et le silence, enfin,
des âmes qui se révèlent,

s’unissent et se prolongent
comme des souvenirs
que l’on garde entre les pages
d’une existence que l’on veut belle,
une vie partagée
Jamais seuls, toujours ensemble.

Shadow
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  Le poids des mots et le choc des photos   

Hasard

Ces mots sont pour elle
Elle qui, sans le savoir,
peut être sans le vouloir,
a tracé à mon regard
le chemin des beautés rares.
Celles qui,
les beaux yeux comme un phare
illumine l’assistance.
Celles qui
dansent en marchant
le rire en diadème
enchantant les esprits
qui se glacent à son passage.

Elle que j’ai vue vivre comme une rose
blanche, le jour et douce dans la pénombre
qui cache les doigts qui se cherchent
se trouvent et se racontent
des rivières de volupté.

J’ai vu bouger ses lèvres
et dans ma tête, soudain,
des cascades majestueuses
comme pour m’annoncer la tempête
qu’elle me prépare en silence
quand la solitude complice
dessinera pour nous des gestes,
de ceux qu’on ne peut prévoir
tant l’ivresse est profonde
et le plaisir intense.

Comme l’acide qui creuse le rocher
comme l’épée qui tranche la peau
comme le cri aigu qui tétanise
son passage dans ma vie
est une morsure insupportable
quand le présent revendique
le passé vécu et partagé.

Oublierai-je, un jour, son parfum
celui qu’aucune fiole ne peut contenir
et qui le matin comme le soir
annonce le sensuel dans l’acte d’aimer
terrassant les soucis et les tracas
tant son effet est libérateur.

Elle, c’est le féminin à l’extrême
quand il devient délicieusement pluriel
des cheveux que taquine le vent
à la cheville aussi fine que la chaîne
qui trace les limites permises à l’importun.

Une nuit,
a suffit pour tout écrire
un jour,
a permit de tout avoir
pour que l’histoire devienne roman
et le souvenir, le plus beau des poèmes.

Sur les pages de ma mémoire
son prénom en enluminures d’or
partage ma vie en époques
celle d’avant triste et médiocre
celle d’après rongé par le remord.
La joie de la connaitre
ou le bonheur de l’aimer, qu’importe.
la vie est ainsi faite, terne ou lumineuse
grâce à elle, la mienne est devenue
un éclat de lune sur la Terre.

Auteur encore inconnu

Ecrire (2)

Je la vois,
je l’imagine
et dans son lointain univers,
j’aime à la voir,
dans ma brume de solitaire,
marcher, aller et venir réglant le temps
sur sa démarche de femme
qui invente la volupté.
J’imagine pour elle des postures
qui feraient rougir l’ange et le démon
mais qu’y puis-je ?
Tout en elle rappelle l’Eden perdu
à cause des lèvres
qui savent parler au regard.
On ne peut penser à elle
sans effleurer le désir
qui chatouille la pudeur.
Malgré le temps qui nous sépare,
il ne passe pas un moment
sans que sa silhouette
ne passe furtive entre l’œil et le regard.
l’étrange instinct qui me réveille la nuit
pour entendre le silence
me murmurer son prénom
ou l’angoisse qui me prend
quand je me sais seul et sa pensée ailleurs
Douces tortures
que les retrouvailles apaisent.
L’homme en moi trépigne d’aise
quand l’horloge égrène l’instant de son retour.
Le crayon transpire
dans ma main qui veut encore écrire.
Je mords ma lèvre quand il rend l’âme
laissant ma tête bouillonnante comme un geyser.
Devant mon texte inachevé,
je regarde la page à moitié noire
et je me dis qu’écrire peut parfois aider
à rendre l’attente moins douloureuse.

Lire « Ecrire (1) »

Spectacle

Je défie le mensonge
de respirer mieux que moi.
Fort de ma sincérité
je regarderai les lèvres
qui tissent des toiles d’araignée,
durcir sous l’effet du venin
qu’elles utilisent pour parler.
Comme pour m’abattre
elles se chuchotent des vérités
qui n’ont de vrai que l’instant
où la haine s’empare de leur solitude.
Elles se complaisent à s’inventer
des discours auxquels elles veulent croire
mais je sais que dans mon silence
il y a comme un bras d’honneur
à leur médiocre ignominie.
L’amour auquel j’ai cru
a donné à mes habitudes
des couleurs véritables.
Devant leur fatuité incapable
mon regard se détourne,
mes paupières se baissent
et je regarde sur leur écran interne
tous les rêves de ma mémoire.
Qu’importe de mourir, maintenant
quand la vie que j’ai voulue
est restée derrière moi
comme un livre qu’elle lira plus tard
quand la raison triomphera,
le regret s’accouplera au remord
pour mieux les regarder se déchirer.
Je n’ai aucun ressentiment
aucune haine face à leurs calculs,
ce que j’ai vécu, j’y ai cru
peut être même, je l’ai inventé.
L’enfant, en moi, dormira encore
à l’ombre de mes certitudes.
le poète, lui, chantera pour moi
la complainte des femmes entières
et je fermerai les yeux, la dernière fois,
sur le contact d’une main dans mes cheveux
aux derniers instants, avant de mourir,
quand ma mère me dit adieu.
Qui mieux qu’elle connait mon âme
surtout elle qui a toujours était sincère ?

INNOCENCE


Visite Musée Rodin à Paris

Qu’ai-je retenu ?

D’elle, je n’ai aucun souvenir,
de ceux qui, à l’odeur fétide,
rappellent les médiocrités.
D’elle, je ne veux retenir
que la démarche qui, un jour,
installa le vertige dans mon cœur
et qui se réveille à chaque fois,
que je la vois venir ou partir.
J’ai gardé son beau sourire
ou ce regard qui déclenche,
en moi, bien des attitudes
ou des postures assassines.
D’elle, j’ai appris à devenir
brillant,
pour l’épater ou la séduire,
tendre,
pour mieux apprécier
le baiser qu’elle sait inventer,
calme,
pour prendre le temps
de mieux graver en moi
ses lignes, courbes et volumes.
C’est avec elle que, là haut,
dans le ciel des cœurs
qui ont su rester enfant,
je retrouve ce qui, en moi,
est beau, pur et meilleur.

Aujourd’hui, je ne vois plus
ce qui en elle, me bouleversa,
au point de découvrir que la vérité
est capable d’être tentée par
le pis aller ou le verbe mentir
Derrière l’éclatant paravent,
installée, entre elle et moi;
pour tromper ou faire illusion,
je ne veux plus rien retenir.
Quand une fleur perd son parfum
elle s’étiole et s’incline vers le sol
L’insecte l’évite et le regard,
pour ne rien garder d’elle,
s’occupe à s’éblouir au soleil
en attendant qu’un bourgeon
à l’aube, vienne dessiner le jour.

Dans le silence de l’absence,
les pages de ma mémoire encombrée
jaunissent, s’effritent et se désagrègent
et bientôt, il ne restera que la poussière
de ce qui a été et qui ne sera plus jamais !

Mohamed Cohen

Il y a même ceux qui ajoutent à la lumière la leur. Si quelqu’un me cite le nom de celui que j’évoque ici, je lui dédie mon premier texte….hhh

Fouzia Naciri

Il s’agit bien de la lumière qu apporte Noureddine dont tu parles? J espère mériter la dédicace de votre 1er texte

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