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Triste métaphore / Wake up ! / Piètre histoire d’amour

Le sentiment de ne pas être aimé est la plus grande des pauvretés. Mère Theresa

Triste métaphore

Aimer, est une éducation et, juste ce qui diffère, c’est quoi aimer. Certains ont appris à n’aimer que l’argent parce qu’ils pensent qu’il donne le pouvoir de se passer des autres. A les voir écarquiller les yeux devant les billets de banques, on est en droit de se demander s’ils savent que les plus belles choses n’ont pas de prix. Triste est le destin des enfants qui ont grandi en jouant devant l’autel plaqué or. Ils sont convaincus qu’ils peuvent tout avoir. Leur chemin s’avère parallèle à celui qui s’anime aux battements des cœurs. De la vie, ils n’ont que ce qu’ils peuvent acheter.
« Le sentiment de ne pas être aimé est la plus grande des pauvretés. » dira Mère Theresa. La plus belle chose qui puisse arriver, ce n’est ni le gros lot de la loterie, ni l’acquisition d’une immense villa ou la plus belle des voitures. Ce n’est que pure illusion quand le cœur n’a pas ses souffles coupés avec le baiser, sans prix, ni parfum, ni chaleur. Si c’était la hauteur des fortunes qui donnaient un sens aux rêves, l’oreiller aurait une douceur métallique, froid comme un exil non souhaité. Même les draps de satin seraient incapables de colorer l’étreinte ou rendre la caresse plurielle ou voluptueuse. La joie véritable se concocte dans les mots simples sans artifice et le bonheur s’installe à l’ombre des mains qui se cherchent et se trouvent pour se confondre.

Un bon mariage serait celui où l'on oublierait, le jour, qu'on est amants, la nuit,
qu'on est époux.

Jean Rostand Ecrivain

Si l’argent pouvait suffire pour se sentir vivre, les riches voleraient au lieu de marcher, les bijoux d’or, ornés d’émeraudes donneraient aux femmes qui manquent de beauté, l’éclat des étoiles qui brillent dans le ciel.
Quel prix aurai-je donné au spectacle qui, un jour, sans me prévenir, réveilla mon cœur aux joies du bonheur ? Qu’aurai-je été si son regard n’avait pas bouleversé mes rêves d’adolescents ? Quand je la regarde, aujourd’hui, insouciante de l’effet qu’elle a sur moi, je me retrouve heureux comme l’esclave de la reine de Saba. Je retrouve dans chacun de ses gestes, l’algèbre des mots que je suis capable d’aligner. Je me vois danser, sans bouger, sur le souvenir des pas que j’égrenais pour aller la retrouver.
Heureux ? Non, juste conscient de la beauté des choses simples, celles qui s’écrivent sur les promesses qu’on sait tenir, sur les pages que j’ai du écrire pour ne point oublier.
Riche ou pauvre, qu’importe quand le cœur s’étourdit dans le rythme effréné de ses battements !

Wake up !

Et maintenant,
que le mal s’est installé,
fade, le baiser à peine esquissé,
brûlant, la larme sur la joue en colère;
que le mensonge qu’on s’arrache
entre les faux éclats de rire,
vienne colorer ce qu’était le regard,
je me demande comment faire
pour déshabituer le cœur
à ne plus plus palpiter
dès qu’il entend son prénom ?
Que vais-je faire du temps
que j’accordais aux mots
pour que leur murmure
soit chant d’oiseaux et de rivière ?
Que deviendra cette tendresse
qui, chaque matin, à côté du café,
venait décrire, pour elle, la joie
de la journée à venir ?
De cette vive attention,
promesse non dite du premier jour,
sentinelle dépêchée, attentive
au moindre traître caillou
qui viendrait perturber sa démarche ?
Mon refuge, en silence déguisé,
sera terne, vide et froid.
Mon erreur était de tout bâtir
avec elle comme foyer crépitant.
La flamme, devenue étincelles,
s’est envolée quand j’ai appris
qu’il est faux de croire
être unique pour le cœur
qui vous répétait « je t’aime » !


Piètre histoire d’amour

– Quelle est cette impression qui vous fait voir ou sentir que la vie est une sacrée mascarade que l’on s’oblige à supporter ? Généralement cela vient quand la parole reçue n’a pas été respectée, quand on découvre un étranger derrière celui qui se prétendait un ami, quand on se rend compte que rien n’est gratuit et que tout est calculé. Tout le décor qui nous entoure devient, alors, puéril et insignifiant et quel gout amer sent-on quand on comprend que tout ce pourquoi vous vous êtes battu, finalement, n’a servi qu’au confort de l’autre, à son image, à l’idée que l’on se fait de lui. Le seul mal que vous diagnostiquez, chez l’autre, se résume au nombrilisme, à cette soif insatiable d’être le centre de l’univers et que tout ce qui se passe autour de vous, ne concerne que votre petite personne.
– A ce point ? lui dis-je
il me fixa un long moment comme s’il venait de découvrir ma présence et en faisant mine de marcher, il ajouta:
– Difficile pour toi de comprendre quand, tout ce temps, vous nous avez idéalisés au point de croire que nous étions le couple parfait.
– Pourquoi ? Ce n’est pas le cas ? demandai-je.
– J’ai tout fais pour mais, à la longue, j’ai découvert que je n’étais que ce bibelot qui manque à sa vitrine. Il n’y a rien de pire pour une femme que de ne pas avoir un chevalier servant. J’étais et elle faisait tout pour que je cadre bien avec l’image qu’elle veut se faire d’elle. Un foyer nickel, une maison nickel, un mari nickel…
– Non, ce n’est pas possible ! criai-je, presque.
– Et pourtant, c’est bien ma réelle réalité. Celle que j’ai vécu pendant des décennies avec cet espoir que je me trompais. On ne peut pas vivre sur et pour une apparence. Ce n’est pas possible !
– Je ne comprends pas. Explique-moi, s’il te plait, le suppliai-je.
– Tu nous connais mieux que personne, toi ! Tu venais, souvent, chez nous. Tu as vu comment nous vivions, qui nous recevions et qui nous évitions ?
– Oui, c’est vrai !
– Combien de fois es-tu venu et tu as trouvé les membres de nos familles, à elle et à moi ?

– Ta famille, je ne sais pas. Tu semblais les éviter comme si tu ne t’entendais pas avec eux. Par contre, sa famille, pas une fois je n’ai pas trouvé un membre de sa famille. Tu semblais bien t’entendre avec eux. Non ?
– Quelle preuve faut-il pour prouver à l’autre qu’on l’aime ? Entre nous, de sa famille, je n’avais aucune prédilection, pour personne et si ce n’était, pour elle ou à cause d’elle, dans la rue, si je les rencontrais, je ne dépasserais pas le temps des amabilités. Le comble, c’est que je pensais qu’elle était consciente de l’effort que je faisais pour les supporter mais ma déception fut telle que j’ai compris que c’est pour moi que l’adage fut inventé.
– Quel adage ?
– Celui qui veut que quand tu acceptes quelqu’un, c’est un devoir mais quand c’est toi qui demandes à être accepté, c’est une faveur qu’on t’accorde.
– WoaO ! tu me laisses pantois. Jamais, je n’aurai pensé que par amour, tu acceptais de supporter des présences qui t’indisposaient. Dira-je même, que tu as appris à faire l’hypocrite par amour pour elle !
– Tu as tout bien résumé.
– Et alors, que s’est-il passé ?
– Et bien de couple, nous sommes devenus des colocataires puis des étrangers qui vivaient sous le même toit sans se connaître et sans se voir. J’ai repris ma vie et elle, ce qui lui reste de la sienne.

Rudolf Steiner

Winston Churchill

La photographie

L'Orchidée

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